Reconstruction des infrastructures d'alimentation en eau au Mozambique

Dernière mise à jour : Mars 2007
IDA en action : Eau - Reconstruction des infrastructures d'alimentation en eau des zones urbaines au Mozambique
Reconstruction des infrastructures d'alimentation en eau des zones urbaines au Mozambique
Liens :
- Qu'est-ce que l'IDA ?
- Nos activités au Mozambique (a)

En savoir plus sur le Mozambique :
(en anglais)
- Emprunts précédents
- Données & statistiques
- Recherche
- Contacts

Le défi à relever

Au terme de près de 20 années de guerre (couvrant la période 1974-94), les infrastructures du Mozambique avaient été détruites ou étaient plus ou moins à l'abandon, et les services difficiles à assurer — c'est ainsi que 30 % seulement des habitants avaient accès à l'eau salubre. Une nouvelle ère s'est ouverte avec les réformes de 1994, qui ont institué un mode de gestion privé, des niveaux de tarifs propres à assurer le recouvrement des coûts, et une réglementation appropriée.

La démarche suivie

L'IDA a apporté son appui à la stratégie que le pays avait lui-même définie et qui reposait sur un système de gestion déléguée, c'est-à-dire une structure de partenariat public-privé dans laquelle le contrôle des actifs est assuré par l'État, qui délègue au secteur privé la gestion des services. Le premier des deux projets entrepris pour cela soutenait le renforcement des capacités, les programmes d'alimentation en eau des zones rurales et de gestion des ressources en eau, et la mise au point d'une nouvelle stratégie d'alimentation en eau des zones urbaines. Mise en œuvre dans le cadre du second projet pour le secteur de l'eau, cette stratégie prévoyait la réalisation de travaux de génie civil de grande ampleur pour la mise en place de systèmes d'alimentation en eau dans cinq villes : la capitale, Maputo, ainsi que Beira, Quelimane, Nampula et Pemba.

RĂ©sultats

Environ 70 % des habitants des villes du Mozambique ont profité de l'amélioration de la production et d'un approvisionnement plus fiable.

Principales réalisations :
- À l'échelon central, la Direction nationale de l'eau a fait l'objet d'une réforme, et ses services ont reçu la formation et les moyens voulus pour pouvoir gérer dans de meilleures conditions d'efficacité l'accroissement de ses services.
- Un fonds d'investissement et de gestion des actifs dans ce secteur a été établi : le FIPAG est l'organisme par l'intermédiaire duquel l'exploitation des services est déléguée à des opérateurs privés. Un organe de réglementation a par ailleurs été mis en place.
- Cette formule de délégation au secteur privé de la gestion des services a permis au pays d'attirer pour environ 350 millions de dollars de financements pour l'alimentation en eau des zones urbaines au cours des six dernières années.
- D'importants travaux de réhabilitation ont été entrepris dans les villes concernées, et Pemba, Quelimane et Nampula peuvent ainsi se prévaloir de services d'eau assurés 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.
- Cette réussite a tenu pour beaucoup au processus rigoureux de régulation économique mis en place dans ce secteur et permettant de concilier les intérêts commerciaux et ceux des usagers. Le FIPAG assure intégralement le recouvrement de ses coûts et est en mesure de se passer des subventions de l'État.
- Compte tenu des importants gains de production et d'efficacité réalisés, le raccordement au réseau d'eau potable de 2,4 millions de personnes de plus pourrait intervenir dans les cinq années qui viennent au niveau des cinq villes concernées.

Contribution de l’IDA

- Apport financier de 126 millions de dollars (dont un crédit supplémentaire de 15 millions) entre 1998 et 2007 pour le renforcement de la production et des services d'eau dans les zones urbaines et rurales.
- Appui à la mise en place d'un partenariat public-privé novateur pour assurer de manière adéquate et efficace l'alimentation des zones urbaines, y compris l'établissement des organes de contrôle des actifs et de régulation.
- Mise en œuvre d'un projet pilote de services d'eau et d'assainissement en milieu rural reposant sur la demande, projet qui a abouti à la construction de 130 points d'eau desservant 62 000 personnes et qui a joué un rôle de catalyseur pour les programmes d'autres donateurs. Ce modèle a été repris sur une plus grande échelle par l'Agence canadienne de développement international et la Banque africaine de développement dans leurs propres projets d'eau et d'assainissement en milieu rural.

Partenaires

Banque africaine de développement, Canada, Fonds nordique de développement, Pays-Bas, Suède et Suisse.

Prochaines Ă©tapes

- Les deux projets consistaient au départ à soutenir l'élaboration d'une stratégie d'alimentation en eau des zones urbaines couvrant cinq villes. Quatre autres villes sont venues s'y ajouter en 2004 dans le cadre de services confiés à un nouvel opérateur privé, et un autre groupe de quatre villes doit s'y ajouter à son tour en 2007.
- À mesure que les services d'alimentation en eau des zones urbaines parviennent à se passer des financements concessionnels et à avoir accès à une gamme élargie de fonds (notamment au crédit assorti des conditions du marché), des ressources supplémentaires deviendront disponibles pour les villes de plus petite taille et les zones rurales où le problème des besoins de financement se pose encore de façon critique, ou dans les secteurs où les subventions de l'État sont nécessaires.

La Banque a en préparation un projet relais qui reposera sur des apports de l'IDA et du Fonds catalyseur de croissance pour l'Afrique afin d'étendre le réseau aux quatre villes envisagées et d'élargir également le champ d'application du modèle de gestion déléguée à de plus petites localités. On s'attend à ce que cette opération draine d'importants apports de ressources nouvelles de la part des bailleurs de fonds partenaires.

En savoir plus

Projet national de valorisation des ressources en eau I (1998-2005) et II (1999-2007)
Documents du projet I et II




Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/EHCKM4HZQ0