Le Commerce


  • Comment la Banque mondiale con√ßoit-elle la contribution du commerce et du d√©veloppement ?
  • La strat√©gie de la Banque relative au commerce vise √† 1) promouvoir un syst√®me d'√©changes multilat√©ral, ouvert, transparent, fond√© sur des r√®gles et propice au d√©veloppement ; 2) faire du commerce et de la comp√©titivit√© des aspects essentiels des strat√©gies de d√©veloppement des pays, et 3) soutenir la r√©forme du commerce et de la comp√©titivit√© par une aide efficace √† la facilitation des √©changes.

    Ces dernières années, les activités de la Banque dans ce domaine ont progressé tant au plan opérationnel qu'au niveau du travail d'analyse et de recherche, ou de sensibilisation, de formation et de renforcement des capacités. En outre, actuellement, la Banque intensifie son action dans les domaines suivants :

    • Soutien renforc√© aux programmes-pays qui portent sur le commerce et la comp√©titivit√©, notamment sous forme d'analyse de l‚Äôaction √† mener, de pr√™ts et d'assistance technique.
    • Augmentation des ressources affect√©es aux infrastructures li√©es au commerce.
    • √Člargissement des programmes pour financer le commerce par l'interm√©diaire de la Soci√©t√© financi√®re internationale (IFC), institution du Groupe de la Banque charg√©e des op√©rations avec le secteur priv√©.
    • Extension de l'aide √† la facilitation des √©changes, y compris au niveau de la logistique, des transports et de la cha√ģne d‚Äôapprovisionnement.
    • Augmentation des investissements dans la formation et le renforcement des capacit√©s des responsables de l‚Äôaction publique, particuli√®rement dans les pays √† revenu interm√©diaire.
    • Accroissement des travaux consacr√©s aux outils accessibles √† tous pour aider les pays √† analyser les obstacles au commerce, et √©tablissement d‚Äôindicateurs permettant d‚Äôeffectuer des comparaisons entre pays.
    • D√©veloppement plus approfondi des connaissances sur la fa√ßon de ma√ģtriser la mondialisation pour favoriser la croissance et vaincre la pauvret√© et g√©n√©rer des informations pour le d√©bat sur les politiques commerciales.

    Au niveau opérationnel, la Banque mondiale a étendu son soutien aux réformes axées sur le commerce en dispensant des services d'analyse et de conseil, en entretenant un dialogue soutenu sur les politiques, en apportant une aide financière, une aide technique et en renforçant les capacités. Le montant total des engagements de la Banque sous forme de financements concessionnels ou non est passé de 400 millions de dollars durant l'exercice 00 à environ 1,6 milliard durant l'exercice 07, par suite essentiellement des efforts visant les infrastructures commerciales pour soutenir l'intégration régionale, l’expansion et la compétitivité des exportations ainsi que la facilitation du commerce. Les prêts concernaient 42 pays et quatre prêts multi-pays, dont la majorité était destinée à l'Europe et à l'Asie centrale ainsi qu’à l’Afrique subsaharienne.

    Les travaux de recherche de la Banque servent de base aux programmes nationaux dans le domaine du commerce et contribuent √† mieux faire comprendre le r√īle du commerce international dans le d√©veloppement et la r√©duction de la pauvret√©. Aujourd'hui, ces travaux portent sur les incidences du commerce et de l'ajustement sur la pauvret√©, l'analyse de l'impact des r√©formes commerciales sur les entreprises, les consommateurs et la comp√©titivit√© commerciale ; elle porte aussi sur le cadre r√©glementaire du secteur des services.

    L‚ÄôInstitut de la Banque mondiale, l‚Äôorgane du Groupe de la Banque mondiale charg√© de la formation et du renforcement des capacit√©s a sensiblement accru ses programmes relatifs au commerce. Gr√Ęce aux solides partenariats qu‚Äôil a forg√©s avec d'autres organismes locaux, r√©gionaux ou internationaux, l'Institut pr√©voit d'accro√ģtre ses activit√©s d'apprentissage d'environ 50 % au cours de l'exercice 09, en organisant une cinquantaine d'√©v√©nements qui mobiliseront plus de 3 800 participants. En juin 2008, l'Institut lancera officiellement les Indicateurs du commerce mondial (WTI) 2008, un nouvel ensemble complet d'indicateurs sur les politiques et r√©sultats commerciaux
    (pour plus d'informations, consultez le site www.worldbank.org\wti2007)

    Pour plus d'informations, consultez www.worldbank.org/trade

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  • Qu‚Äôelle ligne d‚Äôaction la Banque mondiale suit-elle dans le domaine commercial ?
  • Les √©changes commerciaux constituent l‚Äôun des facteurs qui alimentent la croissance indispensable √† la r√©duction de la pauvret√©. D'une mani√®re g√©n√©rale, les pays qui ont consolid√© les liens qui les unissent √† l'√©conomie mondiale gr√Ęce au commerce et √† l'investissement ont connu une croissance plus rapide et un recul plus marqu√© de la pauvret√© que les autres. Mais, dans le cadre des conseils qu'elle dispense sur les mesures √† prendre pour accro√ģtre cette int√©gration commerciale, la Banque agit au cas par cas, en fonction des conditions propres √† chaque pays au lieu d'appliquer une approche uniforme.

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  • Pourquoi certains pays en d√©veloppement n'ont-ils pas r√©ussi √† tirer parti des avantages que le commerce international peut offrir ?
  • Certains pays √† faible revenu n'ont pas r√©ussi √† tirer profit de la mondialisation en raison de leurs faibles capacit√©s au niveau de l‚Äôoffre : faiblesse des infrastructures, politiques nationales d√©ficientes et application par de nombreux pays d√©velopp√©s de politiques peu judicieuses entra√ģnant des distorsions commerciales au niveau des √©changes.

    En maintenant des obstacles importants au commerce, notamment des obstacles non tarifaires, les pays √† faible revenu r√©duisent la mesure dans laquelle leurs propres exportateurs peuvent soutenir la concurrence sur les march√©s mondiaux et nuisent √† leurs propres consommateurs. Des obstacles aux √©changes et aux investissements peuvent aussi rendre ces pays moins √† m√™me de tirer parti de la diffusion des technologies, du transfert des connaissances et autres gains de productivit√© tir√©s de l'int√©gration. Des politiques inad√©quates et un climat insuffisamment propice √† l'investissement portent atteinte aux efforts entrepris dans ces pays pour relever les niveaux de vie au moyen des √©changes internationaux. En revanche, les pays peuvent accro√ģtre leur comp√©titivit√© en am√©liorant les incitations √† l'investissement priv√© dans les secteurs des biens et services √©changeables (par exemple, r√©forme des droits de douane et politiques fiscales) ; r√©duction du co√Ľt des √©changes (par exemple, am√©lioration des services aux producteurs cl√©s et facilitation des √©changes) ; et politiques cibl√©es pour promouvoir la comp√©titivit√© (par exemple, renforcement de la sensibilisation aux normes et des capacit√©s et promotion des exportations).

    Les obstacles dressés par les pays développés à l'encontre des exportations des pays en développement ont réduit les possibilités des pays en développement de conquérir de nouveaux marchés. L'appui que les pays développés accordent à leurs agriculteurs (et qui se répercute sur leurs contribuables par le jeu des subventions et sur leurs consommateurs par celui des hausses de prix résultant des droits de douane et autres mesures de protection à la frontière) se chiffre aux alentours de 270 milliards de dollars en 2006, soit près du triple du niveau global de l'aide au développement. Compte tenu des mesures de protection appliquées par les pays développés et d’autres pays en développement à leurs produits, les exportateurs des pays à faible revenu ou intermédiaire acquittent actuellement un montant deux fois plus élevé que les pays développés au titre des droits d’exportation.

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  • Pourquoi le cycle de n√©gociations de Doha est-il important pour le d√©veloppement ?
  • Le cycle de n√©gociations de Doha qui se poursuit dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) offre une importante occasion de s‚Äôattaquer aux obstacles qui emp√™chent les pays en d√©veloppement de pouvoir s‚Äôimplanter efficacement sur les march√©s mondiaux et d'utiliser l'effet de levier des √©changes commerciaux pour assurer leur propre croissance. Les √©l√©ments importants qui peuvent r√©sulter, au plan du d√©veloppement, de la conclusion du cycle de Doha sont les suivants :

    • Une r√©forme substantielle du commerce agricole, men√©e par des pays d√©velopp√©s : Le niveau de protection accord√© √† l'agriculture dans les pays riches fait baisser les cours mondiaux des produits export√©s par les pays en d√©veloppement et emp√™chent ceux-ci d‚Äôavoir acc√®s √† d'importants march√©s d'exportation. L'acc√®s aux march√©s est primordial, y compris ceux des produits actuellement les plus prot√©g√©s. Des r√©ductions tangibles s'imposent √©galement au niveau des subventions qui faussent les √©changes. M√™me quand elles ne sont pas mon√©tairement √©lev√©es, celles-ci peuvent causer des d√©g√Ęts consid√©rables. Les subventions sur le coton ont beau √™tre inf√©rieures √† 4 milliards de dollars par an, elles co√Ľtent √† peu pr√®s 150 millions de dollars par an aux producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest, ce qui √©quivaut √† quelque 10 % de leurs exportations totales de marchandises.
    • Une participation de tous les pays : Les pays en d√©veloppement, et surtout ceux √† revenu interm√©diaire, doivent eux-m√™mes √™tre parties prenantes, en proposant d'ouvrir leurs propres march√©s aux biens manufactur√©s, aux services et aux produits agricoles. Il en va en effet de leur propre int√©r√™t √©conomique : lorsqu'il existe un climat porteur pour l'investissement, l'ouverture des √©changes contribue √† accro√ģtre la productivit√© et √† acc√©l√©rer la diffusion de technologies et, partant, la croissance. Pour l'ensemble des pays, une bonne partie des retomb√©es positives de Doha proviendra de leur propre processus de lib√©ralisation. Il en va √©galement de l'int√©r√™t des autres pays pauvres : les √©changes commerciaux entre pays en d√©veloppement sont en effet importants, et ils connaissent une expansion de 50 % sup√©rieur √† celle du commerce mondial en g√©n√©ral.

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  • Qu'adviendra-t-il du cycle de Doha ?
  • La Banque mondiale se f√©licite de la progression du cycle de Doha, en particulier des perspectives de mise en place, pour la premi√®re fois, de disciplines juridiques compl√®tes, notamment dans l'agriculture. En ce sens, le cycle de Doha (comme ses pr√©d√©cesseurs) doit √™tre consid√©r√© comme un investissement dans une meilleure gouvernance mondiale. Le temps est maintenant venu de consolider les progr√®s accomplis dans les n√©gociations √† l'OMC et mener le cycle de Doha √† son terme. Toutes les parties vont devoir faire preuve √† la fois de souplesse et de volont√© politique pour que cela soit le cas.

    Si l‚Äôaboutissement du cycle de n√©gociations de Doha devait √™tre encore repouss√©, cela pr√©senterait de s√©rieux risques pour le syst√®me commercial multilat√©ral. L'OMC rev√™t une importance particuli√®re pour les pays en d√©veloppement, car elle assure l'acc√®s non discriminatoire et garanti aux march√©s, le r√®glement des diff√©rends par l‚Äôapplication des r√®gles et la transparence des r√©gimes commerciaux. En cas de nouveau glissement de calendrier du cycle de Doha, le syst√®me de r√®glement des diff√©rends de l'OMC risquerait de subir un surcro√ģt de pression, les pays portant leurs diff√©rends devant la justice plut√īt que d‚Äôen n√©gocier le r√®glement, ce qui pourrait se traduire par un regain de protectionnisme sur les principaux march√©s.

    Un glissement de calendrier ou un échec du cycle de Doha pourrait en outre renforcer encore l'attrait des accords commerciaux régionaux dans les pays en développement comme dans les pays développés. Des accords régionaux bien conçus peuvent profiter à leurs pays membres mais ne pas remédier à des distorsions systémiques, telles que les subventions agricoles. En matière de politique commerciale, la négociation multilatérale de la suppression des obstacles aux échanges reste la meilleure option pour ce qui est de promouvoir le développement et de réduire la pauvreté à travers le monde.

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  • Qu'en est-il de l'aide √† la facilitation des √©changes ?
  • L'aide √† la facilitation des √©changes est une priorit√© de la Banque mondiale pour aider les pays en d√©veloppement √† s'int√©grer dans l'√©conomie mondiale. Bien qu'elle ne fasse pas formellement partie des n√©gociations de Doha, l'aide √† la facilitation des √©changes reste un des compl√©ments cl√©s de l‚Äôaboutissement du cycle de Doha. Elle peut aider les pays en d√©veloppement √† surmonter les contraintes li√©es √† l'offre et √† g√©rer le co√Ľt des ajustements r√©sultant de r√©formes commerciales.

    Pour faire suite √† plusieurs r√©unions r√©gionales et √† une r√©union d'examen global qui s'est tenue √† l'automne 2007 afin d'encourager l'√©change d'informations sur les meilleures pratiques et faciliter l'action collective visant √† optimiser les avantages de l'aide √† la facilitation des √©changes, le directeur g√©n√©ral de l'OMC, Pascal Lamy, a r√©cemment pr√©sent√© une nouvelle feuille de route pour cette aide en 2008, en mettant l‚Äôaccent sur l‚Äôam√©lioration du suivi des actions men√©es, leur mise en pratique et leur appropriation par les pays. En 2008/2009, l'OMC parrainera un nombre limit√© ¬ę d'examens nationaux de l'aide √† la facilitation des √©changes ¬Ľ au niveau national et sous-r√©gional pour montrer les r√©ussites et mettre en lumi√®re les besoins du commerce.

    Selon l'OCDE, en volume, le Japon et les √Čtats-Unis sont les pays qui ont le plus contribu√© √† l'aide √† la facilitation des √©changes en 2006, la Commission europ√©enne est le premier donateur multilat√©ral et la Banque mondiale, par l'interm√©diaire de l'Association internationale de d√©veloppement (IDA), le quatri√®me bailleur d'aide concessionnelle √† la facilitation des √©changes en 2006 (la Banque a √©galement √©t√© le premier bailleur d'aide multilat√©rale de ce type au cours de la p√©riode 2002-2006 et le premier donateur √† l‚Äôappui des pays √† faible revenu, sa contribution repr√©sentant 24 % de l‚Äôensemble de l'aide √† la facilitation des √©changes re√ßue par ces pays). La Banque asiatique de d√©veloppement et la Banque africaine de d√©veloppement contribuent aussi largement √† cette aide dans leur r√©gion respective et elles comptent parmi les 10 premiers donateurs mondiaux.

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  • Quel est le point de vue de la Banque sur les accords commerciaux r√©gionaux (ACR) ?
  • En mati√®re d'√©changes, les accords commerciaux r√©gionaux (ACR) peuvent ouvrir des possibilit√©s que n'offre pas n√©cessairement le syst√®me multilat√©ral. Il est souvent plus facile de parvenir √† une lib√©ralisation r√©ciproque lorsque les intervenants sont relativement peu nombreux et motiv√©s. Les accords commerciaux r√©gionaux pr√©sentent en outre le degr√© de souplesse voulu pour traiter de questions que les √©changes multilat√©raux ne permettent pas d'aborder convenablement. Par exemple, les accords r√©gionaux vont g√©n√©ralement au-del√† des r√©ductions tarifaires et visent notamment √† r√©gler les probl√®mes li√©s aux normes, aux questions douani√®res et aux passages de fronti√®res, ainsi qu'√† la r√©glementation des services, et √† traiter des r√®gles qui conditionnent plus g√©n√©ralement l'am√©lioration globale du climat de l'investissement. En outre, les accords commerciaux r√©gionaux s'inscrivent souvent dans le cadre plus large d'efforts de coop√©ration r√©gionale de nature √©conomique et politique.

    Pour donner les r√©sultats vis√©s, les politiques commerciales doivent aussi s'int√©grer dans un dispositif de politique int√©rieure appropri√©. Les accords commerciaux r√©gionaux qui ont le plus de chances d'accro√ģtre √† terme le revenu des pays signataires sont ceux qui pr√©voient de faibles tarifs ext√©rieurs, peu de secteurs et de produits exempt√©s, et des r√®gles lib√©rales pour les crit√®res d'origine.

    En accordant des préférences à certains pays, les accords commerciaux régionaux excluent par définition d'autres pays, lesquels sont victimes de la discrimination que le système multilatéral visait à éliminer. Certains pays en sont exclus pour des raisons politiques, ou parce qu'ils ne peuvent pas supporter les frais qu’occasionnent de multiples négociations séparées.

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  • Quelles sont les derni√®res publications de la Banque relatives au commerce ?
    • Rapport de suivi mondial 2008 ¬ę Les ODM et l'environnement ; programme pour un d√©veloppement inclusif et durable ¬Ľ
    • ¬ę Manuel des Statistiques du commerce international des services ¬Ľ √©dit√© par A. Mattoo, Robert M. Stern et G. Zanini, Oxford University Press, 2008,
    • Perspectives pour l'√©conomie mondiale 2008 ¬ę Diffusion des technologies dans les pays en d√©veloppement ¬Ľ. Indice de performance logistique (LPI) 2007, www.worldbank.org\lpi The World Trade Indicators (WTI) 2007, www.worldbank.org\wti2007
    • Trade, Doha, and Development: a Window into the Issues √©dit√© par R. Newfarmer, 2005.

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Sigles :
OMC : Organisation mondiale du commerce
FMI : Fonds monétaire international
PNUD : Programme des Nations Unies pour le développement
CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement
PFR : Pays à faible revenu

Mise à jour : Mars 2008




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