Spreads sur les obligations souveraines
Sous le triple effet du tarissement subit des liquidités, du niveau plus marqué d'aversion au risque et du surcroît d'incertitude ambiant, la façon dont le risque est perçu et tarifé s'est modifiée à tous les niveaux de l'économie mondiale. On a ainsi vu croître sensiblement les écarts de taux d'intérêt appliqués aux avoirs présentant plus de risque, y compris les obligations d'entreprises de pays en développement ou à revenu élevé et celles de certains États souverains. Les spreads appliqués aux pays en développement restent élevés et, bien que les taux de base à partir desquels ils sont calculés aient eux-mêmes diminué en réponse au relâchement des politiques monétaires qui a suivi la crise dans les pays à revenu élevé, les coûts d'emprunt et rendements obligataires pour les entreprises des pays en développement ont augmenté de façon appréciable (du simple au double dans certains cas), avec les effets importants que cela a potentiellement sur la capacité d'endettement soutenable et la rentabilité des investissements futurs.
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