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Fiche synthétique : Maintenir et amplifier l’élan de la croissance

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Après une longue période de forte expansion, qui a permis aux marchés émergents d’accroître rapidement leurs parts de la production globale, la croissance de l’économie mondiale accuse aujourd’hui un ralentissement sous l’effet des troubles qui ont ébranlé les marchés financiers.

Arrow Cette récente phase d’expansion économique n’a pas profité à tous les pays en développement, à commencer par les États fragiles qui affichent toujours des taux de croissance par habitant faibles ou négatifs. Les inégalités de revenus s’accentuent dans beaucoup de pays, et la hausse des prix alimentaires constitue une menace pour des millions d’individus.
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Pour l’avenir, maintenir un cadre de politique macroéconomique stable, favoriser un développement soutenu du secteur privé, assurer une bonne gouvernance et veiller à l’utilisation durable des ressources naturelles et de l’environnement sont essentiels en vue d'assurer une forte croissance et une réduction marquée de la pauvreté.

Évolution récente et perspectives de l’économie mondiale
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Selon les projections, la croissance du PIB mondial devrait tomber à 3,7 % en 2008, contre 4,9 % en 2007. Les remous qui agitent les marchés financiers constituent un risque de dégradation de la situation. Pour les pays en développement, le FMI et la Banque mondiale prévoient 6,7 % de croissance du PIB en 2008.   

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Les estimations révisées des parités de pouvoir d’achat (PPA) font ressortir une moindre croissance du PIB exprimé en PPA pour la Chine et l’Inde. Les pays émergents restent néanmoins les principaux vecteurs de croissance du PIB en PPA, menés en cela par la Chine, qui a contribué pour 27 % à la croissance mondiale en 2007.

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Les estimations de pauvreté sont destinées à être revues en cours d’année sur la base de ces nouvelles PPA (qui seront communiquées prochainement dans le contexte des Indicateurs du développement dans le monde 2008). (www.worldbank.org/data/icp) 

green arrowD’après une estimation préliminaire, le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour a baissé de 278 millions à l’échelle mondiale entre 1990 et 2004. 
green arrowSi la plupart des pays d’Afrique subsaharienne restent mal engagés pour parvenir à réduire de moitié la pauvreté et la faim d’ici 2015, certains États fragiles comme le Ghana, le Mozambique, l’Ouganda et la Tanzanie, font de solides progrès sur la voie des ODM.
Pour l’Afrique, une croissance en hausse mais inégale
Le taux de croissance économique de l’Afrique est passé de 2,1 % dans les années 90 à 5,6 % en moyenne sur la période 2003-07. En termes de politiques à suivre, les enjeux varient selon les pays, que l’on peut à cet égard répartir en trois grands groupes :
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Le premier, composé de sept pays richement dotés en ressources naturelles, a connu une croissance annuelle d’environ 9 % sur les dix dernières années. L’enjeu majeur, pour ces pays, consiste à transformer en croissance durable les richesses qu’ils tirent de ces ressources naturelles.

Africa Map-Croissance du PIB par Habitant-FR
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round bullet Le deuxième comprend quelque 18 pays et a affiché une croissance moyenne d’environ 5,5 % sur les dix dernières années. Pour eux, qui assurent une assez bonne gestion de leur économie, il s’agit d’améliorer encore le climat de l’investissement, de renforcer les infrastructures et d’établir des relations économiques plus profondes au plan régional et mondial. À leur niveau, l’aide reste essentielle.
 round bulletLe troisième groupe (quelque 20 pays) se caractérise par une croissance faible ou négative. Les pays en question, dont le niveau moyen de croissance n’est que de 2,1 % sur la période considérée, doivent renforcer leur sécurité, donner à leur secteur privé les possibilités de se développer, et doter leur administration des capacités fondamentales qui lui permettront de faire un bon usage de l’aide extérieure.   
Hausse des prix des produits de base
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Les hausses intervenues ces dernières années dans les prix des produits de base ont grandement contribué à la croissance des économies en développement (pour la période 2003-06, ces produits ont représenté 74 % de leurs exportations).


Fig. 1.4-Indices des prix des produits-FRLarge

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green arrow Les pays qui en ont profité (Kazakhstan, Venezuela, etc.) doivent à présent porter leurs efforts dans quatre directions : utilisation rationnelle de leurs ressources, stabilité des prix, renforcement de leurs institutions, et gouvernance. 
green arrowMais ces pays subissent aussi l’impact de ces hausses de prix en tant qu’importateurs de produits de base. Le renchérissement des prix pétroliers et de ceux des produits alimentaires affecte gravement les pauvres, qui sont consommateurs nets de ces produits.
green arrow La Banque mondiale préconise une série de mesures pour atténuer l’impact des hausses des prix alimentaires : réforme commerciale, amélioration des techniques agricoles, mise en place de programmes de protection sociale bien ciblés, et accès aux assurances fondées sur des indices météorologiques.
green arrowLe niveau élevé des prix alimentaires incite moins les pays riches à continuer leurs programmes de subventions, ce qui pourrait offrir de meilleures perspectives au processus de libéralisation des échanges engagé dans le cadre du Programme de Doha.

Creusement des inégalités de revenus dans beaucoup de pays

green arrowAlors que les revenus par habitant ont augmenté dans la plupart des pays au cours des dernières décennies, les inégalités de revenus se sont aussi creusées dans beaucoup d’entre eux.
green arrowPour réduire ces inégalités, les pays doivent s’attacher en priorité à accroître l’accès à l’éducation, à offrir davantage d’opportunités dans les secteurs plus rémunérateurs et plus technologiquement avancés, et à élargir l’accès au crédit.
Au Viet Nam, la croissance assortie à une égalité de revenus se traduit par un succès probant sur le front de la pauvreté
La rapidité avec laquelle le Viet Nam est parvenu à réduire son taux de pauvreté monétaire — de 58 % en 1993 à 16 % en 2006 — n’a guère d’équivalent au monde. Ce succès tient à plusieurs raisons : 

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Vietnamese women studyingLe pays a maintenu un niveau crucial de croissance des revenus de 7 à 8 % par an, les inégalités de revenus progressant peu dans le même temps. La croissance a concerné aussi bien les zones rurales qu’urbaines, et été largement répartie.

Cette croissance solidaire est liée à trois éléments : alphabétisation, commerce et infrastructures. Grâce à la réalisation de campagnes majeures dans ce domaine, le pays a porté, aujourd’hui, son taux d’alphabétisation à plus de 95 %. Par ailleurs, son ratio des exportations et importations rapporté au PIB est de l’ordre de 150 %. Et les programmes d’électrification et de routes qu’il mène en milieu rural font en sorte que les zones isolées ne soient pas exclues..

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Envois de fonds des travailleurs migrants
green arrowTrès importante source de financement extérieur, les envois de fonds ont contribué à réduire la pauvreté, notamment en Afrique subsaharienne. À partir d’enquêtes sur la pauvreté remontant à 1980, une étude menée au niveau de 76 pays, dont 24 pays d’Afrique subsaharienne, a établi que chaque augmentation de 10 % de ces envois s’était traduite par une réduction de 1 % de la pauvreté.
Viabilité environnementale et croissance
green arrowLes pays en développement sont très tributaires des ressources naturelles. Mais si la croissance repose sur l’épuisement de ces ressources, le processus de réduction de la pauvreté sera difficile à maintenir sur le long terme.
green arrowLes États fragiles possèdent très peu d’actifs « produits » (par opposition aux actifs naturels) par habitant. Une bonne gestion des forêts sera déterminante pour ces pays, qui sont, dans bien des cas, richement dotés à cet égard.
green arrowIl est crucial de préserver la qualité des sols, car les terres agricoles constituent une part importante du patrimoine naturel des pays considérés (62 % en Asie du Sud, 51 % en Afrique subsaharienne).
green arrowDans les régions Asie de l’Est et Pacifique et Asie du Sud, il faut chercher à remédier aux dégâts considérables causés sur le plan sanitaire par la pollution due au dioxyde de carbone et aux particules.
Photos:  Simone D. McCourtie



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