La baisse du prix du pétrole et d’autres matières premières a amélioré les termes de l’échange pour bon nombre de pays en développement. Pour les pays importateurs de pétrole, la baisse des prix à l’importation et la hausse des prix à l’exportation leur a permis d’accroître leurs revenus d’environ 1,2 % de leur PIB entre 2009 et 2008. Pour des pays tels que Fidji, la Jordanie et les Seychelles, l’impact estimé de ces variations de prix devrait excéder 10 % de leur PIB. Au nombre des autres pays ayant réalisé des gains de leurs termes de l’échange (de plus de 5 % de leur PIB), on compte le Nicaragua, la République kirghize, le Togo, le Honduras, le Liban et la République dominicaine. Les conséquences sur les termes de l’échange entre le début de 2009 et le prix moyen de 2008 sont plus prononcées du côté des pays exportateurs de pétrole. En moyenne, les économies en développement exportatrices de pétrole devraient subir des pertes au niveau des termes de l’échange équivalentes à 6,8 % de leur PIB. Les plus importantes pertes de revenus sont celles enregistrées par la Guinée équatoriale, la République du Congo, la République islamique d’Iran et l’Azerbaïdjan qui représentent près d’un quart de leur PIB pour 2008. Pour les pays exportateurs de métaux, la détérioration des termes de l’échange a été moins prononcée, mais tout de même importante, en partie parce que la baisse des prix des produits alimentaires et du carburant a contrebalancé certaines des pertes des termes de l’échange attribuables aux prix moindres des métaux11. Comparativement à 2007, alors que les prix des matières premières étaient près de leurs niveaux actuels, tous les effets sur les termes de l’échange ont été beaucoup plus modestes cette fois-ci. L’impact de la baisse des prix des produits alimentaires sur les termes de l’échange de la plupart des économies a été relativement faible, principalement parce que la majorité des produits alimentaires consommés dans les pays en développement sont produits à l’intérieur même de ces pays. Les économies des petites îles et celles des autres pays où les importations de nourriture représentent une importante part de leurs importations totales de marchandises font exception à ce constat (c’est le cas du Bénin, des Comores, de l’Érythrée, d’Haïti, du Sénégal, de la Somalie et de la République du Yémen). La région qui risque le plus d’être touchée est celle du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui devrait enregistrer une baisse de ses termes de l’échange de près de 12 % de son PIB en 2009, suivie par la région de l’Afrique subsaharienne, avec une baisse de 6,1 %. À l’inverse, les régions de l’Asie du Sud et de l’Asie de l’Est et du Pacifique qui sont grandement dépendantes des importations de pétrole sont celles qui enregistreront les plus fortes hausses de leurs termes de l’échange : respectivement 2,7 % et 1,7 %. 11 Les exportations de métaux représentent près de la moitié des revenus d’exportations de marchandises dans des pays tels que le Chili, la Guinée, la Jamaïque, la République kirghize, le Mali, la Mauritanie, la Mongolie, le Mozambique, la Papouasie Nouvelle-Guinée, le Pérou, le Surinam, la Tanzanie et la Zambie.
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