WASHINGTON, le 5 mars 2007 — La Banque mondiale vient d’adopter une nouvelle politique opĂ©rationnelle pour permettre Ă ses services d’apporter une rĂ©ponse rapide aux situations d’urgence et aux catastrophes, et aussi de fournir un appui Ă long terme plus efficace aux opĂ©rations de redressement. Ce dispositif opĂ©rationnel comprend notamment un nouveau mĂ©canisme qui assurera le financement initial des actions primordiales Ă mener d’emblĂ©e dans les quelques semaines qui suivent une catastrophe.  La Banque se donne en outre de ramener ses dĂ©lais de dĂ©caissement des fonds pour les besoins de reconstruction Ă plus long terme de 9 mois Ă 12 semaines. Elle simplifiera pour cela ses procĂ©dures administratives et de traitement des dossiers durant la pĂ©riode critique des phases de redressement initiales.  Des mesures d’ordre organisationnel et de dotation en personnel sont prĂ©vues Ă l’appui de cette politique pour rendre la Banque mieux Ă mĂŞme de contribuer aux efforts de redressement Ă©conomique Ă long terme qu’exigent par exemple les pays sortant d’un conflit, et d’aider Ă©galement les États fragiles. Les effectifs affectĂ©s aux programmes de reconstruction et de dĂ©veloppement dans ces pays seront ainsi accrus.  Soulignant l’importance de ce nouveau dispositif, le prĂ©sident de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a dĂ©claré : « Nos partenaires en situation de crise mĂ©ritent une rĂ©action de la Banque rapide et efficace, qui soit disponible en l’espace d’un certain nombre de semaines et non pas de six Ă neuf mois comme actuellement. Ce nouveau cadre nous permet non seulement de fournir rapidement un financement d’urgence, mais aussi d’accroĂ®tre nos effectifs en personnel dans les pays concernĂ©s au-delĂ de la pĂ©riode de crise, afin d’aider au processus de reconstruction et de dĂ©veloppement. »  Pour la Banque, ce dispositif va Ă©galement dans le sens d’une approche plus stratĂ©gique de la prĂ©vention et de la rĂ©duction des risques dans les pays sujets aux catastrophes Ă rĂ©pĂ©tition. Il prĂ©voit en effet le regroupement d’équipes pluridisciplinaires de la Banque en un seul et mĂŞme groupe de travail chargĂ© d’apporter une rĂ©ponse coordonnĂ©e en mettant l’accent sur une plus grande rapiditĂ© d’action durant toute la pĂ©riode d’intervention d’urgence.  « Il Ă©tait devenu Ă©vident que notre rĂ©ponse aux situations de crise ne diffĂ©rait guère de notre rĂ©ponse aux problèmes de dĂ©veloppement Ă long terme », a fait observer Jeff Gutman, vice-prĂ©sident chargĂ© des politiques opĂ©rationnelles Ă la Banque mondiale. « Cette nouvelle approche simplifie les obligations initiales d’établissement de rapports et de traitement des dossiers dans les situations d’urgence, mais elle prĂ©voit une supervision plus systĂ©matique et plus intense aux stades ultĂ©rieurs du projet. »  La Banque pourra voir son champ d’intervention Ă©largi aux aspects sociaux de l’aide d’urgence dans le cadre de ce nouveau dispositif opĂ©rationnel. Mais elle se concentrera sur ses domaines de compĂ©tence essentiels au plan Ă©conomique et en matière de dĂ©veloppement, laissant par exemple Ă d’autres partenaires la direction des opĂ©rations de secours et de consolidation de la paix.  Cette politique favorisera une intĂ©gration bien plus Ă©troite de son action avec celle des partenaires en question, qu’il s’agisse d’autres organismes des Nations Unies, d’institutions rĂ©gionales, de bailleurs de fonds ou d’organisations non gouvernementales. Selon le document de politique opĂ©rationnelle, l’accent sera mis sur une simplification des procĂ©dures pour la coordination avec l’ensemble de ces partenaires, afin d’accĂ©lĂ©rer vraiment la rĂ©ponse aux situations d’urgence.  « Il y a certes des risques dans les opĂ©rations d’urgence, mais il est important de reconnaĂ®tre les gros avantages qu’engendre pour le dĂ©veloppement une rĂ©ponse rapide aux situations d’urgence », a soulignĂ© Ă cet Ă©gard M. Gutman. « Les risques associĂ©s Ă la poursuite d’un conflit et les occasions manquĂ©es du fait d’un manque d’action ou d’une rĂ©action Ă retardement l’emportent largement sur les risques qu’il y a Ă intervenir d’emblĂ©e. »  Cette nouvelle politique opĂ©rationnelle contribuera Ă remĂ©dier aux contraintes de financement et aux problèmes de mise en Ĺ“uvre qui se posent dès qu’une crise survient. Ces Ă©lĂ©ments finissent souvent par retarder l’ensemble du processus de redressement.  « Quand j’étais sur le terrain Ă traiter des situations de crise au Rwanda, au Burundi et au Timor-Leste, c’est le type de rĂ©ponse qu’on voulait de nos services du siège », a dĂ©clarĂ© Ă ce sujet Sarah Cliffe, rĂ©cemment nommĂ©e responsable des services de la Banque pour les États fragiles. « Je me rĂ©jouis vraiment qu’on ait procĂ©dĂ© Ă ces changements, et je sais que cela aidera ceux qui s’acharnent Ă obtenir des rĂ©sultats rapides et durables sur le terrain. »  Â
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