Accra, 2 mars 2007 -- Merci, Monsieur le Ministre. C’est un plaisir de me retrouver ici. J’ai effectué ma première visite dans votre pays, malheureusement trop courte, au mois de juillet de l’année dernière. Mais c’est un plaisir pour moi de me retrouver ici pour cette occasion historique, le 50ième anniversaire de l’indépendance du Ghana, le premier pays africain à devenir indépendant au cours de l’après-guerre. Rien que ceci fait du Ghana un leader pour l’ensemble du sous-continent, rôle qu’il continue à jouer aujourd’hui.  Pour être tout à fait franc, nous devons reconnaître que la performance économique du Ghana au cours des premières années a été quelque peu décevante. Elle n’était pas celle que les ghanéens voulaient. Mais je suis heureux de constater qu’au cours des dix dernières années, sa performance économique place le Ghana dans le peloton de tête de l’Afrique, grâce, je pense, à l’attention que le pays a accordé au développement humain, mais aussi à de bonnes et saines politiques économiques.  J’ai une autre raison de me réjouir, M. le Ministre Wiredu. J’ai eu le plaisir de vous rencontrer à Washington avec le Président Kufuor. Nous y avons parlé de l’environnement des affaires ici au Ghana.  L’année dernière, nous avons mesuré, comme nous le faisons chaque année, la performance des pays en matière d’environnement des affaires, et nous avons constaté que les améliorations qu’il a su apporter dans ce domaine plaçaient le Ghana dans les dix premiers pays pour ce critère. Tout ceci constitue donc de très bonnes nouvelles. Mais je sais aussi que vous pensez tout comme moi qu’il ne faut pas s’arrêter là . Nous voulons voir le Ghana rejoindre, grâce à sa performance économique, le peloton de tête au niveau mondial. Et c’est tout à fait possible : vous et le peuple ghanéen avez l’énergie et le talent créatif qu’il faut.  Vous connaissez, je pense, les politiques à mettre en place pour réaliser de tels changements, et nous connaissons le type d’assistance dont vous aurez besoin de la part de la Banque mondiale et de la communauté internationale. Une grande partie de notre travail est de nous assurer que vous ayez les ressources nécessaires pour construire les routes et les centrales électriques dont a besoin la communauté des affaires ghanéenne pour croître et pour créer des emplois. De votre côté, le défi à relever est d’assurer à cette communauté un environnement des affaires propice à sa réussite.  Cette réussite est importante, non seulement pour le peuple ghanéen, encore que ceci soit une raison suffisante, mais aussi pour la région Afrique de l’Ouest toute entière, une région qui a connu de nombreux problèmes au cours des quelques dernières décennies, mais qui a aujourd’hui des chances de paix. Je pense également qu’avec votre réussite, vous pourrez montrer la voie à suivre à l’ensemble de l’Afrique. D’autres pays ont su le faire, et comme me l’a dit un jour une paysanne du Pakistan « Cela a été fait au Japon ; cela a été fait en Chine, pourquoi cela ne pourrait pas être fait au Pakistan ? ». En la paraphrasant, je dirai donc: «Pourquoi cela ne pourrait pas être fait au Ghana ?». Mes collègues ghanéens ont tenté de m’apprendre quelques éléments de la langue locale. Je voudrais les utiliser pour vous dire merci, et si je me trompesen le disant, croyez bien que ce ne sera pas de leur faute : « Meda mo ase pii,   Nye yi wa don,   Akpe na mi    Na gode ».  Merci. |