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Fiche synthétique : Mettre à profit le commerce pour réaliser une croissance durable et profitant à tous

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La communauté internationale doit viser à un aboutissement favorable des négociations commerciales de Doha en 2008. Les prix élevés actuels des produits alimentaires offrent une bonne occasion pour sortir de l’impasse sur la libéralisation du commerce des produits agricoles.

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Le commerce mondial continue de se développer, à mesure que le degré de restriction des échanges continue de se réduire. 

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Si les négociations commerciales progressent lentement, les bailleurs de fonds appuient les efforts déployés par les pays en développement pour réformer leurs politiques commerciales et améliorer leur compétitivité et leur aptitude à tirer parti d’éventuelles possibilités commerciales.

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Les politiques commerciales peuvent faciliter le transfert des technologies respectueuses de l’environnement en éliminant les obstacles au commerce des produits et services écologiques.

Évolution récente du commerce international
green arrowCertes la croissance du commerce mondial a commencé à ralentir à la fin de 2007, mais pour l’année dans son ensemble, le commerce a maintenu la forte tendance de sa croissance : les exportations mondiales de marchandises ont atteint 13 700 milliards de dollars en 2007, traduisant une croissance de 14 % en valeur. La croissance des exportations des pays en développement, qui s’est inscrite à 17%, a accusé une légère baisse par rapport au taux de 22 % enregistré en 2006, tout en restant supérieure à celle des pays industriels, qui s’est chiffrée à 13 %.
green arrowLes négociations complexes de Doha ont fait des progrès considérables, en particulier dans le domaine agricole. Parallèlement, les accords commerciaux préférentiels ont continué de se multiplier en 2007, tant entre les pays en développement qu’entre ceux-ci et les pays développés. Près de 194 accords commerciaux préférentiels encore actifs ont été notifiés à l’OMC, le nombre réel de ces accords en vigueur étant estimé à plus de 300.
Évolution des politiques commerciales nationales
 green arrowLes politiques commerciales sont généralement plus restrictives dans les pays en développement que dans les pays industriels, partiellement en raison des tarifs douaniers moins élevés dans ces derniers pays. Toutefois, les restrictions du commerce des produits agricoles sont en moyenne plus importantes dans les pays à revenu élevé.
 green arrowLe degré de restriction du commerce est en moyenne plus élevé pour les pays d’Asie du Sud, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord et moins élevé pour les pays d’Asie de l’Est, d'Europe de l’Est et d’Asie centrale.
 Fig 4.1 - Evolution - Fr

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 green arrowEntre 2000 et 2006, le degré de restriction du commerce a été réduit dans tous les pays et groupes de revenu, les réductions les plus importantes intervenant dans les pays en développement à revenu intermédiaire, notamment dans le domaine agricole. Au plan des régions, les réductions les plus importantes ont été opérées par l’Asie de l’Est et l’Amérique latine, les moins importantes étant enregistrées en Afrique subsaharienne.
Politique commerciale, croissance et pauvreté
green arrowLes pays en développement qui ont affiché les meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté ont tendance à avoir aussi enregistré une expansion plus rapide de leur commerce. Il existe généralement une corrélation négative entre le degré de restriction du commerce et le niveau de développement.
green arrowLa réforme du commerce extérieur seule ne suffit pas pour réaliser une croissance profitant à tous : les politiques appliquées à l’intérieur des frontières peuvent aussi réduire le commerce.
green arrowLes contraintes de l’offre intérieure représentent un facteur déterminant du manque de croissance et de diversification des échanges commerciaux. Pour être en mesure de soutenir la concurrence au plan mondial, les producteurs des pays en développement doivent avoir accès à des services peu coûteux et de qualité dans les domaines des télécommunications, du transport, de la distribution et d’autres services aux entreprises.
green arrowLa facilitation du commerce par la réduction des obstacles administratifs tels que les règles douanières et fiscales et les formalités de dédouanement permettra aussi de promouvoir le commerce.
green arrowDes mesures complémentaires — par exemple, les services de vulgarisation, l’accès au crédit et les investissements dans l’infrastructure — peuvent aider les ménages à sortir de la production de subsistance et améliorer leur productivité, répartissant ainsi plus largement les avantages des possibilités commerciales.
Aide à la facilitation des échanges
green arrowL’aide à l’expansion des courants d’échanges a progressé de quelque 2 milliards de dollars en valeur réelle en 2006. L’aide totale à la facilitation des échanges (telle que définie par l’OCDE) au cours de la période 2002-2006 a représenté à peu près 33 % du volume total de l’aide publique au développement pouvant être ventilée par secteur. 
green arrowDepuis la mise en place du Cadre intégré renforcé en mai 2007, les bailleurs de fonds bilatéraux ont engagé plus de 100 millions de dollars en faveur du fonds fiduciaire de ce cadre intégré.
green arrowLa majeure partie de l’aide appuie le développement de l’infrastructure économique et le renforcement des capacités de production — à concurrence de 55 % et 42 %, respectivement, au cours de la période 2002-2006. L’aide à l’appui des politiques et réglementations commerciales, généralement fournie par le biais de l’assistance technique, représente 3,4 % de  l’aide totale.
green arrowL’Iraq, l’Inde, le Viet Nam, l’Afghanistan et l’Indonésie ont été les cinq premiers pays bénéficiaires de l’aide à l’appui du commerce en 2006, s’inscrivant à près de 30 % du total. Les pays asiatiques ont reçu environ 50 % du total de ce type d’aide (10,6 milliards de dollars en moyenne de 2002 à 2006). L’Afrique vient au deuxième rang avec 30 % (6,5 milliards de dollars).
Politiques commerciales, changement climatique et développement durable
  round bullet  

Les transferts internationaux des technologies peuvent constituer un volet important et peu coûteux des initiatives visant l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à ce changement. Une première mesure significative en vue d’adopter des technologies plus vertes consisterait à réduire les restrictions commerciales à l’importation des biens et services écologiques. 

Bon nombre de ces produits sont exposés à des degrés relativement élevés de restrictions commerciales, en particulier dans les pays en développement.

Fig 4.12 - Les biens ecologiques - Fr 

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round bulletTous les membres de l’OMC conviennent que la libéralisation du commerce des biens écologiques doit viser à améliorer l’environnement, bien que les progrès soient restés négligeables dans ce domaine en raison des différences de vue sur la manière de définir les « biens écologiques », condition préalable pour déterminer les biens à inclure dans la libéralisation.   


Wind farm

 round bullet  

À ce jour, les actions engagées ont été axées sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il est nécessaire de disposer de renseignements améliorés sur les systèmes climatiques et d’avoir accès à des cultures et des technologies à l’épreuve du climat. Le commerce international des technologies d’adaptation a retenu bien moins l’attention que celui des technologies d’atténuation des effets du changement climatique. 

Photos: Ken Hurst | Dreamstime.com



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