Entretien avec Jean-Baptiste Compaoré

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à L'IDA en action au Burkina Faso

Jean-Baptiste Compaoré, Ministre des finances et du budget du Burkina Faso, invite la communauté internationale à allouer plus de ressources et de financements pour aider les pays à relever les défis du développement.

Question1.gifL'IDA est le guichet de financement de la Banque mondiale qui accorde des crédits à des conditions très concessionnelles...
Je voudrais d’abord confirmer que l’utilisation des ressources pour le Burkina est réelle. Nous avons totalement utilisé les ressources IDA 14 qui nous étaient destinées, et d’ici juin, nous n’avons plus grand-chose.

Ce que nous souhaitons, bien entendu, c’est que face aux programmes que nous avons encore dans notre portefeuille (des programmes importants au niveau de la santé, de l’éducation, du secteur de l’agriculture pour donner plus de revenus aux plus pauvres) des ressources complémentaires puissent être trouvées.
 
Nous avons insisté sur cela parce que nous voulons accélérer notre croissance. Nous avons un taux de croissance moyen de l’ordre de six pourcent, et nous devons aller encore à sept ou huit pourcent pour véritablement faire reculer la pauvreté. Donc, à notre avis, l’accroissement des ressources IDA quatorze pour nous est une nécessité  immédiate.

Il serait bon qu’on ne faille pas à la reconstitution des ressources de l’IDA quinze, parce que pour nous, ce serait presque comme une condamnation de nos ambitions, et il serait donc dommageable, ayant fait des efforts jusqu’à ce niveau, d’être brutalement obligé d’arrêter nos performances à cause d’une insuffisance de ressources.

Nous avons bien sûr des efforts internes à faire, et nous les faisons. Il avait été entendu à Monterrey que chacun devrait tenir sa part de responsabilité. Nos pays travaillent, nous essayons d’améliorer notre revitalisation de recettes internes, c’est vrai. Nous travaillons également à réussir nos programmes avec l’appui de nos partenaires.

Ce serait bon que les partenaires extérieurs puissent effectivement mettre un peu plus de mouvement vers la constitution des ressources. Et un grand pas serait fait si l’IDA était un des premiers partenaires à bénéficier de ces ressources. 




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