Déclarations sur la confirmation de la nomination de M. Paul Wolfowitz en tant que 10ième Président de la Banque mondiale

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WASHINGTON, 31 mars 2005 -Les administrateurs de la Banque mondiale ont confirmé aujourd’hui à l’unanimité la nomination de Paul D. Wolfowitz à la présidence de la Banque mondiale. En réponse à la décision du Conseil, M. Wolfowitz a fait la déclaration suivante :  

 

« Je tiens à remercier les administrateurs de la confiance qu’ils viennent de me témoigner. C’est avec humilité que j’accepte la charge qui m’est confiée de diriger cette institution d’une importance cruciale. Heureusement, je sais déjà que je pourrai beaucoup m’appuyer sur tous ceux qui sont profondément attachés à la mission de la Banque mondiale. Depuis la proposition de ma candidature, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec les 24 administrateurs et de les écouter. Eux-mêmes ont une connaissance approfondie du large éventail de questions auxquelles la Banque est confrontée.

 

Je me suis entretenu hier, à Bruxelles, de l’avenir de la Banque avec les ministres allemand, britannique, danois, hollandais, norvégien et suédois chargés du développement. Cette rencontre a été suivie d’une réunion élargie à plus de 25 représentants de l’Union européenne organisée par le Premier ministre luxembourgeois, Jean‑Claude Juncker. Ils ont formulé des questions et des avis constructifs, et je sais qu’ils continueront d’être de précieux conseil au moment où je vais entrer dans la fonction publique internationale.

 

J’ai également eu des échanges de vues avec des douzaines de ministres, ambassadeurs, même des présidents et des premiers ministres, de tous les continents. Je suis très sensible à leur appui et à leur attachement à la mission de la Banque mondiale. Comme je l’ai dit à maintes reprises, la mission qui consiste à aider les plus déshérités de la planète à se libérer du carcan de la pauvreté est une noble mission ou, pour reprendre l’expression de George Shultz lorsqu’il était secrétaire d’État, « une mission admirable ».

 

Je crois profondément en cette mission. Il n’y a rien de plus gratifiant que de pouvoir aider ceux qui sont dans le besoin et d’offrir à chacun la possibilité de réaliser tout son potentiel.

 

Je tiens à saisir cette occasion pour exprimer ma gratitude à Jim Wolfensohn dont l’aide m’a été des plus précieuses. Sa mobilisation au service de la Banque sera difficile à égaler, et je compte sur les conseils et l’appui qu’il continuera de m’apporter.

 

Je me réjouis à la perspective d’approfondir ma connaissance des enjeux auxquels la Banque est confrontée en dialoguant avec deux grands groupes d’acteurs : les organisations de la société civile, dont les avis et les vues pèsent de plus en plus dans les décisions de la Banque ; et le corps exceptionnel de spécialistes de la Banque, vivier de compétences le plus riche du monde en matière de développement économique et de réduction de la pauvreté.

 

Les six prochains mois seront une période décisive pour la formulation de la politique de développement internationale, notamment à l’approche du sommet des Nations Unies qui sera consacré en septembre aux objectifs de développement pour le Millénaire.

 

Au-delà de ces objectifs, j’ai déjà reçu une masse d’informations et de conseils portant sur des domaines qui sortent du cadre direct des objectifs de développement. J’ai pris la mesure de l’impérieuse nécessité d’alléger la dette, de renforcer les infrastructures et de promouvoir l’intégration régionale pour pouvoir réduire la pauvreté. Mes nouveaux collègues m’ont recommandé de considérer le juste équilibre qui doit exister : entre les prêts et les dons, entre le rôle de financement de la Banque et sa mission de conseil technique, entre les opérations de financement en faveur des pays à revenu intermédiaire et la fourniture d’un appui aux pays les plus pauvres, et entre une aide financière rapide et de qualité et la nécessité de se conformer à certaines conditions, au devoir de responsabilité et aux principes de sauvegarde.

 

Enfin, nombre de mes collègues ont souligné qu’il ne sera pas possible de réduire la pauvreté au moyen seulement des prêts et des dons engagés par la Banque. Les actions menées au niveau des politiques commerciales et des subventions et l’instauration de conditions favorable aux investissements du secteur privé sont autant de facteurs déterminants pour les perspectives d’avenir des pauvres.

 

Ce ne sont là que quelques-uns des grands défis à relever. Alors que nous nous attelons à cette tâche, je me félicite de l’importante contribution que la Banque peut et doit apporter si nous voulons ouvrir de nouveaux horizons aux pauvres du monde entier.

 

Je me réjouis à la perspective de travailler avec le personnel de talent de la Banque, tous les actionnaires de l’institution et tous ceux qui nous soutiennent, alors que nous nous apprêtons à œuvrer de concert à cette noble mission. »   

 

M. James Wolfensohn, président en exercice de la Banque mondiale, a également fait la déclaration suivante :

 

  « Je me félicite de la décision du Conseil de nommer Paul Wolfowitz à la présidence du Groupe de la Banque mondiale. C’est un ami, et je sais que c’est une personne de grand talent, un homme brillant. Ce sera un dirigeant enthousiaste et déterminé. Paul a fait une longue et éminente carrière dans les milieux universitaires, la diplomatie et les relations   internationales, et son travail dans les pays en développement lui a donné une très bonne connaissance de la problématique du développement. Il connaît la grande valeur de cette institution et de sa remarquable équipe de spécialistes du développement, et je sais qu’il s’emploiera à poursuivre les programmes et la mission de la Banque au service de la lutte contre la pauvreté. J’aurai à cœur de faire en sorte que notre période de transition soit fructueuse pour que Paul puisse prendre immédiatement le relais le 1er juin prochain. »           




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