Déclaration à la presse de Paul Wolfowitz, Président du Groupe de la Banque mondiale, à l’issue d’entretiens officiels à Istanbul

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Déclaration à la presse de Paul Wolfowitz, Président du Groupe de la Banque mondiale, à l’issue d’entretiens officiels à Istanbul

 

Istanbul, le 28 janvier 2007  — Le président du Groupe de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a fait la déclaration suivante à la presse à l’issue des entretiens qu’il a eus à Istanbul avec le premier ministre turc, Reycep Tayyip Erdogan, et le ministre d’État à l’Économie, Ali Babacan :

 

« Le premier ministre, le ministre d’État Ali Babacan et moi-même avons eu de très bons entretiens.

 

Je pourrais pratiquement, je crois, les résumer de la manière suivante, pour reprendre ce  que disait Monsieur le ministre : la première fois que je suis venu en Turquie était en décembre 1976 ; nous voici 30 ans plus tard, et à peu près la seule chose qui soit vraiment la même, c’est qu’il neige toujours.

 

Les progrès économiques [de la Turquie] sont véritablement remarquables, et en particulier ceux accomplis ces cinq ou six dernières années, depuis la crise financière de 2001.

 

Lorsque j’ai assumé mes fonctions à la tête de la Banque mondiale, j’ai été ravi d’apprendre que la Turquie est l’un des plus importants partenaires de la Banque et que les relations entre notre institution et votre pays sont des plus solides.

 

À mes yeux, la valeur de cette coopération ne se mesure pas seulement en termes de dollars, mais aussi, comme l’a indiqué Monsieur le ministre, aux sortes de solutions et de compétences que nous pouvons apporter au règlement des problèmes en travaillant côte à côte.

 

Mais je crois aussi que, de même que nous aidons, à mon sens, la Turquie à tirer des enseignements de l’expérience d’autres pays, nous pouvons aider les autres pays à tirer des enseignements de l’expérience de la Turquie, de sorte que chacun est ainsi bénéficiaire.

 

Bien entendu, l’aspect le plus important est que ceux qui ont le plus bénéficié du développement de la Turquie sont les Turcs eux-mêmes. Mais d’ores et déjà, cette région tout entière profite des progrès de la Turquie.

 

Je suis convaincu, et mes collègues au sein de la Banque mondiale sont convaincus, que l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ne sera pas des plus profitables uniquement pour la Turquie, mais qu’elle profitera à l’Europe tout aussi.

 

Et je conclurai simplement en notant que Monsieur le premier ministre se rend à présent à Addis-Abeba pour assister au Sommet de l’Union africaine. Nous nous sommes entretenus de l’Afrique, et j’attends avec un vif intérêt de voir la Turquie jouer un rôle croissant pour aider certains des pays pauvres en développement à tirer parti à la fois de son expérience et aussi de ses capacités en matière d’entreprenariat et d’investissement.

 

Je vous remercie. »

 

 

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