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Objectif 6: Lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme
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|  | | Selon les estimations, 99 % des personnes qui décèdent du sida, de la tuberculose et du paludisme vivent dans des pays en développement. En 2007, 33 millions d’individus étaient infectés par le VIH, on comptait 2,5 millions de nouveaux cas, et 2,1 millions de gens sont décédés du sida. Étant donné que le nombre des victimes du VIH s’accroît chaque année, l’épidémie de sida est devenue l’un des plus grands défis de santé publique, et il exige d’améliorer l’accès aux services de prévention et de traitement du VIH. Les taux de prévalence se sont stabilisés depuis 2001, et ont maintenant commencé à régresser, même si ce n’est que modestement. Les progrès les plus marqués concernent l’Afrique subsaharienne où la proportion de victimes du VIH a chuté d’un point entier de pourcentage depuis 2000. Toutefois, des régions qui avaient démarré à un niveau bien plus bas enregistrent aujourd’hui une augmentation des taux de prévalence, principalement au sein des populations à haut risque. |
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 | Le taux d’incidence de la tuberculose mesure le pourcentage de nouveaux cas d’infection tuberculeuse (pulmonaire, extrapulmonaire et frottis positif), tandis que le taux de prévalence mesure le pourcentage de tuberculeux au sein d’une population. Les deux taux sont mesurés pour 100 000 personnes. Les taux d’incidence et de prévalence de la tuberculose sont tous deux restés stables ou ont régressé entre 1990 et 2005, sauf en Afrique subsaharienne ainsi qu’en Europe et en Asie centrale où la maladie recule depuis le début des années 2000. Suite à un recul antérieur des taux de prévalence de la tuberculose, le taux d’incidence pour les différentes régions s’est désormais stabilisé ou a régressé, mais la croissance démographique est venue compenser le lent fléchissement des taux d’incidence. | |  | | |  | 

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| En Afrique subsaharienne où le taux de prévalence du VIH est le plus fort de toutes les régions, ce taux est passé de 6,36 en 2003 à 5,76 en 2005. En 2005, les taux de prévalence dans les autres régions étaient bien inférieurs, et se situaient entre 0,15 (au Moyen-Orient et en Afrique du Nord) et 0,71 (en Asie du Sud). Les pays à revenu élevé affichaient un taux de prévalence de 0,36 en 2003 comme en 2005. Entre 2003 et 2005, 69 pays ont enregistré une évolution annuelle positive des taux de prévalence du VIH, tandis que 51 autres pays présentaient une diminution annuelle durant la même période. |
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 | L’utilisation du préservatif et les connaissances sur le VIH peuvent contribuer à faire reculer le nombre de nouveaux cas d’infection par le VIH. Le taux d’utilisation du préservatif est défini comme le pourcentage d’individus de 15 à 24 ans au sein d’une population qui utilisent le préservatif (ou, dans le cas des femmes, dont le partenaire a recours au préservatif) ; le taux de connaissances sur le VIH correspond au pourcentage d’individus (dans ce cas, de femmes) ayant des connaissances complètes et correctes sur le VIH (et capables de décrire deux moyens de se prémunir contre l’infection et de contester trois idées fausses concernant le VIH). L’utilisation du préservatif par les partenaires de sexe féminin est en augmentation dans tous les pays d’Afrique subsaharienne pour lesquels on dispose de données, sauf au Zimbabwe où son usage aurait régressé, selon les estimations, de 11 à 10 % entre 1999 et 2004. L’utilisation du préservatif a connu une forte poussée en Afrique du Sud, où elle est passée de 25 % en 1999 à 60 % en 2004. Les connaissances des femmes sur le VIH se sont également améliorées dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, tout particulièrement au Rwanda, où ce taux est passé de 26 à 48 % entre 1990 et 2004. Toutefois, on constate parfois un recul des connaissances sur le VIH, comme cela a été observé au Malawi. | Photos: Curt Carnemark |
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