Environnement

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  • Que fait la Banque pour protéger l’environnement ?
  • La Banque met à la disposition des gouvernements des pays pauvres des ressources financières, mais aussi des connaissances, pour les aider à protéger l’environnement. Au milieu de l’exercice 07 (fin décembre 2006), la Banque mondiale avait approuvé 9 projets portant sur la gestion de l’environnement et des ressources naturelles, soit un engagement de 0,3 milliard de dollars. Ces engagements devraient dépasser les 2,1 milliards de dollars en fin d’exercice. Le Projet d’aménagement intégré des forêts du Guangxi (montant total du prêt : 100 millions de dollars) et le Projet de d'aménagement urbain dans le Sichuan (montant total du prêt : 180 millions de dollars), tous deux exécutés en Chine, sont les deux nouveaux projets les plus importants en termes de prêts consentis par la Banque dans le domaine de la gestion de l'environnement et des ressources naturelles.

    Par ailleurs, outre les projets d’investissement, les travaux effectués par la Banque dans le cadre des analyses environnementales nationales (CEA) et des évaluations environnementales stratégiques (SEA) aident les pays à évaluer systématiquement leurs priorités environnementales, les conséquences pour l'environnement de leurs principales politiques, ainsi que leur capacité à répondre aux priorités de développement et aux problèmes écologiques qu'elles posent. Les CEA réalisées ces cinq dernières années ont contribué notamment à : étayer les réformes structurelles (ex. : CEA de la Colombie), identifier des opérations de prêt (ex. : CEA du Bangladesh, de l’Égypte, de la Tunisie et du Pérou), prendre en compte le volet « environnement » dans les stratégies d’aide-pays (CAS) (ex. : CEA de l’Égypte) et dans les DSRP (ex. : CEA du Bangladesh), étayer les opérations de prêt à l’appui des politiques de développement (ex. : CEA du Guatemala et d’El Salvador), et renforcer la coordination des activités des bailleurs de fonds (ex. : CEA du Ghana, de l’Égypte et de la Tunisie).

    La Banque collabore en outre avec ses partenaires de la communauté internationale à la réalisation des objectifs concernant l’environnement.

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  • Quelles sont les priorités des programmes de prêt de la Banque mondiale en faveur de l’environnement ?
  • Les activités de gestion de l’environnement et des ressources naturelles font de plus en plus partie intégrante des projets sectoriels (agriculture, assainissement de l’eau, aménagement urbain, etc.).

    Les projets de l’Association internationale développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, comprenant des activités de cette nature atteignaient 9,2 milliards de dollars au milieu de l’exercice 07, soit environ 10 % de l’ensemble du portefeuille de la Banque. Le portefeuille « gestion de l'environnement et des ressources naturelles », c’est-à-dire les projets qui sont constitués à plus de 65 % d’activités dans ce domaine, représente des engagements totaux de 2,5 milliards de dollars.

    Environ 35 % de ce montant ont été consacrés à la gestion de la pollution et à la salubrité de l'environnement (3,17 milliards de dollars) ; 26 % à la gestion des ressources en eau (2,38 milliards) ; 12 % à la gestion des terres (1,14 milliard) ; 10 % aux politiques environnementales et au développement institutionnel (929 millions) ; 9 % aux initiatives dans le domaine du changement climatique (818 millions) ; et 3 % à la biodiversité (274 millions). Plus d’un tiers des engagements en portefeuille en faveur de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles porte donc sur la gestion de la pollution et la salubrité de l'environnement. Un quart des engagements vise la gestion des ressources en eau. Au milieu de l’exercice 07 (fin décembre 2006), la Banque mondiale avait approuvé 9 projets portant sur la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, soit un engagement de 0,3 milliard de dollars. Ces engagements devraient dépasser les 2,1 milliards de dollars en fin d’exercice, ce qui représente près de 7,1 % du total des nouveaux financements consentis par la Banque durant l’exercice, soit une augmentation de 5,9 % par rapport à l’exercice 06.

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  • Que fait la Banque pour contribuer à la protection de l’environnement ?
  • Outre nos projets de l’Association internationale de développement (IDA) et de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), nous sommes les Agents d'exécution du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) avec nos partenaires, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). Nous utilisons ce fonds pour aider les pays emprunteurs à atteindre des objectifs régionaux et mondiaux en matière d’environnement. Les ressources mobilisées par le Groupe de la Banque mondiale depuis la création du FEM se chiffraient à 17,6 milliards de dollars au milieu de l’exercice 07, et se composaient de financements publics et privés dans quatre domaines : préservation de la biodiversité, changements climatiques, substances appauvrissant la couche d’ozone et eaux internationales. À cette date, sept nouveaux projets du FEM avaient été approuvés, financés à hauteur de 83 millions de dollars par le FEM lui-même et de 104 millions de dollars par la Banque.

    Agent d’exécution du Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal visant l’élimination de la production et l’utilisation de substances qui appauvrissent la couche d’ozone, la Banque a mis en œuvre plus de 600 projets d’investissement et d’assistance technique depuis 15 ans. Au 31 décembre 2006, ces projets d'élimination progressive de près de 260 000 tonnes de substances nocives pour la couche d'ozone représentaient un montant global de l’ordre de 806 millions de dollars. Durant la deuxième moitié de 2006, près de 10 millions de dollars ont été approuvés au titre de différentes tranches de plans sectoriels pour l’élimination progressive de la production et l’utilisation du tétrachlorure de carbone en Inde.

    Le service des crédits carbone de la Banque, qui a pour but de mobiliser des investissements publics et privés pour des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre, administre 2,2 milliards de dollars au moyen de 11 fonds carbone ou dispositifs équivalents mis en place par 16 pays et 65 entreprises privées.


  • Durabilité de l’environnement et croissance économique sont-elles compatibles ?
  • La protection de l’environnement doit faire partie intégrante de la promotion de l’objectif de croissance économique dans les pays en développement. Les facteurs environnementaux tels que la pollution atmosphérique, la pollution de l'air à l'intérieur des habitations, les maladies d’origine hydrique et l’exposition aux substances toxiques posent un risque sanitaire pour des millions de personnes, tandis que la dégradation des ressources naturelles — terres, eau et forêts — se poursuit à un rythme alarmant dans de nombreux pays. Les maladies transmises par l’eau et la pollution atmosphérique coûtent la vie à cinq à six millions de personnes par an dans les pays en développement. On estime que les coûts économiques de la dégradation de l’environnement représentent entre 4 et 8 % du PIB annuel dans de nombreux pays en développement. Parallèlement, les grandes évolutions, telles que la mondialisation, le rôle accru du secteur privé et de la société civile, et les progrès technologiques rapides ont transformé le monde dans lequel nous vivons, et dans lequel développement et protection de l’environnement sont de plus en plus étroitement liés.

    Bien qu’il existe de nombreux moyens de concilier les objectifs économiques, sociaux et environnementaux sans léser personne, les décisions quotidiennes font inévitablement intervenir des jugements de valeur et des choix de société qui exigent souvent des compromis difficiles. Ces compromis entre générations, groupes sociaux et pays influent sur l'opinion que chacun se fait du développement durable.

    La surexploitation des ressources halieutiques, par exemple, peut provisoirement améliorer les revenus des pêcheurs. De ce point de vue, l'effort de conservation peut paraître coûteux, mais on n'en recueillera les fruits lorsque les mesures prises auront permis d’éviter l’effondrement de l’industrie de la pêche, qui priverait à terme les pêcheurs de nourriture et de moyens d’existence. De même, les énormes coûts sociaux liés à la pollution peuvent justifier les coûts des mesures de prévention et de lutte. Si les pays et les sociétés peuvent avoir des priorités environnementales différentes, leurs choix doivent s’appuyer sur une bonne analyse et être le résultat d’un processus de consultations des principales parties prenantes directement concernées.

    Pour la Banque mondiale et les autres institutions d’aide au développement, il s'agit de travailler avec leurs clients en vue d’élaborer et appliquer des politiques et programmes, et d'exécuter des projets qui, à la fois, continuent à favoriser le développement économique, en répartissent les gains de façon plus équitable en privilégiant la lutte contre la pauvreté, évitent de sacrifier les intérêts des futures générations au profit des impératifs de la génération actuelle, et s'appuient sur le consensus qui se dégage à l’échelle mondiale autour d’une gestion plus durable des ressources naturelles et des autres éléments essentiels du patrimoine écologique.

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  • Pourquoi la Banque finance-t-elle la construction de barrages ?
  • La Banque investit dans certains projets de construction de barrages parce que ces derniers améliorent et renforcent la production d'électricité, l'irrigation et l'approvisionnement en eau, indispensables aux villes et aux secteurs d'activité économique. Ils permettent également de faire face aux périodes de sécheresse et de se protéger des inondations. Mais l’appui de la Banque aux ouvrages hydrauliques dans les pays en développement va bien au-delà de la construction des barrages. La Banque aide à la construction de canaux, de stations de pompage, de ponts, de systèmes d'irrigation et d'installations souterraines de stockage de l'eau. Au cours des 10 dernières années, les financements pour une gestion des barrages plus sûre et plus efficace ont formé une composante importante des prêts liés aux barrages. Dans le cadre des projets de barrages, la Banque préfère en général apporter des cofinancements, et souvent jouer le rôle de fournisseur de garanties. Indépendamment du secteur privé et des autres sources de financement, l'aide directe de la Banque à la construction de barrages s'est stabilisée à 0,5-1 % après avoir atteint 3-4 % dans les années 60 et 70.

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  • La Banque est-elle en faveur de la privatisation de l’eau ?
  • La Banque mondiale travaille avec des compagnies d'eau publiques et privées. L'objectif étant de fournir une eau et des services d’assainissement de meilleure qualité à un plus grand nombre de personnes, il est indispensable que les services d’utilité publique deviennent plus efficaces. La privatisation n’est pas une idéologie relayée par la Banque ni une condition préalable à l’octroi de ses prêts.

    Aujourd'hui, les financements privés dans le domaine de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement représentent moins de 10 % du total des investissements réalisés dans les pays en développement, et leur niveau a baissé ces dernières années. Les fonds publics sont la plus importante source de financement et le resteront pour les années à venir.

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  • Que font la Banque mondiale et ses partenaires pour sauver les forêts de l’Amazonie et d’autres régions du monde ?
  • La gestion durable des forêts est un aspect essentiel de la mission de la Banque. Les forêts contribuent en effet aux moyens d’existence des pauvres, offrent de nombreuses possibilités pour le développement économique et fournissent des services écologiques essentiels à l’échelle mondiale. En 2002, la Banque mondiale a adopté une nouvelle Stratégie forestière fondée sur une approche systémique pour réaliser les objectifs de réduction de la pauvreté, de développement économique durable et de préservation de l’environnement. Depuis qu’elle a adopté cette démarche plus volontariste en matière forestière, son portefeuille dans ce domaine est passé de 11 millions de dollars pendant l’exercice 01 à 302 millions de dollars durant l’exercice 06.

    À travers des partenariats et des programmes stratégiques tels que l’Alliance réunissant la Banque mondiale et le Fonds mondial pour la nature (WWF), Program on Forests (PROFOR), qui est financé par plusieurs bailleurs de fonds, et l’initiative pour le renforcement de l'application des lois et de la gouvernance dans le secteur des forêts (FLEG), la Banque mobilise des ressources, rapproche les intérêts des différents acteurs concernés, encourage l'innovation, favorise la communication, et transpose à plus grande échelle les projets ayant des effets positifs. Pour mieux tirer parti des synergies entre les partenariats forestiers, un nouveau partenariat, la Global Forest Alliance (GFA) 2015, est en train de voir le jour. Créée à l’instigation du Président Wolfowitz, la GFA 2015 constituera un outil destiné à aider les pays clients à saisir les nouvelles opportunités qui s’offrent pour le secteur forestier, telles que la prévention du déboisement pour réduire le risque climatique. La GFA 2015 mobilisera des dons et des financements à des conditions libérales, et exploitera au maximum les partenariats pour réaliser les objectifs de la Stratégie forestière.

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Mise à jour : mars 2007




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