YouThink! fiche thématique - Urbanisation

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Urbanisation
Développement des villes découlant de l’exode des populations rurales en quête de meilleurs emplois et de meilleures conditions de vie
© The World Bank

De quoi s’agit-il ?

À la fois cause et conséquence de la croissance économique, les villes sont au cœur de l’évolution rapide de l’économie mondiale.

Sous l’afflux constant de personnes venues des campagnes pour chercher des emplois et des chances d’améliorer leur vie et l’avenir de leurs enfants, les villes ne cessent de s’agrandir.

Pour la première fois dans l’histoire, la majorité de la population du globe vit en ville :

  • 3,3 milliards d’individus, soit plus de la moitié de la population mondiale, vivent en milieu urbain.
  • 60 % de la population mondiale vivra en ville d’ici 2030 (à titre de comparaison, cette proportion était de seulement 2 % en 1800 et, en 1950, elle s’élevait à 30 %).
  • Près de 180 000 personnes déménagent en ville chaque jour.
  • 60 millions d’habitants des pays en développement migrent vers les villes chaque année. Ce taux va continuer à progresser dans les 30 prochaines années.
  • D’ici 15 à 20 ans, la population de nombreuses villes asiatiques et africaines va doubler.

En quoi suis-je concerné(e) ?

Les populations urbaines augmentent plus rapidement que les infrastructures.

De nombreuses zones urbaines se développent en raison du déclin de leur arrière-pays. Les populations rurales appauvries n’ont ainsi d’autre choix que de partir chercher du travail en ville.

La plupart du temps, ces familles ne trouvent pas les opportunités pour lesquelles elles s’étaient déplacées, et viennent alors grossir les rangs de la pauvreté urbaine. À leur arrivée en ville, elles sont confrontées aux problèmes suivants :

  • Manque de logements : À cause de la pénurie de logements, les nouveaux arrivants s’établissent souvent à la périphérie des villes, généralement sur des propriétés publiques. Plaines inondables, bords de rivières, pentes escarpées ou terrains gagnés sur la mer : ces terres sont souvent inhabitables et dangereuses.
  • Manque d’infrastructures : Les habitants des bidonvilles vivent souvent sans électricité, sans eau courante, sans réseaux d’égout, routes ou autres services urbains.
  • Manque de droits de propriété : Considérés comme illégaux et non reconnus en tant que résidents, les habitants des bidonvilles n’ont pas de droit de propriété sur les terrains où ils habitent ; il leur est donc impossible de les utiliser comme garantie.

Au cours des 50 dernières années, la population mondiale vivant dans les bidonvilles est passée de 35 millions à plus d’un milliard. Or ce nombre devrait continuer à augmenter, avec des conséquences préjudiciables sur la santé :

  • La majorité de la population urbaine d’Afrique et d’Asie du Sud vit dans des bidonvilles. On s’attend à ce qu’en 2020, 50 % de la population des pays en développement vive en zone urbaine.
  • Les habitants des bidonvilles sont particulièrement exposés aux maladies. Outre la pollution qu’entraînent l’utilisation de combustibles de cuisine polluants et de réchauds rudimentaires, et le manque d’accès à l’eau et à des installations sanitaires, ces populations sont exposées aux risques environnementaux liés à la vie moderne : pollution de l’air urbain, gaz d’échappement, pollution industrielle, etc.

L’extension des villes conduit à l’accroissement des problèmes environnementaux :

  • La qualité de l’air se dégrade dans les villes. Chaque année, 1 million de personnes meurent des effets de la pollution de l’air en zone urbaine.
  • La circulation augmente, et avec elle les embouteillages et le nombre d’accidents. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 1,2 million de personnes perdent la vie et 50 millions sont blessées chaque année à la suite d’accidents de la route dans les pays en développement. Les victimes sont surtout des piétons et des cyclistes. Ceux qui survivent à ces accidents en ressortent souvent handicapés. Au Bangladesh, par exemple, près de 50 % des personnes hospitalisées sont des accidentés de la route.

Que fait la communauté internationale ?

Les organismes internationaux œuvrent aux côtés des pays pauvres pour :

  • construire les infrastructures nécessaires : routes, logements, services d’électricité, d’eau et d’assainissement, transports publics, écoles, centres de santé ;
  • réhabiliter les bidonvilles ;
  • renforcer la gouvernance urbaine ;
  • améliorer les conditions de vie des populations pauvres et promouvoir l’égalité.

Que puis-je faire ?

Consultez les sites suivants :

  • L’ONU-Habitat (en anglais) est l’agence des Nations Unies pour les établissements humains à travers le monde.
  • L’Alliance des villes (en anglais) est une coalition internationale qui réunit des villes et leurs partenaires de développement, avec pour mission d’améliorer les conditions de vie des populations urbaines pauvres.
  • Le réseau urbain Euromedina, né d'une initative commune de la Banque mondiale et de la ville de Marseille (en France), a pour mission de favoriser les actions de coopération entre les collectivités locales de la Méditerranée dans le domaine du développement urbain.

Pour en savoir plus : Développement urbain