VIH/SIDA

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Que fait la Banque mondiale pour combattre la propagation du VIH/SIDA?
Qu'est-ce que le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA?
Quelle est la région la plus touchée par l'épidémie de VIH/SIDA?
Que fait la Banque pour aider les pays pauvres à lutter contre le VIH/SIDA, particulièrement en Afrique ?
Qu'est-ce que le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP) ?
Quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier du programme MAP ?
Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Asie du Sud
Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la R√©gion Am√©rique latine et Cara√Įbes ?
Que fait la Banque mondiale pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Europe et Asie centrale ?
La Banque soutient-elle les efforts internationaux de recherche d'un vaccin contre le VIH/SIDA ?
La Banque mondiale soutient-elle l'Initiative 3X5 de l'Organisation mondiale de la santé ?
Peut-on esp√©rer ma√ģtriser l'√©pid√©mie du VIH/SIDA dans les r√©gions les plus atteintes?
Quels sont les pays qui ont su faire face à la crise du sida ? Qu'ont-ils fait de différent par rapport aux autres pays?
Quels sont les programmes qui ont le plus fait reculer le VIH/SIDA dans les pays en développement?
Comment la Banque évalue-t-elle les résultats de ses programmes de lutte contre le sida?

La Banque approuve-t-elle le système de participation aux frais médicaux ?

Que fait la Banque mondiale pour combattre la propagation du VIH/SIDA ?         

La Banque mondiale qui finance le plus gros volume d’investissements dans des actions de pr√©vention et d’att√©nuation du VIH/SIDA dans les pays en d√©veloppement s'emploie, avec ses partenaires, √† intensifier la lutte contre la maladie √† l'√©chelon mondial, Le virus de l'immunod√©ficience humaine (VIH) qui cause le sida se propage √† une rapidit√© alarmante. Il constitue, pour le d√©veloppement de l'humanit√©, un probl√®me sans pr√©c√©dent, qui touche des millions de personnes en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud, dans les Cara√Įbes et d'autres r√©gions du monde. Face au d√©fi que repr√©sente cette √©pid√©mie pour la sant√© et le d√©veloppement √† l'√©chelle de la plan√®te, le Groupe de la Banque mondiale a entrepris de renforcer¬†son action de lutte contre le VIH/SIDA.

S'il ne fait aucun doute que le VIH/SIDA est un probl√®me de sant√©, on s'accorde partout √† reconna√ģtre qu'il s'agit √©galement d'un probl√®me de d√©veloppement susceptible de compromettre le bien-√™tre social, le progr√®s socio√©conomique, la productivit√©, la coh√©sion sociale et m√™me la s√©curit√© nationale. Le sida touche tous les segments de la soci√©t√©. Il atteint les parents, les enfants, les jeunes, les enseignants, les agents sanitaires, les riches et les pauvres.

En partenariat avec les gouvernements nationaux, les responsables locaux, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, les fondations, les organisations non gouvernementales, les agences des Nations Unies et le secteur privé, la Banque mondiale s'efforce :

  • d'inverser la tendance √† la propagation de l'√©pid√©mie parmi les groupes vuln√©rables et au sein de la population en g√©n√©ral¬†;
  • de promouvoir les politiques nationales en mati√®re de sant√© et les approches multisectorielles en mettant l’accent sur des secteurs tels que l'√©ducation, les filets de protection sociale, les transports et d'autres domaines essentiels¬†; et
  • de renforcer les traitements et la prise en charge des personnes atteintes du VIH/SIDA et de leurs familles ainsi que des orphelins de parents d√©c√©d√©s du sida et d’autres enfants vuln√©rables.

Au plan national, la Banque prend une part active au dialogue sur l'action √† mener et aide les pays √† se pr√©valoir des m√©canismes d'all√®gement de dette pr√©vus en application de la¬†Strat√©gie de r√©duction de la pauvret√©¬†(a) et de l'Initiative en faveur des pays pauvres tr√®s endett√©s (PPTE) pour affecter les ressources ainsi lib√©r√©es √† la lutte contre le VIH/SIDA. La Banque a √©galement r√©alis√© diff√©rentes analyses sur les cons√©quences socio√©conomiques du VIH/SIDA √† l'√©chelle des pays, et finance directement des projets parrain√©s par les organisations communautaires ou de la soci√©t√© civile. Elle s’emploie par ailleurs √† faciliter la mise en œuvre des programmes et des projets, et √† √©liminer les goulots d’√©tranglement gr√Ęce √† sa Campagne de lutte contre le sida en l’Afrique (ACTafrica). L’ACTafrica a organis√© des ateliers sur l’ex√©cution des programmes qui ont r√©uni une quarantaine de pays, et elle a fourni un √©norme appui technique sur le tas dans de nombreux pays.

La Banque mondiale int√®gre √©galement la lutte contre le VIH/SIDA dans les interventions qu’elle m√®ne dans l’ensemble des secteurs socio-√©conomiques. Depuis 1986, la Banque mondiale a mis environ 2.7 milliards de dollars √† la disposition des pays pour les aider √† juguler la propagation du VIH/SIDA au sein des groupes vuln√©rables mais aussi de l’ensemble de la population.

Qu'est-ce que le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA ?        

Le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA, qui a √©t√© mis en place par la Banque mondiale en 2002 au sein de son R√©seau D√©veloppement humain, vise √† mieux coordonner l'action men√©e par l’institution pour combattre la pand√©mie du VIH/SIDA dans tous les secteurs socio-√©conomiques. L’une des fonctions cl√©s du programme est d'animer les activit√©s de suivi et d'√©valuation des partenaires d'ONU-SIDA (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA) afin d’aider les pays √† pr√©parer des plans nationaux strat√©gique fixant clairement les priorit√©s et assortis d’une indication des co√Ľts, de renforcer les capacit√©s ainsi que les syst√®mes nationaux de suivi et d’√©valuation du VIH/SIDA, gr√Ęce aux interventions de l’Equipe d’assistance au suivi et √† l’√©valuation du VIH/SIDA au niveau mondial (GAMET).¬† Le programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA a vocation √† favoriser l'acquisition et le partage, √† l'√©chelon mondial, des connaissances sur les meilleurs moyens de lutter contre le VIH/SIDA et soutient les efforts d√©ploy√©s par la Banque mondiale pour int√©grer syst√©matiquement la dimension VIH/SIDA dans ses projets √† l'appui de tous les secteurs √©conomiques et sociaux. Les activit√©s s'articulent autour des objectifs suivants :

  • renforcer la capacit√© de la Banque √† r√©pondre aux besoins des administrations, de la soci√©t√© civile et d'autres partenaires ;
  • partager et diffuser les connaissances disponibles sur les actions contre le VIH/SIDA qui donnent des r√©sultats et d√©velopper de nouvelles approches ;
  • am√©liorer la qualit√© des activit√©s de suivi et d'√©valuation et renforcer les capacit√©s dans ce domaine des partenaires qui sont associ√©s, dans les pays, √† des projets ou programmes de lutte contre le sida.

Quelle est la région la plus touchée par l'épidémie de VIH/SIDA ?                                     

Les pays les plus touchés par le VIH/SIDA sont les pays d'Afrique subsaharienne, qui comptent 70 % des 42 millions de personnes atteintes de cette maladie dans le monde (a) Le VIH/SIDA y est devenu la toute première cause de mortalité, et elle constitue la principale menace pour le développement de la région.

En Afrique, le sida est √† l'origine de plus de 25 millions de morts et a rendu 12 millions d'enfants orphelins. D'apr√®s les estimations, 25 millions de personnes au moins seraient touch√©es par le VIH/SIDA, dont une grande majorit√© de travailleurs et de parents dans la fleur de l'√Ęge. Dans les pays les plus touch√©s, l'esp√©rance de vie continue de chuter, les revenus des familles s'amenuisent, et l'on observe une baisse de l'efficacit√© de la production agricole et industrielle.

Sur les 25 millions de personnes qui, selon les estimations, vivent avec le VIH/SIDA en Afrique, pr√®s de 4 millions ont atteint le stade o√Ļ les antir√©troviraux sont indispensables pour √©viter qu’ils d√©veloppent le sida.

Dans 13 pays, plus d’un adulte sur dix est s√©ropositif. Plus de 9 000 personnes sont nouvellement infect√©es chaque jour en Afrique, soit plus de trois millions par an. Selon le programme commun des Nations Unies de lutte contre le VIH/SIDA (ONUSIDA), si les efforts de lutte contre la maladie ne sont pas intensifi√©s, 40% des jeunes √Ęg√©s de 15 ans aujourd’hui contracteront le VIH/SIDA en Ethiopie et en C√īte d’Ivoire et 60% en Afrique du Sud et en Zambie.

Que fait la Banque pour aider les pays pauvres à lutter contre le VIH/SIDA, particulièrement en Afrique ?             

Le principal m√©canisme de financement de la Banque mondiale pour aider les pays pauvres √† lutter contre le VIH/SIDA est le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP)(a). 1,1 milliard de dollars √† titre de subventions en faveur de 31 pays africains, dont un appui √† plus de 50 000 sous-projets parrain√©s par les organisations de la soci√©t√© civile et/ou les groupes communautaires, pour leur permettre d’intensifier leurs strat√©gies de lutte contre la propagation du VIH/SIDA √† l’√©chelon nationale.

En outre, la Banque a directement soutenu des projets multi-pays, infrar√©gionaux et transfrontaliers de lutte contre le sida, dont¬†le projet VIH/SIDA de l’axe de transport Abidjan-Lagos constitue un excellent exemple. Ce projet met l’accent sur la pr√©vention du VIH/SIDA au sein des groupes √† haut risque qui vivent le long de la voie principale reliant cinq pays ouest-africains, la C√īte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le B√©nin et le Nigeria. L’assistance multi-pays est vitale compte tenu du r√īle du commerce, du transport, de la migration et des conflits dans la propagation du VIH.

De nouveaux projets MAP r√©gionaux ainsi que 10 projets MAP nationaux seront bient√īt financ√©s en Afrique, y compris un projet visant √† renforcer les capacit√©s du personnel m√©dical et param√©dical dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, le Kenya et l’Ouganda. Un autre projet MAP multi-pays a¬† pour objectif de renforcer les capacit√©s du personnel m√©dical et param√©dical dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, le Kenya et l’Ouganda.

L’√©quipe multisectorielle pour la campagne de lutte contre le VIH/SIDA (ACTafrica) au sein de l’unit√© Connaissance de qualit√© de la R√©gion Afrique, appuie la mise en œuvre de la strat√©gie de lutte contre le VIH/SIDA de la Banque et du MAP en faveur de l’Afrique.

Qu'est-ce que le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP) ? 

Le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP)(a) est un engagement à lutter contre le VIH/SIDA sur le long terme dans tous les pays admis à emprunter à l'IDA (à savoir les pays dont le revenu annuel par habitant est inférieur à 875 dollars). Le MAP est flexible, ouvert, rapide, axé sur le client et participatif.

Le MAP vise plus pr√©cis√©ment √† encourager la pr√©vention, la prise en charge, l’appui et le traitement avec un accent particulier sur les groupes vuln√©rables, les femmes en √Ęge de procr√©er et d’autres groupes √† haut risque. Les objectifs sp√©cifiques de d√©veloppement de chaque projet national, comme indiqu√© dans son plan strat√©gique national, constitue la base de ce programme. Ces objectifs sont fix√©s d’un commun accord lors de l’√©valuation des projets nationaux.

L’une des caract√©ristiques essentielles du MAP est son appui direct aux organisations communautaires, aux ONG et au secteur priv√© dans le domaine de la prestation de services li√©es √† la lutte contre le sida √† l’√©chelon national. A cet effet, il finance tout le continuum des soins, de la pr√©vention de base √† la th√©rapie antir√©trovirale, ainsi que tous les aspects de la r√©ponse plurisectorielle. La contribution du MAP comporte trois axes principaux. Le programme¬†:

  • ¬† apporte un appui √† diverses parties prenantes, dont la soci√©t√© civile¬†;
  • ¬† renforce les capacit√©s d’ex√©cution des programmes¬†; et
  • ¬† encourage l’√©change du savoir au sein des pays et entre les pays.

Les composantes du projet varient certes d’un pays √† l’autre, mais les projets MAP int√®grent g√©n√©ralement¬†les aspects suivants:

  • Le renforcement des capacit√©s des agences gouvernementales et de la soci√©t√© civile
  • L’expansion des r√©ponses des gouvernements au VIH/SIDA dans tous les secteurs
  • Des subventions en faveur des initiatives de lutte contre le VIH/SIDA men√©es par la soci√©t√© civile pour financer les organisations communautaires, les ONG, les organisations confessionnelles et le secteur priv√© [pr√®s de 50% de l’ensemble des financements du MAP sont allou√©s √† cet effet
  • La coordination, la gestion, le suivi et l’√©valuation des projets


Quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier du programme MAP ? 

Pour pouvoir participer au Programme MAP, ils doivent prouver qu'ils ont :

  • √©labor√© une strat√©gie concert√©e de lutte contre le VIH/SIDA¬†;
  • mis en place un organisme de coordination de haut niveau rassemblant les parties prenantes cl√©s de tous les secteurs, y compris les personnes vivant avec le VIH/SIDA¬†;
  • pris l’engagement d’instaurer des m√©canismes d’ex√©cution rapides, notamment l’affectation des fonds de subvention destin√©s aux activit√©s de lutte contre le VIH/SIDA directement aux collectivit√©s, √† la soci√©t√© civile et¬† au secteur priv√©¬†; et
  • par le biais de leurs gouvernements pris l’engagement de faire appel √† divers organismes d'ex√©cution, en particulier les ONG et les groupes communautaires.

Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Asie du Sud ?

En Asie du Sud, la Banque mondiale a engag√© au total 380 millions de dollars pour soutenir les programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA, notamment le premier projet ex√©cut√© en Inde en 1992. Les principales composantes des projets mis en œuvre en Inde et dans d’autres pays de la r√©gion sont la surveillance, le suivi-√©valuation, les interventions cibl√©es en faveur des populations vuln√©rables, l’h√©movigilance¬† et les efforts visant √† r√©duire les stigmates au sein de la population en g√©n√©ral et √† renforcer les institutions publiques et priv√©es en vue d’√©laborer une r√©ponse multisectorielle.

Le portefeuille de prêts pour les exercices 05 et 06

Pays

Projet

Année

$ EU (millions)

Bengladesh

Prévention VIH/SIDA

2001-2005

40

Inde

Contr√īle VIH/SIDA- 2√®me

1999-2004

191

Pakistan

Prévention VIH/SIDA

2003-2007

36 (subvention 25%)

Sri Lanka

Prévention VIH/SIDA

2002-2006

12 (subvention 100%)

Bhoutan

Prévention VIH/SIDA et IST

2004-2009

6 (subvention 100%)

Réserve

 

 

 

Inde

Contr√īle VIH/SIDA – 3√®me

2006

 

En 2004, la Banque a d√©cid√© d’intensifier la r√©ponse au sida en mettant √† profit son avantage comparatif. Elle a cr√©√© une √©quipe r√©gionale de lutte contre le sida en Asie du Sud, charg√©e de coordonner et soutenir les travaux √©conomiques et sectoriels, de fournir un appui technique et de renforcer les capacit√©s, d’encourager les partenariats et la communication internes et externes, et d’int√©grer¬†la dimension sida dans les activit√©s de l’ensemble des secteurs. Parmi les principales actions men√©es au titre de l’exercice 06 figurent¬†: la pr√©paration du troisi√®me programme national de lutte contre le sida en Inde¬†; un document de synth√®se r√©gional sur l’√©pid√©mie et la r√©ponse¬†; une √©tude √©tablissant les co√Ľts de la th√©rapie antir√©trovirale (Inde)¬†; une analyse institutionnelle (N√©pal)¬†; une √©valuation du VIH/SIDA (Afghanistan)¬†; une consultation intrapays sur l’utilisation des drogues injectables et les strat√©gies efficaces de diminution des souffrances¬†; l’int√©gration du sida dans l’hygi√®ne scolaire¬†; la mise au point de programmes en milieu de travail dans le secteur priv√©¬†; et la mise en œuvre d’une strat√©gie r√©gionale de communication. L’action de la Banque mondiale a pour finalit√© d’aider les pays √† atteindre leurs objectifs nationaux, en jugulant l’√©pid√©mie en Asie du sud. ¬†

Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la r√©gion Am√©rique latine et Cara√Įbes ?

La Banque a mis, par le truchement du MAP Cara√Įbes, 155 millions de dollars √† la disposition de cette r√©gion pour lutter contre¬† le VIH/SIDA. En octobre 2005, 117,65 millions de dollars¬† avaient √©t√© engag√©s en faveur de neuf pays (la Barbade, la R√©publique dominicaine, la Jama√Įque, la Grenade, St Kitts et Nevis, Trinidad et Tobago, le Guyana, Ste Lucie et St Vincent et Grenadine) au titre d’un projet pan-carib√©en visant √† r√©duire les infections √† VIH, fournir un traitement aux personnes vivant avec le VIH/SIDA et renforcer les capacit√©s institutionnelles en mati√®re de pr√©vention et de contr√īle du VIH/SIDA. Par ailleurs, les projets intervenant dans le domaine de la sant√© approuv√©s tout r√©cemment en faveur du Mexique, du Venezuela, du Honduras et de l’Am√©rique centrale comprennent un financement compl√©mentaire d’un montant total de 34,4 millions de dollars pour combattre le VIH/SIDA.

Que fait la Banque mondiale pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Europe et Asie centrale ?                                                                                                          

La Banque mondiale encourage l’int√©gration de strat√©gies de lutte contre le VIH/SIDA et la tuberculose dans les programmes de d√©veloppement √©conomique mis en place par les gouvernements d’Europe et d’Asie centrale, et appuie les r√©ponses nationales √† cette pand√©mie. La Banque insiste par ailleurs sur la n√©cessit√© d’associer les ONG, les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les groupes communautaires aux activit√©s de pr√©vention et de traitement entreprises dans le cadre des projets du secteur public, plus particuli√®rement dans le domaine de la r√©duction des pr√©judices, au regard des ant√©c√©dents positifs de ces groupes.

De plus, la Banque a r√©alis√© des travaux analytiques qui ont permis d’insuffler¬† une nouvelle dynamique √† la lutte contre l’√©pid√©mie dans la r√©gion. L’institution a publi√© une strat√©gie d’appui r√©gionale intitul√©e¬†: ¬ę¬†Averting AIDS Crises in Eastern Europe and Central Asia¬†¬Ľ (Pr√©venir les crises du Sida en Europe de l’est et en Asie Centrale) (2003), une note de politique g√©n√©rale sur la Georgie (2004), une √©tude des cons√©quences √©conomiques que pourrait avoir l’√©pid√©mie dans la F√©d√©ration de Russie (2004), une s√©rie d’√©tudes infrar√©gionales sur le VIH/SIDA en Pologne et dans les pays baltes, en Europe du Sud-est et en Asie centrale (2005), et une √©tude sur la pr√©vention du VIH/SIDA dans les Balkans occidentaux (2005). En partenariat avec ONU-SIDA, la Banque a financ√© la publication d’un Annuaire de ressources techniques pour les programmes de lutte contre le sida qui permettra aux gestionnaires des programmes sida en Europe et Asie centrale d’obtenir plus facilement des avis techniques.

L’appui financier de la Banque dans la r√©gion va aux programmes nationaux de lutte contre le sida et la tuberculose. Il s’agit notamment¬†: du projet de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA en Ukraine (60 millions de dollars) approuv√© en d√©cembre 2002¬†; du projet Etats-Unis-F√©d√©ration de Russie de lutte contre la tuberculose et le sida (150 millions de dollars) approuv√© en avril 2003¬†; et du projet de lutte contre le sida en Moldavie (5,5 millions au titre d’une subvention IDA), approuv√© en juin 2003. En mars 2005, la Banque a approuv√© une subvention de 26 millions de dollars dans le cadre d’un projet de lutte contre le sida en Asie centrale. Ce projet vise √† minimiser les cons√©quences √©conomiques et humaines que pourrait avoir le VIH/SIDA dans quatre pays d’Asie centrale, le Kazakhstan, la R√©publique Kirghize, le Tadjikistan et l’Ouzb√©kistan.

De tous les projets mis en œuvre dans la r√©gion, le programme de la Moldavie est de loin le plus avanc√©, en partie gr√Ęce aux ressources provenant du¬†Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ce financement a permis d’acheter des m√©dicaments antir√©troviraux qui sont fournis gratuitement aux patients. La r√©duction du co√Ľt du traitement antir√©troviral est l’un des d√©fis que la r√©gion Europe et Asie centrale se doit de relever rapidement, notamment dans les pays √† revenu interm√©diaire comme la Russie et le Kazakhstan o√Ļ les prix des m√©dicaments sont √©lev√©s. En Russie le co√Ľt du traitement varie entre 3000 et 6000 dollars par personne et par an. Les budgets de bon nombre de pays ne sont pas en mesure d’absorber ce co√Ľt jug√© trop important, m√™me apr√®s la prise en compte des subventions provenant du¬†Fonds mondial¬†(fichier PDF) (a). Cependant, tout r√©cemment, des n√©gociations entre des pays comme l’Afrique du Sud et le Br√©sil et les compagnies pharmaceutiques ont permis de r√©duire consid√©rablement ces co√Ľts. ¬†

Dans la F√©d√©ration de Russie, l’objectif est de n√©gocier l’obtention d’un prix inf√©rieur √† 1 500 dollars EU tel qu’indiqu√© dans l’accord de subvention sign√© avec le Fonds mondial. Pour l’heure, l’utilisation du traitement s’accro√ģt gr√Ęce √† l’appui apport√© conjointement par la Banque mondiale et le Fonds mondial¬†: le projet financ√© par la Banque permet de renforcer le syst√®me sanitaires dans diff√©rentes r√©gions du pays (par exemple la mise au point de directives, la formation du personnel, l’achat d’√©quipements de laboratoire), et le projet parrain√© par le Fonds mondial appuie l’achat de m√©dicaments ART. L’√©valuation des besoins r√©alis√©e √† l’√©chelle nationale fournit une base de comparaison pour la situation √©pid√©miologique, la r√©ponse institutionnelle et les faiblesses √† combler gr√Ęce √† des investissements soutenus dans le cadre du projet de la Banque mondiale. Le gouvernement a √©galement d√©gag√© des ressources budg√©taires suppl√©mentaires en vue d’accro√ģtre l’utilisation du traitement.

La Banque soutient-elle les efforts internationaux de recherche d'un vaccin contre le VIH/SIDA ?

Oui. La Banque mondiale appuie fermement les efforts de recherche d’un vaccin contre le VIH/SIDA. C'est la Banque qui a mis en œuvre l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IAVI)(a). Le virus d’immunod√©ficience humain (VIH) qui cause le SIDA est un r√©trovirus complexe, ce qui explique¬†la difficult√© √† mettre au point un vaccin. Diff√©rents vaccins en sont au stade exp√©rimental, mais il faudra probablement des ann√©es avant de trouver le bon. En attendant, la pr√©vention reste prioritaire.

La Banque mondiale soutient-elle l'Initiative 3X5 de l'Organisation mondiale de la santé ?   

Oui. L'Initiative 3X5 (a) a pour objectif de permettre de traiter, d'ici 2005, trois millions de personnes atteintes par le VIH/SIDA.  Si l'Organisation mondiale de la santé est le chef de file de cette initiative, toutes les autres organisations, dont la Banque mondiale, collaborent pour améliorer l'accès à ce traitement. Ce traitement, s'il ne guérit pas la maladie, permet de prolonger la vie du malade.

Peut-on esp√©rer ma√ģtriser l'√©pid√©mie du VIH/SIDA dans les r√©gions les plus atteintes ?¬†¬†¬†¬†

Oui, on a bien des raisons de l'esp√©rer. L'engagement politique a pris de l'ampleur dans le monde entier, la mobilisation du grand public est plus dynamique, les financements se multiplient, les programmes de traitement sont mis en route, et les efforts de pr√©vention s'intensifient. Dans certains pays, tels que le Rwanda, le S√©n√©gal, l'√Čthiopie et l'Ouganda, on observe un recul du taux d'infection √† VIH.

Quels sont les pays qui ont su faire face à la crise du sida ? Qu'ont-ils fait de différent par rapport aux autres pays ?                                                                                           

Plusieurs pays, dont l'Ouganda, la Tha√Įlande, le Botswana, le S√©n√©gal et le Br√©sil, ont r√©ussi √† marquer des points dans la lutte contre le sida. Ces pays ont su faire preuve de volontarisme politique et mener de front des actions de pr√©vention et des programmes de soins et de traitement.

Quels sont les programmes qui ont le plus fait reculer le VIH/SIDA dans les pays en développement ?                                                                                                                   

C'est la pr√©vention qui, dans le cadre d'une strat√©gie int√©gr√©e, se r√©v√®le la formule la plus efficace. Pour obtenir des r√©sultats, les programmes de pr√©vention devront non seulement encourager les changements dans les comportements sexuels et l’utilisation de drogues injectables qui exposent nombre de personnes au risque d’exposition √† l’infection, mais aussi garantir un approvisionnement en sang non contamin√© et pr√©venir la transmission m√®re-enfant par le d√©pistage et les conseils volontaires ainsi que l’am√©lioration de l’acc√®s √† la th√©rapie antir√©trovirale. Ces programmes devront en outre mettre fin aux stigmates du VIH/SIDA et au silence qui entoure cette maladie. Ils devront par ailleurs tenir compte des causes socio√©conomiques sous-jacentes qui rendent certaines personnes plus vuln√©rables √† l'infection √† VIH, mais aussi de la probl√©matique hommes-femmes, du non-respect des droits de l'homme, et de la discrimination dont font l'objet les groupes marginalis√©s. Enfin, la pr√©vention doit √™tre li√©e √† la mise √† disposition de traitements, de soins et de financements. Si l'on veut obtenir des r√©sultats, il faut faire preuve de volont√© politique et pr√©voir des ressources humaines et financi√®res suffisantes.


Comment la Banque évalue-t-elle les résultats de ses programmes de lutte contre le sida ?

La Banque √©value tous ses projets et consacre environ 50 millions de dollars soit 3% de son budget administratif, √† l’√©valuation. Ce montant repr√©sente pr√®s d’un quart de ses d√©penses associ√©es aux travaux d’analyse et √† la gestion du savoir. Les projets sont d’abord √©valu√©s par le personnel op√©rationnel qui par la suite produit un rapport de fin d’ex√©cution. Ce document est ensuite examin√© par le personnel du D√©partement de l’√©valuation des op√©rations (OED) de la Banque. L’OED, un organe de contr√īle interne ind√©pendant de la Direction, utilise une m√©thode d’√©valuation appel√©e √©valuation bas√©e sur les objectifs et s’int√©resse √† trois grands facteurs¬†:

  • La pertinence des objectifs du projet par rapport aux besoins du pays
  • La capacit√© du projet √† r√©aliser ses objectifs
  • L’efficacit√© du projet en termes d’utilisation uniquement des ressources n√©cessaires

L'OED r√©alise √©galement des inspections sur le terrain pour 25% de l’ensemble des projets achev√©s, et effectue des √©tudes d’impact en ce qui concerne les projets dont le choix a √©t√© guid√© par des consid√©rations strat√©giques.

Pour ce qui a trait √† l’√©valuation des programmes de lutte contre le VIH/SIDA afin de mesurer les progr√®s accomplis dans l’atteinte des objectifs de d√©veloppement, la Banque met l’accent sur l’adoption d’une bonne m√©thode conception de projet, notamment un cadre de r√©sultats mesurables. Cette responsabilit√© incombe aux chefs d’√©quipes de projet, qui travaillent en √©troite collaboration avec leurs homologues au sein des gouvernements. L’√Čquipe d’assistance au suivi et √† l'√©valuation du sida au niveau mondial (GAMET), qui fait partie du Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA de la Banque, apporte un appui op√©rationnel en vue d’identifier les indicateurs appropri√©s pour mesurer les progr√®s et les succ√®s de chaque projet ou programme. Cette √©quipe collabore √©galement avec les gouvernements en vue de mettre au point, de cr√©er et d’utiliser un syst√®me national de suivi et d’√©valuation du VIH/SIDA qui mesure les progr√®s r√©alis√©s dans l’ex√©cution des projets financ√©s par la Banque et dans l’atteinte des objectifs et buts nationaux en mati√®re de lutte contre le VIH/SIDA. L’√©quipe GAMET comprend des experts bas√©s au si√®ge et une Equipe national d’appui compos√© d’experts du suivi-√©valuation qui vivent dans diff√©rents pays du monde, voyagent souvent pour apporter un appui direct √† plus de 30 pays. L’√©quipe GAMET offre une formation au maniement des outils utilis√©s au niveau local par les prestataires de services et qui n√©cessitent peu de temps pour recueillir des donn√©es et produire des informations fiables et facile √† interpr√©ter. a pour mandat l’√©valuation des programmes de lutte contre le VIH/SIDA mis sur pied

La Banque approuve-t-elle le système de participation aux frais médicaux ?

La Banque s’oppose √† tout syst√®me de sant√© qui exclut les pauvres des services de diagnostic et de soins. Elle soutient la fourniture de services de sant√© de base gratuits aux personnes d√©munies. Dans le cas du VIH/SIDA, la Banque n’encourage nullement les contributions financi√®res des patients mais aide plut√īt les pays √† financer les services de sant√© gr√Ęce √† d’autres mesures. Dans les communaut√©s √† tr√®s faibles revenus o√Ļ les ressources des pouvoirs publics sont tr√®s limit√©es, l’introduction d’un syst√®me bien con√ßu de participation des segments ais√©s de la population aux frais m√©dicaux peut contribuer √† mobiliser des ressources suppl√©mentaires. Les montants provenant de ces quotes-parts des frais serviraient √† am√©liorer la qualit√© des services dispens√©s aux groupes d√©munis. Dans les pays qui optent pour cette formule, la Banque s’emploie √† garantir que le co√Ľt pour les pauvres est nul ou minimal.

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Mise à jour : décembre 2006

(a) indique une page en anglais.




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