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Risques : page 4 de 4

Une récession plus profonde des États-Unis, conjuguée à l’aggravation des difficultés des institutions financières, pourrait conduire ce pays à adopter des mesures de politiques monétaires divergeant plus fortement de l’orientation adoptée dans le reste du monde, ce qui accentuerait encore les pressions qui s’exercent sur le dollar EU.
Un nouvel affaiblissement de cette monnaie augmenterait les incertitudes qui planent sur le système commercial international en modifiant dans un premier temps la compétitivité relative des pays, en fonction de leurs régimes de change respectifs.

De même une dépréciation plus accentuée du dollar accroîtrait l’incertitude qui pèse sur les rendements relatifs des marchés financiers.
Et une forte baisse du dollar alimenterait les anticipations inflationnistes aux États-Unis, ce qui pourrait se répercuter sur les anticipations inflationnistes mondiales et pousser ainsi une nouvelle fois à la hausse le prix des produits de base.

Il est notoire que les cours du pétrole sont devenus difficiles à prédire.
Mais une hausse plus importante ne saurait être écartée, même dans le scénario impliquant un ralentissement modéré de la croissance mondiale.

De nouvelles augmentations du pétrole auraient des conséquences nettement plus graves sur les pays en développement importateurs de pétrole que la hausse des cours de ces dernières années.

Au début de l’ascension des cours, de nombreux pays ont enregistré un excédent ou un modeste déficit du compte des transactions courantes et bénéficié de la hausse du prix des exportations d’autres produits de base, tandis que l’inflation intérieure demeurait modérée. Aujourd’hui, les comptes courants de nombreux pays importateurs de pétrole se sont détériorés, le cours des métaux n’est plus sur une pente ascendante forte et les pressions inflationnistes augmentent.

Et avec le niveau élevé qu’ont désormais atteint les prix du pétrole, la part de l’or noir dans le PIB des pays importateurs de pétrole est un multiple de ce qu’elle était ne serait-ce que quelques années auparavant, ce qui signifie qu’une augmentation en pourcentage de même amplitude aura un impact substantiellement plus important.

L’éventualité d’un large mouvement de changes accroît l’incertitude qui pèse sur le système commercial international puisque la valeur des contrats varie en fonction de la monnaie de support.
La possibilité d’une dépréciation plus marquée du dollar risque d’accentuer les pressions inflationnistes dans les pays qui ont un régime de change fixe ou administré (lié au dollar EU).

L’affaiblissement du dollar risque d’alimenter les anticipations inflationnistes aux États-Unis, ce qui inciterait les investisseurs à se tourner vers les marchés de produits de base, poussant encore le cours de ces produits à la hausse.

La flambée des prix alimentaires de ces dernières années a eu des effets très défavorables sur la pauvreté dans certains des pays les plus démunis du monde.
Les marchés mondiaux des produits alimentaires demeurent très tendus, de sorte qu’ils sont très sensibles aux perturbations de l’offre.

Les stocks mondiaux de céréales étant pratiquement à un niveau plancher par rapport à la consommation, une sécheresse affectant la récolte à venir pourrait exercer de sérieuses pressions sur les prix.
Une sécheresse modérée dans un grand pays producteur se traduit en moyenne par une diminution de 2 % des rendements mondiaux par rapport à la tendance longue.

La production de céréales s’en trouverait réduite de 40 millions de tonnes et les stocks mondiaux baisseraient de 12 % environ par rapport aux  320 millions de tonnes escomptés à la fin de la présente campagne de vente.
Une réduction des rendements de cette importance au moins s’est produite dans à peu près 30 % de l’intervalle de temps écoulé depuis 1960, et une baisse de 3 % ou davantage dans à peu près 20 % du temps écoulé depuis cette époque.

Le niveau élevé du prix des engrais peut accroître la probabilité de rendements décevants étant donné que les paysans n’ont pas les moyens de se procurer des engrais.
Et, dans ce scénario (de sécheresse), le prix moyen des céréales alourdirait encore de 30 %, selon les estimations établies, des prix déjà très élevés.

De nouvelles hausses de prix dans le secteur alimentaire auraient un impact majeur sur des pans importants des populations les plus pauvres et les plus vulnérables, en particulier dans les centres urbains.

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