Qu’est-ce que DM2008?

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Qu’est-ce que DM2008 ? 

Le concours 2008 Global Development Marketplace (DM2008) vise à recueillir des propositions sur le thème de l’Agriculture durable pour le développement.

Les inscriptions sont closes depuis le 21 mars. 1700 propositions ont été soumises et seront examinées rigoureusement par plus de 200 experts en développement. Une centaine de finalistes sera sélectionnée en juin. Ces finalistes seront invités fin septembre au siège social de la Banque mondiale à Washington où ils devront convaincre le jury qu’ils méritent une subvention dans le cadre de l’évènement DM2008 Marketplace.

Ce concours constitue une occasion unique de transformer en réalité votre idée novatrice pour une agriculture durable dans les pays en développement. Si vous être retenu, vous pouvez recevoir un financement allant jusqu’à 200 000 dollars pour mettre votre idée à exécution dans les deux années qui suivent. Cliquez ici pour consulter la brochure de concours. (a)

Les propositions de tous les innovateurs en matière de développement (groupes de la société civile, entrepreneurs sociaux, fondations privées, agences gouvernementales, institutions académiques et sociétés du secteur privé) sont les bienvenues. Consultez les critères d’admissibilité pour plus de détails.

Les propositions doivent porter sur l’un des trois sous-thèmes suivants :

1. Lier les petits agriculteurs aux marchés
Les agriculteurs sont définis au sens large comme vivant des cultures végétales, de l’élevage d’animaux, de l’agroforesterie, de la pêche et de l’aquaculture. Des marchés agricoles qui fonctionnent bien peuvent réduire le coût des produits alimentaires et l’incertitude quant à l’offre, améliorant par conséquent la sécurité alimentaire tant pour les ménages pauvres que pour les autres ménages. De meilleurs marchés permettent également aux agriculteurs de toucher des revenus nets plus élevés grâce à une baisse des pertes après récoltes, à des coûts plus faibles de transaction et de transfert, à l’accès à une plus grande base de consommateurs et possiblement à l’ajout d’une plus grande valeur. En revanche, des marchés inefficients et des contraintes institutionnelles nuisent à la croissance et occasionnent une diminution de la qualité de vie pour les petits agriculteurs, mettant en péril leur compétitivité et souvent même leur survie.

Pour permettre aux petits agriculteurs d’avoir accès à de meilleurs marchés, des changements pour améliorer la productivité doivent avoir lieu au niveau des fermes. Ces changements rendront leurs produits plus attrayants pour les acheteurs en terme de qualité et de régularité de l’offre et des prix. Leur système de marketing doit également faire l’objet d’innovations institutionnelles pour réduire les délais, les coûts, les écarts de service et les informations non symétriques qui les empêchent de saisir des opportunités, de gagner la confiance des marchés et d’avoir bonne réputation. En bout de ligne, de tels changements réduisent les risques.

Dans le cadre du concours DM2008, les propositions d’innovation institutionnelle et organisationnelle pour les systèmes de marketing qui sont principalement recherchées sont : 1) des services de développement financier et corporatif permettant l’adoption de meilleures technologies et une allocation de ressources plus efficace par les petits producteurs et agents intervenant sur le marché ; 2) des organisations de producteurs efficaces qui peuvent réduire les coûts de transaction et améliorer l’efficacité de la chaîne de marketing ; 3) des innovations qui améliorent l’accès qu’ont les petits agriculteurs et les agents intervenant sur le marché aux services de transport, aux marchés physiques, aux télécommunications et à l’électricité de manière à améliorer la logistique de leur chaîne d’approvisionnement ; et 4) de meilleures ententes d’approvisionnement et de ventes, tels que l’agriculture sous contrat, qui augmenteront leur accès à des chaînes de valeur plus lucratives.

2. Améliorer l’accès à la terre et le mode de tenure pour les pauvres
La terre est le principal actif de centaines de millions de pauvres dans le monde qui travaillent dans le domaine de l’agriculture. La terre et les ressources qui en découlent sont non seulement leur principale source de revenus et d’alimentation, mais également d’identité, de richesse et d’accès au crédit. Par conséquent, la nature des droits à la terre et aux ressources naturelles (y compris les propriétés communes et les ressources aquatiques) et la manière dont ces droits sont documentés et échangés sont des éléments clés d’un développement agricole durable et de meilleures conditions de vie pour ceux qui vivent en région rurale.

Ce sous-thème recherche des manières novatrices, peu coûteuses et échelonnables de renforcer l’accès à la terre pour les pauvres, surtout pour les femmes, et d’améliorer l’utilisation qu’ils font de cette terre.

Ces projets comprennent :

1) campagnes de sensibilisation/aide juridique et meilleur accès aux documents sur les droits de la terre et les droits aquatiques au moyen de partenariats public-privé visant à améliorer la transparence et réduire la corruption ;

2) localisation géographique et enregistrement des ressources locales pour élaborer et codifier des ententes sur l’utilisation efficace des ressources de propriété commune qui soient avantageuses pour les pauvres ;

3) règlement décentralisé des revendications conflictuelles de la terre suite à un conflit ;

4) négociation locale pour permettre la régularisation d’occupation existante de la terre par des populations pauvres ou marginales, ou accès à la terre par la mise en application de réformes des lois sur les droits de la terre et les droits aquatiques, ou par des marchés de la terre ; et

5) techniques et autres outils veillant à ce que ceux qui ont obtenu de la terre par de tels mécanismes en fassent un usage le plus productif possible.

3. Promouvoir les services environnementaux de l’agriculture comme réponse au changement climatique et à la préservation de la biodiversité
Le développement agricole et la protection de l’environnement sont étroitement liés. Le fait que l’agriculture, la foresterie et la pêche dépendent des ressources naturelles signifient qu’elles peuvent avoir des effets bénéfiques ou néfastes sur l’environnement. L’impact qu’ont ces activités peut être ressenti à l’échelle locale (l’agriculture est souvent le plus important consommateur d’eau d’une région par exemple) ou à l’échelle mondiale (en étant responsables de 30 % des émissions de gaz à effet de serre par exemple). Par conséquent, améliorer les pratiques agricoles et forestières peut avoir des effets positifs à de multiples niveaux : la vaste trace que laisse l’agriculture sur l’environnement peut être réduite, les systèmes agricoles peuvent être rendus moins dépendants du changement climatique et l’agriculture peut être contrôlée de manière à promouvoir davantage d’améliorations environnementales et produire des gains à l’échelle locale. Cependant, il y a souvent des compromis entre les incitatifs locaux et les objectifs mondiaux.

Ce sous-thème vise à encourager des systèmes novateurs pour assurer que les bénéfices de la lutte contre les problèmes environnementaux de changement climatique et de préservation de la biodiversité sont ressentis à l’échelle locale.

Des innovations sont recherchées dans les domaines suivants :

1) développement et production de biocarburants durables ;

2) méthodes pour étendre les paiements aux services d’écosystème ;

3) incitatifs locaux accrus et inclusion d’avantages pour les pauvres dans les programmes de paiements pour services environnementaux ;

4) amélioration de l’adaptation au changement climatique au niveau communautaire dans les régions rurales ;

5) réduction de la contribution de l’agriculture et de la pêche aux émissions de gaz à effet de serre ; et

6) utilisation durable et promotion de la biodiversité à l’échelle locale.




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