YouThink! fiche thématique - VIH / SIDA

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VIH / SIDA
Le VIH (virus d’immunodéficience humaine) est le virus responsable du sida (syndrome d’immunodéficience acquise).
© The World Bank

De quoi s’agit-il ?

Le VIH se transmet d’une personne à l’autre par voie sanguine ou sexuelle. Il détruit le système immunitaire et prive le corps humain de ses défenses contre les maladies et les infections. Une personne porteuse du VIH est dite « séropositive ». Lorsque l’état d'une personne séropositive se détériore, on dit alors qu’elle est atteinte du sida.

Si aujourd’hui le sida se soigne, il ne se guérit pas. Voici quelques statistiques tirées du rapport 2011 de l’ONUSIDA publié à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida :

  • Le nombre de personnes séropositives dans le monde était estimé à 34 millions fin 2010, soit 17 % de plus qu’en 2011.
  • 2,7 millions de personnes ont contracté le VIH en 2010.
  • Si la proportion de femmes dans la population séropositive se maintient à 50 % au niveau mondial, elle atteint en revanche 59 % en Afrique subsaharienne et 53 % aux Caraïbes.

En quoi suis-je concerné(e) ?

Le VIH/sida n’épargne pratiquement aucun pays dans le monde et continue de se propager, comment en témoigne la montée de l’épidémie en Chine, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Viet Nam, dans plusieurs pays d’Asie centrale ou encore dans les pays baltes.

Au-delà de l’aspect sanitaire, le VIH/sida pose un grave problème de développement. Pourquoi ? Parce ce qu’il se propage plus rapidement chez les jeunes et les adultes actifs, ce qui a des conséquences sur l’économie, le fonctionnement de la société, la famille ou encore le système éducatif, et qu’il affaiblit donc un pays dans son ensemble.

Une étude de la Banque mondiale montre que lorsque le virus touche plus de 8 % de la population d’un pays, sa croissance économique ralentit inexorablement. Ce phénomène s’explique par une diminution de la main-d’œuvre disponible, conjuguée à une augmentation des dépenses dans des services publics, économiques et sanitaires déjà submergés.

Les pays pauvres sont particulièrement touchés par le VIH/sida pour les raisons suivantes :

  • Ils manquent souvent des ressources nécessaires pour soigner et aider les patients concernés.
  • Leurs systèmes de santé sont pour la plupart déjà débordés, ou trop peu développés.
  • Les médicaments contre le sida sont généralement très chers, peu disponibles et de ce fait hors de portée des pays pauvres.
  • Le coût du traitement et des soins élémentaires pour un malade du sida peut représenter le double, voire le triple du produit intérieur brut (PIB) par habitant dans les pays les plus pauvres.
  • Les ressources destinées à sensibiliser les populations sur les comportements à risque (c’est-à-dire susceptibles d’entraîner une contamination) sont limitées.
  • L’évocation des comportements à risque reste un sujet tabou pour de nombreuses populations et sociétés et va à l’encontre des mœurs en vigueur.

Le sida fait de plus en plus d’orphelins, soit autant d’enfants qui ont moins de chances d’aller à l’école, d’avoir une bonne alimentation ou des soins de santé de qualité.

Que fait la communauté internationale ?

La Banque mondiale et de nombreuses autres organisations internationales sont conscientes du grave problème que représente la propagation du VIH pour le développement à l’échelle internationale.

La Banque mondiale collabore avec d’autres organisations internationales telles que l'ONUSIDA, Organisation mondiale de la santé ou encore Street Kids International (en anglais) pour :

  • élaborer des politiques sanitaires nationales destinées à lutter contre le VIH/sida et à le traiter ;faciliter l’accès aux soins et aux traitements pour les malades et leurs familles ;
  • améliorer la sensibilisation du public au sida, ainsi que la formation des enseignants et les programmes sociaux ;
  • protéger les orphelins du sida ;
  • financer la recherche internationale afin de tenter de trouver un vaccin contre le sida par le biais d’organisations telles que le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et l’Initiative internationale du vaccin contre le sida (IAVI) (en anglais).

Depuis 1989, la Banque mondiale a rassemblé près de 4,6 milliards de dollars de financements destinés aux programmes de lutte contre le VIH/sida sous la forme de dons, prêts et crédits. En avril 2010, le Programme plurinational de lutte contre le sida pour l’Afrique avait déjà octroyé 2 milliards de dollars répartis entre 35 pays, notamment dans le cadre du financement de cinq projets régionaux.

Que puis-je faire ?

Même si le sida reste tabou, en parler est une question de vie ou de mort. Se taire, c'est permettre au sida de progresser. Trop de jeunes sont encore convaincus que le sida ne les concerne pas et nombreux sont ceux qui ne savent pas comment s'en protéger.

Ensemble, nous pouvons empêcher l’épidémie de progresser, réduire l'impact de la maladie sur le quotidien et mettre un terme à la stigmatisation dont souffrent encore les personnes infectées.

1. Commencez par vous protéger ! Vous n’avez qu’une seule vie... Consultez le site web Youth Net Project pour en apprendre davantage sur le VIH/sida chez les jeunes. Posez vos questions sur le VIH/sida et sur les autres maladies sexuellement transmissibles à un conseiller santé sur le site Go Ask Alice (en anglais).

2. Apprenez aux autres à se protéger. Nombreux sont ceux qui ne savent pas encore comment se transmet le sida ni comment éviter de l'attraper. Sensibilisez les autres membres de votre communauté et cherchez à vous investir dans le bénévolat. Consultez le site FXB International pour vous renseigner sur les organisations qui travaillent pour les orphelins du sida dans votre pays et leur faire des dons. Échangez des idées avec d’autres jeunes engagés dans la lutte contre le sida sur le site Taking it Global.

3. Respectez les personnes séropositives. Personne ne choisit de vivre avec le VIH et il faut apprendre à respecter les personnes qui en sont atteintes. Consultez le site Advocates for Youth (en anglais). Rassemblant des contributions du monde entier, ce site fourmille d’informations sur ce que vous, votre famille, vos enseignants et camarades pouvez faire pour respecter les personnes infectées et les protéger des trop nombreuses stigmatisations dont elles font l’objet.

4. Engagez-vous ! Le monde peut venir à bout du VIH/sida, mais pour cela, il faut que des citoyens engagés tels que vous se mobilisent. Consultez le site web de la Journée mondiale de lutte contre le sida (en anglais) pour savoir comment y participer chaque 1er décembre.

Pour en savoir plus : VIH / SIDA