Au Burkina Faso, 550 000 enfants de plus vont à l'école primaire

Dernière mise à jour : Mars 2007
L'IDA en action : Éducation - Au Burkina Faso, 550 000 enfants de plus vont à l'école primaire

Le défi à relever

Dans les années 90, le Burkina Faso affichait un taux de scolarité primaire parmi les plus faibles au monde, surtout dans ses zones rurales où plusieurs éléments concourent à maintenir les enfants à la maison : éloignement des écoles, coût élevé des études, et importants coûts d'opportunité en jeu pour les familles pauvres, leurs enfants contribuant pour beaucoup au revenu familial. À cela s'ajoutait le fait que son ministère de l'Éducation de base, bien que comptant le plus d'employés de toute la fonction publique, souffrait d'un manque de capacités notamment en matière de planification et d'établissement des budgets.

La démarche suivie

- Appui au Plan décennal de développement de l'éducation de base entrepris par le pays, au moyen d'un programme échelonné dans le temps dont la première des trois phases a pris fin en 2006.
- Établissement d'un panier de financement commun pour coordonner l'appui des divers donateurs au programme de réforme de l'éducation.
- Effort d'amélioration de l'accès à l'enseignement primaire dans les zones rurales — et surtout dans les 20 provinces affichant les plus faibles taux de scolarisation — par la construction de nouvelles écoles et la remise en état de celles qui existent, ainsi que le financement d'équipement et de matériels.
- Appui au développement des programmes scolaires, à la formation des maîtres et au renforcement des capacités du ministère de l'Éducation de base, une attention particulière étant accordée aux aspects suivants : gestion financière, établissement des budgets, passation des marchés, suivi, évaluation, et coordination de l'action des bailleurs de fonds.

Résultats

L'effort conjugé de construction d'écoles et de recrutement d'enseignants notamment affectés dans les zones rurales a eu un impact notable sur les taux de scolarisation.

Principales réalisations :
- Au plan national, le taux brut de scolarisation est passé de 42 % en 2000 (36 % pour les filles) à 62 % en 2006 (55 % pour les filles) ; et dans les 20 provinces les plus défavorisées, il est passé dans le même temps de 30 % (24 % pour les filles) à 47 % (41 % pour les filles).
- Au total, ce sont 550 000 enfants de plus qui sont entrés à l'école primaire (l'objectif était de 384 000).
- L'année 2006 a vu la construction de 7 000 salles de classe de plus, principalement en milieu rural (pour 70 % du total) ; en 2000, le chiffre était de 15 000.
- Plus de 5 millions de manuels ont été achetés et distribués gratuitement aux élèves et aux établissements scolaires.
- Le recrutement d'enseignants et leur affectation dans les zones rurales, ajoutés aux programmes de formation sur le tas, entraînent une amélioration des résultats scolaires. Le nombre de professeurs de l'enseignement public a augmenté de 8 % depuis 2000 (pour s'établir à 22 374), et le système de double vacation a diminué.
- L'affectation des ressources dans le secteur de l'éducation est mieux assurée, et le pays a jeté les bases voulues pour assurer la viabilité financière de ce secteur.

Contribution de l’IDA

- Apport financier de 32,6 millions de dollars pour la période 2002-08 (le coût total du programme s'élevant à 110 millions de dollars).
- L'IDA a aidé le pays à mettre en place un programme à long terme.
- C'est elle qui a suggéré l'approche d'un panier de financement pour les divers bailleurs de fonds actifs dans ce secteur, et elle a fourni un cadre pour l'harmonisation de l'aide de ces donateurs et l'affectation effective des ressources.
- L'appui qu'elle a fourni (au plan technique aussi bien que financier) pour le renforcement des capacités en matière de gestion financière et de passation des marchés s'est traduit par des systèmes nationaux améliorés, ce qui a servi de base au recours à ces systèmes dans le contexte de l'éducation par les bailleurs de fonds partenaires.
- L'IDA appuie également l'établissement d'un cadre juridique pour l'effort de décentralisation, cadre qui fixe les modalités prévues pour le transfert de la gestion des établissements d'enseignement de base aux communes, et qui favorise l'application sur une plus grande échelle de la formule du transfert direct de fonds aux écoles pour améliorer la part prise par les communautés à leur gestion.
- Ce projet a permis au Burkina Faso d'être admis à bénéficier de l'Initiative FTI (Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous).

Partenaires

Le panier de financement commun a reçu des ressources additionnelles d'ONG ainsi que des partenaires suivants : Belgique, Canada, Commission européenne, Danemark, France, Pays-Bas, Suède et UNICEF.

Prochaines étapes

L'IDA continuera de soutenir le Plan décennal de développement de l'éducation de base entrepris par le pays, pour veiller ainsi à ce que les bases établies pour la réforme du secteur de l'éducation soient consolidées et à ce que les mesures de réforme tendant notamment à en assurer la viabilité financière soient effectivement prises à terme. Un Projet d'enseignement post-primaire est actuellement mis en œuvre en parallèle à ce projet et en prenant appui sur ses acquis afin de répondre au problème de l'accès à l'enseignement secondaire et de son degré d'équité.

En savoir plus

Projet pour le secteur de l'éducation de base (2002-2008)
Documents du projet




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