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Aux États-Unis, le ralentissement de la demande intérieure et la solidité relative des exportations traduisent un déplacement plus général de la demande mondiale avec le recul de la désépargne accentué par l’effondrement du secteur immobilier des États-Unis en faveur d’un profil plus équilibré, où la demande des pays en développement tire de plus en plus l’expansion mondiale.
Ce déplacement de la demande contribue à rééquilibrer l’économie des États-Unis et les économies internationales. Les effets sont déjà apparents sur la balance des paiements des États-Unis.
Malgré la hausse des cours du pétrole, le déficit commercial des États-Unis a diminué de 0,6 % du PIB en 2007.
Bien que la baisse des dépenses des ménages soit brutale dans un premier temps et qu’elle risque d’amplifier encore les difficultés des marchés financiers, le rééquilibrage est crucial pour la stabilité à long terme car il réduit les risques de remous financiers à l’avenir.
Si le redressement de la balance commerciale des États-Unis est un élément positif au plan mondial, il s’accompagne d’une forte baisse des importations du pays, de sorte qu’il faut se demander si la demande intérieure du reste du monde peut augmenter assez rapidement pour soutenir la forte croissance des pays en développement tout en amortissant le ralentissement de l’économie des États-Unis (et éventuellement de l’Europe et du Japon) en fournissant une demande suffisante pour les exportations de cette économie.
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