YouThink! fiche thématique - Changement climatique

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Changement climatique
Ensemble des modifications durables des tendances météorologiques dues à l’activité humaine et s’accompagnant de phénomènes extrêmes (sécheresses, tempêtes, inondations, etc.)
© Ryan Rayburn | The World Bank

De quoi s’agit-il ?

Le changement climatique constitue aujourd’hui l’une des préoccupations majeures en matière de développement. Les températures extrêmes, les précipitations inhabituelles, l’élévation du niveau de la mer ou encore la multiplication des catastrophes naturelles climatiques sont autant de changements des tendances météorologiques à long terme que l’on observe actuellement et que l’on s’attend à voir perdurer.

Les conséquences possibles du changement climatique sont diverses et variées. Certaines régions du monde verront leurs précipitations annuelles diminuer à terme, tandis que d’autres parties du globe devront faire face à des variations des régimes de précipitations et de températures aux conséquences graves. Même si le niveau de précipitations annuelles reste inchangé, les pluies risquent d’être plus espacées dans le temps ou beaucoup plus abondantes sur de plus brèves périodes. Ce type de scénario pourrait donner lieu à une augmentation simultanée des épisodes de sécheresse et des inondations.

Si la Terre a connu de nombreuses variations climatiques au cours de son histoire, l’ampleur des variations observées sur les 100 dernières années est toutefois sans précédent, avec une augmentation de la température moyenne à la surface comprise entre 0,6 et 0,7 °C. Si cette différence peut sembler insignifiante, le fonctionnement du système climatique est tel que le moindre écart de température est susceptible d’entraîner des réactions en chaîne.

Cette hausse de la température trouve son origine dans la forte augmentation des concentrations en dioxyde de carbone (CO2) et autres gaz à effet de serre (GES) dans notre atmosphère, celle-ci étant elle-même le résultat de la déforestation et de la combustion d’énergies fossiles telles que le pétrole, le charbon et le gaz naturel.

Les GES sont naturellement présents dans l’atmosphère et agissent comme des « pièges à chaleur », et c’est ce qui permet de rendre la Terre habitable. Mais, depuis la fin du XVIIIe siècle et la première révolution industrielle, les activités humaines ont modifié la concentration de GES dans l'atmosphère, ce qui a contribué à créer une forme d’« effet de serre incontrôlé » et à accélérer le réchauffement planétaire.

Le taux de CO2 atmosphérique n’a jamais été aussi élevé en 800 000 ans !

En quoi suis-je concerné(e) ?

Le changement climatique représente une menace pour le développement. Ses conséquences potentielles sur de nombreux aspects de la vie humaine en font sans doute même le premier des problèmes contemporains du développement.

Les pays riches et industrialisés de longue date sont en grande partie responsables de l l'augmentation des GES et donc de l’émergence du problème. Ce sont pourtant les communautés et pays les plus pauvres qui en subiront le plus les conséquences. À leur importante vulnérabilité aux inondations, sécheresses, tempêtes et autres changements climatiques s’ajoute un manque de ressources adéquates pour répondre à ce type de catastrophes.

De nombreux progrès réalisés en matière de développement pourraient même être réduits à néant, plongeant alors encore plus d’individus dans la pauvreté. En effet, le changement climatique risque :

  • d’avoir un impact négatif sur l’agriculture et de menacer la production de nourriture ;
  • de diminuer la quantité d’eau disponible et d’en altérer la qualité ;
  • d’entraîner une recrudescence des cas de paludisme, de dengue et d’autres maladies, donnant ainsi lieu à une augmentation de la mortalité dans des régions dont les services de santé sont déjà fragiles ;
  • d’endommager les écosystèmes et de porter atteinte à la biodiversité ;
  • de provoquer une élévation du niveau de la mer qui forcerait des millions de personnes à fuir, voire de rayer de la carte plusieurs États insulaires de faible altitude.

Que fait la communauté internationale ?

La communauté internationale est consciente du fait que les effets du changement climatique affecteront plus particulièrement les populations pauvres. Du côté des scientifiques, des responsables politiques ou de la société civile, on essaie de trouver des solutions sur plusieurs fronts.

S’adapter au changement climatique

S’adapter consiste à prendre un certain nombre de mesures destinées à se préparer aux conséquences du changement climatique. Concrètement, il s’agit d’approfondir les connaissances des populations, de les sensibiliser davantage et de les former sur les conséquences du changement climatique ; l’adaptation, c’est aussi agir pour prévenir, c’est-à-dire, par exemple, mieux protéger le littoral ou planter des espèces végétales résistantes à la sécheresse.

Le revenu, la santé, l’accès à un abri sûr, les réseaux sociaux ou encore les politiques locales sont autant de facteurs qui influencent la capacité des individus à s’adapter. Pour être efficaces, les politiques de développement doivent donc tenir compte des besoins d’adaptation ; c’est ce que tentent de mettre en œuvre de nombreux pays aujourd’hui.

Le changement climatique représente déjà un danger pour la vie, la santé et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes dans le monde qui, pour la plupart, ne disposent pas des ressources financières, techniques, humaines et institutionnelles pour s’adapter.

La première étape capitale consiste à identifier les populations les plus vulnérables au changement climatique et à comprendre les raisons de leur fragilité. Ce sont ces informations qui permettront d’élaborer un plan d’adaptation stratégique efficace à tous les échelons, du niveau mondial au niveau local.

Atténuer les facteurs du changement climatique

Les mesures d’atténuation consistent à réduire ou à absorber les émissions de GES dans l’atmosphère. Il est possible de réduire les émissions GES en limitant la combustion d’énergies fossiles et en développant l’utilisation d’énergies alternatives telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne ou l’énergie hydroélectrique. Par ailleurs, comme les arbres captent le carbone du CO2, les mesures d’atténuation peuvent aussi consister à planter des forêts, sachant que la déforestation est l’une des raisons majeures de rejet de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.

Alors que les pays développés sont en grande partie responsables du changement climatique, l’industrialisation rapide des pays en développement contribue à l’aggravation de la situation. Le défi qui attend ces pays est donc de réussir à se développer dans le respect de l’environnement.

Créés en 2008 à l’initiative de la Banque mondiale, d’autres banques de développement et de nombreux pays développés et en développement, les Fonds d’investissement climatique visent à aider les pays en développement à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les facteurs en investissant plus massivement dans les technologies à faible intensité de carbone et en favorisant les programmes innovants. Les promesses de dons aux CIF s’élèvent d’ores et déjà à plus de 6 milliards de dollars.

Que puis-je faire ?

Où que nous nous trouvions, nous pouvons tous contribuer à la réduction des émissions de carbone, chacun à notre propre échelle : vous pouvez recycler, choisir de laisser la voiture au garage pour privilégier la marche ou le vélo, ou encore débrancher les appareils électroniques dont vous ne vous servez pas. Ils peuvent sembler modestes, mais ce sont ces petits gestes qui font la différence, surtout lorsque tout le monde s’y met.

Il est également indispensable de faire passer le message ; en effet, de nombreuses personnes ne se rendent pas compte de l’urgence de la situation climatique. C’est en les sensibilisant que vous les inciterez à rejoindre le mouvement.

Pour en savoir plus : Changement climatique