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Note de synthèse : Offrir un climat d’investissement plus favorable à la reprise et à la croissance
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Éléments clés :          Chapitre 2 (a) [1.8 MB] | Texte intégral (a) [9 MB]
- La croissance économique est indispensable à la réalisation des objectifs de développement du Millénaire (ODM) et il faut un secteur privé dynamique pour assurer une croissance rapide et durable. Le secteur privé crée des emplois, apporte des gains de productivité et est la principale source de revenu d’un pays. Bon nombre des biens publics fournis par l’État sont financés par les recettes fiscales prélevées sur le secteur privé.
- La croissance pilotée par le secteur privé bénéficie aux pauvres. Le meilleur moyen de faire reculer la pauvreté est d’accroître les possibilités d’emplois, selon l’analyse de la Banque mondiale. Une augmentation du revenu des ménages de 2 % se traduit par une diminution deux fois plus rapide de la proportion de pauvres, en moyenne (Ravallion, 2001).
- La crise financière actuelle crée une pénurie de crédit à travers le monde et les entreprises privées réduisent leurs effectifs et reportent ou annulent leurs plans d’investissement. Il est urgent d’adopter des politiques budgétaires et monétaires qui permettent au secteur privé de prospérer.
- Le programme consiste à créer un environnement plus favorable aux entreprises de toutes tailles dans tous les secteurs d’activité, et un climat économique plus attrayant pour les investisseurs nationaux et étrangers.
Comment promouvoir la relance et la croissance du secteur privé
- L’accès aux financements et aux infrastructures et une réglementation adéquate des entreprises sont des conditions indispensables pour créer un environnement favorable au secteur privé.
- Face à la crise de crédit actuelle, il importe d’améliorer l’accès du secteur privé aux sources de financement de l’investissement et du commerce, deux secteurs en net déclin.
- Les autorités publiques et les partenaires de développement doivent s’atteler sans tarder à la tâche prioritaire d’améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) au financement car elles jouent un rôle prépondérant dans la création d’emplois. C’est essentiellement pour venir en aide aux PME, ainsi qu’aux secteurs de la protection sociale et des infrastructures, que la Banque mondiale a créé le Cadre de lutte contre la vulnérabilité.
- Ces mesures doivent s’accompagner de plus vastes réformes pour stabiliser les systèmes financiers, notamment en renforçant la réglementation et la surveillance des marchés financiers.
- Les pays qui doivent recapitaliser leurs institutions financières en difficulté doivent se préparer à cette éventualité.
Retour en haut de page Les pays qui doivent recapitaliser leurs institutions financières en difficulté doivent se préparer à cette éventualité.- Les pays qui doivent recapitaliser leurs institutions financières en difficulté doivent se préparer à cette éventualité.
- Le financement est essentiel au développement. Lorsque les marchés financiers fonctionnent bien, ils contribuent à stimuler la croissance, à améliorer la répartition des revenus et à faire reculer la pauvreté.
- L’accroissement du financement contribue à hauteur de 24 à 50 % à l’impact du PIB par habitant sur plusieurs indicateurs de réalisation des ODM, en grande partie à cause de l’effet produit par d’autres mesures.
- Le crédit privé représente 88 % du PIB dans les pays riches et 16 % dans les pays à faible revenu. Selon les études réalisées, un accroissement de 10 points de pourcentage de ce ratio réduit le taux de pauvreté de 2,5 à 3 points de pourcentage.
- Selon les 70 000 entreprises de plus de 100 pays qui ont participé aux Enquêtes auprès des entreprises, les PME des pays à faible revenu considèrent le manque de financement comme l’un des principaux obstacles à la croissance.
- Il n’est pas facile d’élargir l’accès des groupes à faible revenu au crédit, et cela présente des risques, comme l’a montré la crise des prêts « subprime » aux États-Unis. Les mesures de réglementation et de contrôle mises en place dans les pays en développement devront aider à accroître l’accès de manière viable.
Retour en haut de page Les besoins d’infrastructure sont plus pressants que jamais- L’infrastructure a un impact sur la réalisation des ODM :
- L’amélioration de l’accès à l’eau et aux services d’assainissement réduit le nombre de décès par diarrhée de 21 % et 37,5 % respectivement (OMS, 2004).
- Chaque année, 529 000 femmes meurent en couches. La plupart de ces décès pourraient être évités si les femmes avaient accès aux soins de santé de base — moyennant un réseau routier adéquat.
- Selon une estimation, l’amélioration des services d’infrastructure dans l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne au niveau atteint par le leader régional (Maurice) pourrait accélérer la croissance par habitant de 2,2 points de pourcentage.
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Cliquez sur l’image pour l’agrandir - Il subsiste d’importants retards d’infrastructure dans des domaines essentiels pour la réalisation des ODM : 1,1 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, 1,6 milliard n’ont pas l’électricité, 2,4 milliards vivent sans installations sanitaires et plus d’un milliard n’ont pas accès au téléphone.
- Dans les pays en développement, la question la plus urgente dans le secteur de l’infrastructure est le financement. Les institutions multilatérales devront aider les projets de partenariat public-privé (PPP) existants et viables qui se heurtent à de graves difficultés financières. Le Programme d’appui aux infrastructures existantes et nouvelles (Infrastructure Recovery and Assets – INFRA) de la Banque mondiale et le Mécanisme d’appui à l’infrastructure en situation de crise de la Société financière internationale visent à soutenir et refinancer les PPP en difficulté.
- Il ne suffit cependant pas d’accroître le financement. Par exemple, selon les estimations, l’Afrique subsaharienne pourrait réduire de près de 45 % son déficit annuel de financement des infrastructures, qui s’établit à quelque 40 milliards de dollars, par une meilleure gestion des investissements, la réduction des dysfonctionnements et l’amélioration du taux de recouvrement des coûts.
- Même si leur situation financière s’est dégradée, les pays qui réaménagent le cadre institutionnel et réglementaire des PPP dans le secteur des infrastructures peuvent espérer attirer davantage d’investissements privés et améliorer ainsi l’efficacité des activités de développement
- L’investissement dans les équipements économes en énergie contribue à une reprise immédiate de l’activité économique et à la croissance, tout en atténuant les les changements climatiques à long terme.
Retour en haut de page Il reste beaucoup à faire pour améliorer le cadre réglementaire et les institutions - La crise financière confirme le fait que l’objectif devrait être d’améliorer la réglementation, mais pas forcément de l’alléger. La simplification des règles doit viser à protéger l’intérêt public. La crise fait ressortir l’importance d’une surveillance réglementaire appropriée.
- Selon les enquêtes auprès des entreprises et le rapport Doing Business du Groupe de la Banque mondiale, les pays en développement ont adopté de vastes programmes de réformes pour promouvoir l’activité du secteur privé.
- La réforme du cadre réglementaire est d’autant plus efficace que les institutions sont solides. Dans de nombreux pays, les entreprises indiquent que la corruption est un obstacle majeur à l’activité économique.
- À l’échelon mondial, les domaines dans lesquels la réglementation a connu le moins de réformes au cours des cinq dernières années sont l’exécution des contrats, la rigidité du marché du travail et l’information financière.
Retour en haut de page Effets de la réglementation sur les PME, le secteur informel et les femmes - Les PME — généralement le fer de lance de la création d’emplois — se ressentent plus durement des effets d’un mauvais climat d’investissement que les microentreprises et les grandes entreprises.
- Le degré de réglementation des petites entreprises influence fortement leur décision d’opérer dans le secteur moderne ou traditionnel. En général, plus le fardeau réglementaire qui pèse sur les petites entreprises d’un pays est lourd, plus le secteur informel est important.
- Les résultats des enquêtes auprès des entreprises confirment que le taux d’activité économique des femmes est inférieur à celui des hommes. Mais à mesure que le fardeau réglementaire diminue, davantage de femmes créent des entreprises. Il y a une corrélation positive entre l’amélioration des possibilités économiques des femmes et l’accroissement du niveau de revenu et du taux d’alphabétisation, une meilleure santé et l’accélération de la croissance économique.
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