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Comment la BIRD se finance-t-elle ?

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La BIRD lève la majeure partie de ses ressources sur les marchés des capitaux internationaux. Depuis l’émission, en 1947, de ses premières obligations pour financer la reconstruction de l’Europe après la deuxième guerre mondiale, la Banque mondiale est devenue l’un des plus grands emprunteurs.  Les investisseurs considèrent l’achat d’obligations de la BIRD comme un placement sûr et rentable, et les fonds provenant de ces achats servent ensuite à financer des projets dans les pays à revenu intermédiaire.

La BIRD est devenue l’un des principaux acteurs des marchés financiers internationaux en mettant au point des produits modernes en matière de dette, en ouvrant de nouveaux marchés pour l’émission de titres de créance, et en créant un bassin d’investisseurs présentant des profils diversifiés : fonds de pensions, compagnies d’assurance, banques centrales et particuliers.

Les besoins d’emprunt de la Banque sont déterminés principalement par ses activités de prêts en faveur des projets de développement.  Le programme d’emprunt annuel de la Banque a changé à mesure de l’évolution de ses activités de prêt au fil du temps.  En 1998, par exemple, les emprunts de la BIRD ont atteint  le montant de 28 milliards de dollars avec la crise financière en Asie, baissant ensuite avant d'augmenter à nouveau en 2008, en réponse à l'accroissement de la demande de prêts auprès de la BIRD consécutive à la crise financière internationale.  Ses prévisions actuelles d’emprunt s’élèvent à entre 40 et 45 milliards de dollars par an.

La BIRD emprunte à des taux d’intérêt avantageux sur les marchés financiers, grâce à la notation AAA dont elle bénéficie auprès des agences de notation depuis 1959.  Cette notation a permis à la BIRD de contracter des emprunts libellés en dollars, par exemple, à un coût global de financement qui se rapproche de celui du Trésor des États-Unis.  Si la BIRD jouit d’une excellente cote de crédit, c’est qu’elle est soutenue par ses 188 actionnaires gouvernementaux.  Cette situation tient également à la solide assise financière et aux réserves exceptionnelles que présente sa position de bilan, à ses politiques financières prudentes, et au traitement de faveur dont on s’attend à ce qu’elle bénéficie lorsqu’un pays éprouve des difficultés à rembourser ses prêts. 

La BIRD a eu le mérite d’apporter une série d’innovations à son programme d’emprunt.  Il s’agit notamment du premier swap de devises sur les marchés internationaux en 1981, de l’émission de la première obligation mondiale en 1989, et des premières offres électroniques pleinement intégrées d’obligations via Internet en 2000.  En 2003, la Banque mondiale a exécuté la première adjudication entièrement électronique dans le cadre des swaps.   Les innovations apportées par la BIRD ont par ailleurs appuyé son objectif de promotion du développement durable dans ses pays membres emprunteurs. En 2005, la BIRD a commencé à adapter les produits d'emprunt pour répondre à l'intérêt grandissant des investisseurs à l'égard des placements durables. En 2008, en réponse à une demande émanant des fonds de pension scandinaves, la BIRD a procédé au lancement du premier produit d'obligation verte conjointement avec SEB. Bien que la plupart de ses emprunts soient libellés en dollars, la BIRD a, au cours des années, offert des obligations dans plus de 50 monnaies différentes. Les obligations émises par la Banque sur les nouveaux marchés financiers ont souvent été un catalyseur de l’amélioration des infrastructures et l’efficacité desdits marchés.

La BIRD tire un revenu annuel du rendement de ses fonds propres et de la marge infime qu'elle réalise sur les prêts consentis. Les revenus de la BIRD permettent de couvrir ses frais de fonctionnement, de renflouer ses réserves afin de renforcer sa position de bilan et d'assurer un transfert annuel au profit de l'Association internationale de développement (IDA). La BIRD a réuni le gros des fonds prêtés aujourd’hui par l’institution pour faire reculer la pauvreté dans le monde.  Le coût de ces opérations pour les contribuables est relativement faible, leurs gouvernements ayant en effet versé 14 milliards de dollars au capital de la Banque depuis 1946 pour générer des prêts d’une valeur d’environ 500 milliards de dollars.




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