Zoom sur l'environnement : Europe et Asie centrale
La région Europe et Asie centrale, qui a joui au départ d’un haut niveau d’infrastructure hydraulique, est pourtant loin d’atteindre l’objectif consistant à réduire de moitié, à l’horizon 2015, la proportion des personnes n’ayant accès ni à de l’eau potable ni à des installations sanitaires améliorées, et elle affiche la plus forte intensité énergétique du PIB de toutes les régions en développement. Cela étant, la capacité des institutions et des politiques de la région de s’attaquer aux problèmes environnementaux a été nettement renforcée. En outre, la région n’est pas confrontée à de sérieux risques de changement climatique.
Lien entre environnement et santé
Cliquez ici pour agrandir l’image Cette carte illustre le fardeau des maladies environnementales dans la région, exprimé en années de vie corrigée du facteur invalidité(AVCI). Une AVCI = une année complète de pleine santé perdue La région a certes hérité de niveaux élevé de couverture infrastructurelle de l’ex-Union soviétique, mais le mauvais entretien et les interruptions de service y sont des sources majeures de préoccupation, d’où la lenteur extrême des progrès en matière d’extension de la couverture. Il s’ensuit que la région est loin de réduire de moitié, à l’horizon 2015, la proportion de sa population qui n’a accès ni à de l’eau potable ni à des installations sanitaires améliorées. Douze pays de la région sur 19 sont très loin de la cible relative à l’assainissement.
Viabilité environnementale Les ressources hydriques sont abondantes dans la région, laquelle affichait un taux de 10 000 m³ de ressources internes d’eau douce par habitant en 2005. L’actif du sous-sol est très important dans la région, où il constitue 68 % des richesses naturelles. Comme bon nombre de grandes économies extractives, la Russie n’épargne pas assez pour compenser l’épuisement des ressources et la dégradation de l’environnement. En revanche, l’Ukraine suit une trajectoire plus durable. La Russie est la quatrième plus grande source mondiale de pollution par les eaux industrielles (en 2001), avec un taux de rejet de près de 1,4 million de kg de polluants liquides par jour et de 21 g par ouvrier par jour. La plus grande amélioration enregistrée dans le cadre de l’Évaluation de la politique et des institutions nationales de la Banque mondiale est survenue dans la région Europe et Asie centrale, dont la note moyenne est passée de 3,1 en 1999 à 3,8 en 2006, sur une échelle allant de 1 à 6. Entre 1994 et 2004, nombre de pays de la région ont compensé les augmentations relativement modestes d’émissions de dioxyde de carbone liées à la croissance du PIB en réduisant l’intensité de carbone de leur production. Tel a été le cas notamment en Ukraine, en Roumanie, en Bulgarie, au Belarus, en Azerbaïdjan, en République tchèque et en République slovaque. La région dans son ensemble affiche cependant la plus forte intensité énergétique du PIB de toutes les régions en développement, ce qui s’explique dans une large mesure par l’utilisation continue de vétustes et inefficaces équipements de production à l’échelle de diverses industries, le recours à des systèmes délabrés de chauffage dans les grandes et petites villes, les grandes pertes de transport et de distribution, et l’existence de stocks inefficaces d’appareils électroménagers. L’incidence du changement climatique sur la santé en Europe est négligeable et les effets du changement de température sur l’agriculture seront probablement favorables. Dans les situations où les agriculteurs pauvres risquent d’être touchés par les chocs météorologiques, l’assurance basée sur un indice météorologique (actuellement expérimentée en Ukraine) peut se révéler utile.
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