VIH/SIDA

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Que fait la Banque mondiale pour combattre la propagation du VIH/SIDA?
Qu'est-ce que le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA?
Quelle est la région la plus touchée par l'épidémie de VIH/SIDA?
Que fait la Banque pour aider les pays pauvres à lutter contre le VIH/SIDA, particulièrement en Afrique ?
Qu'est-ce que le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP) ?
Quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier du programme MAP ?
Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Asie du Sud
Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Amérique latine et Caraïbes ?
Que fait la Banque mondiale pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Europe et Asie centrale ?
La Banque soutient-elle les efforts internationaux de recherche d'un vaccin contre le VIH/SIDA ?
La Banque mondiale soutient-elle l'Initiative 3X5 de l'Organisation mondiale de la santé ?
Peut-on espérer maîtriser l'épidémie du VIH/SIDA dans les régions les plus atteintes?
Quels sont les pays qui ont su faire face à la crise du sida ? Qu'ont-ils fait de différent par rapport aux autres pays?
Quels sont les programmes qui ont le plus fait reculer le VIH/SIDA dans les pays en développement?
Comment la Banque évalue-t-elle les résultats de ses programmes de lutte contre le sida?

La Banque approuve-t-elle le système de participation aux frais médicaux ?

Que fait la Banque mondiale pour combattre la propagation du VIH/SIDA ?         

La Banque mondiale qui finance le plus gros volume d’investissements dans des actions de prévention et d’atténuation du VIH/SIDA dans les pays en développement s'emploie, avec ses partenaires, à intensifier la lutte contre la maladie à l'échelon mondial, Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui cause le sida se propage à une rapidité alarmante. Il constitue, pour le développement de l'humanité, un problème sans précédent, qui touche des millions de personnes en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud, dans les Caraïbes et d'autres régions du monde. Face au défi que représente cette épidémie pour la santé et le développement à l'échelle de la planète, le Groupe de la Banque mondiale a entrepris de renforcer son action de lutte contre le VIH/SIDA.

S'il ne fait aucun doute que le VIH/SIDA est un problème de santé, on s'accorde partout à reconnaître qu'il s'agit également d'un problème de développement susceptible de compromettre le bien-être social, le progrès socioéconomique, la productivité, la cohésion sociale et même la sécurité nationale. Le sida touche tous les segments de la société. Il atteint les parents, les enfants, les jeunes, les enseignants, les agents sanitaires, les riches et les pauvres.

En partenariat avec les gouvernements nationaux, les responsables locaux, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, les fondations, les organisations non gouvernementales, les agences des Nations Unies et le secteur privé, la Banque mondiale s'efforce :

  • d'inverser la tendance à la propagation de l'épidémie parmi les groupes vulnérables et au sein de la population en général ;
  • de promouvoir les politiques nationales en matière de santé et les approches multisectorielles en mettant l’accent sur des secteurs tels que l'éducation, les filets de protection sociale, les transports et d'autres domaines essentiels ; et
  • de renforcer les traitements et la prise en charge des personnes atteintes du VIH/SIDA et de leurs familles ainsi que des orphelins de parents décédés du sida et d’autres enfants vulnérables.

Au plan national, la Banque prend une part active au dialogue sur l'action à mener et aide les pays à se prévaloir des mécanismes d'allègement de dette prévus en application de la Stratégie de réduction de la pauvreté (a) et de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) pour affecter les ressources ainsi libérées à la lutte contre le VIH/SIDA. La Banque a également réalisé différentes analyses sur les conséquences socioéconomiques du VIH/SIDA à l'échelle des pays, et finance directement des projets parrainés par les organisations communautaires ou de la société civile. Elle s’emploie par ailleurs à faciliter la mise en œuvre des programmes et des projets, et à éliminer les goulots d’étranglement grâce à sa Campagne de lutte contre le sida en l’Afrique (ACTafrica). L’ACTafrica a organisé des ateliers sur l’exécution des programmes qui ont réuni une quarantaine de pays, et elle a fourni un énorme appui technique sur le tas dans de nombreux pays.

La Banque mondiale intègre également la lutte contre le VIH/SIDA dans les interventions qu’elle mène dans l’ensemble des secteurs socio-économiques. Depuis 1986, la Banque mondiale a mis environ 2.7 milliards de dollars à la disposition des pays pour les aider à juguler la propagation du VIH/SIDA au sein des groupes vulnérables mais aussi de l’ensemble de la population.

Qu'est-ce que le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA ?        

Le Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA, qui a été mis en place par la Banque mondiale en 2002 au sein de son Réseau Développement humain, vise à mieux coordonner l'action menée par l’institution pour combattre la pandémie du VIH/SIDA dans tous les secteurs socio-économiques. L’une des fonctions clés du programme est d'animer les activités de suivi et d'évaluation des partenaires d'ONU-SIDA (Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA) afin d’aider les pays à préparer des plans nationaux stratégique fixant clairement les priorités et assortis d’une indication des coûts, de renforcer les capacités ainsi que les systèmes nationaux de suivi et d’évaluation du VIH/SIDA, grâce aux interventions de l’Equipe d’assistance au suivi et à l’évaluation du VIH/SIDA au niveau mondial (GAMET).  Le programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA a vocation à favoriser l'acquisition et le partage, à l'échelon mondial, des connaissances sur les meilleurs moyens de lutter contre le VIH/SIDA et soutient les efforts déployés par la Banque mondiale pour intégrer systématiquement la dimension VIH/SIDA dans ses projets à l'appui de tous les secteurs économiques et sociaux. Les activités s'articulent autour des objectifs suivants :

  • renforcer la capacité de la Banque à répondre aux besoins des administrations, de la société civile et d'autres partenaires ;
  • partager et diffuser les connaissances disponibles sur les actions contre le VIH/SIDA qui donnent des résultats et développer de nouvelles approches ;
  • améliorer la qualité des activités de suivi et d'évaluation et renforcer les capacités dans ce domaine des partenaires qui sont associés, dans les pays, à des projets ou programmes de lutte contre le sida.

Quelle est la région la plus touchée par l'épidémie de VIH/SIDA ?                                     

Les pays les plus touchés par le VIH/SIDA sont les pays d'Afrique subsaharienne, qui comptent 70 % des 42 millions de personnes atteintes de cette maladie dans le monde (a) Le VIH/SIDA y est devenu la toute première cause de mortalité, et elle constitue la principale menace pour le développement de la région.

En Afrique, le sida est à l'origine de plus de 25 millions de morts et a rendu 12 millions d'enfants orphelins. D'après les estimations, 25 millions de personnes au moins seraient touchées par le VIH/SIDA, dont une grande majorité de travailleurs et de parents dans la fleur de l'âge. Dans les pays les plus touchés, l'espérance de vie continue de chuter, les revenus des familles s'amenuisent, et l'on observe une baisse de l'efficacité de la production agricole et industrielle.

Sur les 25 millions de personnes qui, selon les estimations, vivent avec le VIH/SIDA en Afrique, près de 4 millions ont atteint le stade où les antirétroviraux sont indispensables pour éviter qu’ils développent le sida.

Dans 13 pays, plus d’un adulte sur dix est séropositif. Plus de 9 000 personnes sont nouvellement infectées chaque jour en Afrique, soit plus de trois millions par an. Selon le programme commun des Nations Unies de lutte contre le VIH/SIDA (ONUSIDA), si les efforts de lutte contre la maladie ne sont pas intensifiés, 40% des jeunes âgés de 15 ans aujourd’hui contracteront le VIH/SIDA en Ethiopie et en Côte d’Ivoire et 60% en Afrique du Sud et en Zambie.

Que fait la Banque pour aider les pays pauvres à lutter contre le VIH/SIDA, particulièrement en Afrique ?             

Le principal mécanisme de financement de la Banque mondiale pour aider les pays pauvres à lutter contre le VIH/SIDA est le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP)(a). 1,1 milliard de dollars à titre de subventions en faveur de 31 pays africains, dont un appui à plus de 50 000 sous-projets parrainés par les organisations de la société civile et/ou les groupes communautaires, pour leur permettre d’intensifier leurs stratégies de lutte contre la propagation du VIH/SIDA à l’échelon nationale.

En outre, la Banque a directement soutenu des projets multi-pays, infrarégionaux et transfrontaliers de lutte contre le sida, dont le projet VIH/SIDA de l’axe de transport Abidjan-Lagos constitue un excellent exemple. Ce projet met l’accent sur la prévention du VIH/SIDA au sein des groupes à haut risque qui vivent le long de la voie principale reliant cinq pays ouest-africains, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria. L’assistance multi-pays est vitale compte tenu du rôle du commerce, du transport, de la migration et des conflits dans la propagation du VIH.

De nouveaux projets MAP régionaux ainsi que 10 projets MAP nationaux seront bientôt financés en Afrique, y compris un projet visant à renforcer les capacités du personnel médical et paramédical dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, le Kenya et l’Ouganda. Un autre projet MAP multi-pays a  pour objectif de renforcer les capacités du personnel médical et paramédical dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA dans trois pays d’Afrique de l’Est, l’Ethiopie, le Kenya et l’Ouganda.

L’équipe multisectorielle pour la campagne de lutte contre le VIH/SIDA (ACTafrica) au sein de l’unité Connaissance de qualité de la Région Afrique, appuie la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre le VIH/SIDA de la Banque et du MAP en faveur de l’Afrique.

Qu'est-ce que le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP) ? 

Le Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique (MAP)(a) est un engagement à lutter contre le VIH/SIDA sur le long terme dans tous les pays admis à emprunter à l'IDA (à savoir les pays dont le revenu annuel par habitant est inférieur à 875 dollars). Le MAP est flexible, ouvert, rapide, axé sur le client et participatif.

Le MAP vise plus précisément à encourager la prévention, la prise en charge, l’appui et le traitement avec un accent particulier sur les groupes vulnérables, les femmes en âge de procréer et d’autres groupes à haut risque. Les objectifs spécifiques de développement de chaque projet national, comme indiqué dans son plan stratégique national, constitue la base de ce programme. Ces objectifs sont fixés d’un commun accord lors de l’évaluation des projets nationaux.

L’une des caractéristiques essentielles du MAP est son appui direct aux organisations communautaires, aux ONG et au secteur privé dans le domaine de la prestation de services liées à la lutte contre le sida à l’échelon national. A cet effet, il finance tout le continuum des soins, de la prévention de base à la thérapie antirétrovirale, ainsi que tous les aspects de la réponse plurisectorielle. La contribution du MAP comporte trois axes principaux. Le programme :

  •   apporte un appui à diverses parties prenantes, dont la société civile ;
  •   renforce les capacités d’exécution des programmes ; et
  •   encourage l’échange du savoir au sein des pays et entre les pays.

Les composantes du projet varient certes d’un pays à l’autre, mais les projets MAP intègrent généralement les aspects suivants:

  • Le renforcement des capacités des agences gouvernementales et de la société civile
  • L’expansion des réponses des gouvernements au VIH/SIDA dans tous les secteurs
  • Des subventions en faveur des initiatives de lutte contre le VIH/SIDA menées par la société civile pour financer les organisations communautaires, les ONG, les organisations confessionnelles et le secteur privé [près de 50% de l’ensemble des financements du MAP sont alloués à cet effet
  • La coordination, la gestion, le suivi et l’évaluation des projets


Quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir bénéficier du programme MAP ? 

Pour pouvoir participer au Programme MAP, ils doivent prouver qu'ils ont :

  • élaboré une stratégie concertée de lutte contre le VIH/SIDA ;
  • mis en place un organisme de coordination de haut niveau rassemblant les parties prenantes clés de tous les secteurs, y compris les personnes vivant avec le VIH/SIDA ;
  • pris l’engagement d’instaurer des mécanismes d’exécution rapides, notamment l’affectation des fonds de subvention destinés aux activités de lutte contre le VIH/SIDA directement aux collectivités, à la société civile et  au secteur privé ; et
  • par le biais de leurs gouvernements pris l’engagement de faire appel à divers organismes d'exécution, en particulier les ONG et les groupes communautaires.

Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Asie du Sud ?

En Asie du Sud, la Banque mondiale a engagé au total 380 millions de dollars pour soutenir les programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA, notamment le premier projet exécuté en Inde en 1992. Les principales composantes des projets mis en œuvre en Inde et dans d’autres pays de la région sont la surveillance, le suivi-évaluation, les interventions ciblées en faveur des populations vulnérables, l’hémovigilance  et les efforts visant à réduire les stigmates au sein de la population en général et à renforcer les institutions publiques et privées en vue d’élaborer une réponse multisectorielle.

Le portefeuille de prêts pour les exercices 05 et 06

Pays

Projet

Année

$ EU (millions)

Bengladesh

Prévention VIH/SIDA

2001-2005

40

Inde

Contrôle VIH/SIDA- 2ème

1999-2004

191

Pakistan

Prévention VIH/SIDA

2003-2007

36 (subvention 25%)

Sri Lanka

Prévention VIH/SIDA

2002-2006

12 (subvention 100%)

Bhoutan

Prévention VIH/SIDA et IST

2004-2009

6 (subvention 100%)

Réserve

 

 

 

Inde

Contrôle VIH/SIDA – 3ème

2006

 

En 2004, la Banque a décidé d’intensifier la réponse au sida en mettant à profit son avantage comparatif. Elle a créé une équipe régionale de lutte contre le sida en Asie du Sud, chargée de coordonner et soutenir les travaux économiques et sectoriels, de fournir un appui technique et de renforcer les capacités, d’encourager les partenariats et la communication internes et externes, et d’intégrer la dimension sida dans les activités de l’ensemble des secteurs. Parmi les principales actions menées au titre de l’exercice 06 figurent : la préparation du troisième programme national de lutte contre le sida en Inde ; un document de synthèse régional sur l’épidémie et la réponse ; une étude établissant les coûts de la thérapie antirétrovirale (Inde) ; une analyse institutionnelle (Népal) ; une évaluation du VIH/SIDA (Afghanistan) ; une consultation intrapays sur l’utilisation des drogues injectables et les stratégies efficaces de diminution des souffrances ; l’intégration du sida dans l’hygiène scolaire ; la mise au point de programmes en milieu de travail dans le secteur privé ; et la mise en œuvre d’une stratégie régionale de communication. L’action de la Banque mondiale a pour finalité d’aider les pays à atteindre leurs objectifs nationaux, en jugulant l’épidémie en Asie du sud.  

Que fait la Banque pour lutter contre le VIH/SIDA dans la région Amérique latine et Caraïbes ?

La Banque a mis, par le truchement du MAP Caraïbes, 155 millions de dollars à la disposition de cette région pour lutter contre  le VIH/SIDA. En octobre 2005, 117,65 millions de dollars  avaient été engagés en faveur de neuf pays (la Barbade, la République dominicaine, la Jamaïque, la Grenade, St Kitts et Nevis, Trinidad et Tobago, le Guyana, Ste Lucie et St Vincent et Grenadine) au titre d’un projet pan-caribéen visant à réduire les infections à VIH, fournir un traitement aux personnes vivant avec le VIH/SIDA et renforcer les capacités institutionnelles en matière de prévention et de contrôle du VIH/SIDA. Par ailleurs, les projets intervenant dans le domaine de la santé approuvés tout récemment en faveur du Mexique, du Venezuela, du Honduras et de l’Amérique centrale comprennent un financement complémentaire d’un montant total de 34,4 millions de dollars pour combattre le VIH/SIDA.

Que fait la Banque mondiale pour lutter contre le VIH/SIDA dans la Région Europe et Asie centrale ?                                                                                                          

La Banque mondiale encourage l’intégration de stratégies de lutte contre le VIH/SIDA et la tuberculose dans les programmes de développement économique mis en place par les gouvernements d’Europe et d’Asie centrale, et appuie les réponses nationales à cette pandémie. La Banque insiste par ailleurs sur la nécessité d’associer les ONG, les personnes vivant avec le VIH/SIDA et les groupes communautaires aux activités de prévention et de traitement entreprises dans le cadre des projets du secteur public, plus particulièrement dans le domaine de la réduction des préjudices, au regard des antécédents positifs de ces groupes.

De plus, la Banque a réalisé des travaux analytiques qui ont permis d’insuffler  une nouvelle dynamique à la lutte contre l’épidémie dans la région. L’institution a publié une stratégie d’appui régionale intitulée : « Averting AIDS Crises in Eastern Europe and Central Asia » (Prévenir les crises du Sida en Europe de l’est et en Asie Centrale) (2003), une note de politique générale sur la Georgie (2004), une étude des conséquences économiques que pourrait avoir l’épidémie dans la Fédération de Russie (2004), une série d’études infrarégionales sur le VIH/SIDA en Pologne et dans les pays baltes, en Europe du Sud-est et en Asie centrale (2005), et une étude sur la prévention du VIH/SIDA dans les Balkans occidentaux (2005). En partenariat avec ONU-SIDA, la Banque a financé la publication d’un Annuaire de ressources techniques pour les programmes de lutte contre le sida qui permettra aux gestionnaires des programmes sida en Europe et Asie centrale d’obtenir plus facilement des avis techniques.

L’appui financier de la Banque dans la région va aux programmes nationaux de lutte contre le sida et la tuberculose. Il s’agit notamment : du projet de lutte contre la tuberculose et le VIH/SIDA en Ukraine (60 millions de dollars) approuvé en décembre 2002 ; du projet Etats-Unis-Fédération de Russie de lutte contre la tuberculose et le sida (150 millions de dollars) approuvé en avril 2003 ; et du projet de lutte contre le sida en Moldavie (5,5 millions au titre d’une subvention IDA), approuvé en juin 2003. En mars 2005, la Banque a approuvé une subvention de 26 millions de dollars dans le cadre d’un projet de lutte contre le sida en Asie centrale. Ce projet vise à minimiser les conséquences économiques et humaines que pourrait avoir le VIH/SIDA dans quatre pays d’Asie centrale, le Kazakhstan, la République Kirghize, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

De tous les projets mis en œuvre dans la région, le programme de la Moldavie est de loin le plus avancé, en partie grâce aux ressources provenant du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Ce financement a permis d’acheter des médicaments antirétroviraux qui sont fournis gratuitement aux patients. La réduction du coût du traitement antirétroviral est l’un des défis que la région Europe et Asie centrale se doit de relever rapidement, notamment dans les pays à revenu intermédiaire comme la Russie et le Kazakhstan où les prix des médicaments sont élevés. En Russie le coût du traitement varie entre 3000 et 6000 dollars par personne et par an. Les budgets de bon nombre de pays ne sont pas en mesure d’absorber ce coût jugé trop important, même après la prise en compte des subventions provenant du Fonds mondial (fichier PDF) (a). Cependant, tout récemment, des négociations entre des pays comme l’Afrique du Sud et le Brésil et les compagnies pharmaceutiques ont permis de réduire considérablement ces coûts.  

Dans la Fédération de Russie, l’objectif est de négocier l’obtention d’un prix inférieur à 1 500 dollars EU tel qu’indiqué dans l’accord de subvention signé avec le Fonds mondial. Pour l’heure, l’utilisation du traitement s’accroît grâce à l’appui apporté conjointement par la Banque mondiale et le Fonds mondial : le projet financé par la Banque permet de renforcer le système sanitaires dans différentes régions du pays (par exemple la mise au point de directives, la formation du personnel, l’achat d’équipements de laboratoire), et le projet parrainé par le Fonds mondial appuie l’achat de médicaments ART. L’évaluation des besoins réalisée à l’échelle nationale fournit une base de comparaison pour la situation épidémiologique, la réponse institutionnelle et les faiblesses à combler grâce à des investissements soutenus dans le cadre du projet de la Banque mondiale. Le gouvernement a également dégagé des ressources budgétaires supplémentaires en vue d’accroître l’utilisation du traitement.

La Banque soutient-elle les efforts internationaux de recherche d'un vaccin contre le VIH/SIDA ?

Oui. La Banque mondiale appuie fermement les efforts de recherche d’un vaccin contre le VIH/SIDA. C'est la Banque qui a mis en œuvre l'Initiative internationale pour un vaccin contre le sida (IAVI)(a). Le virus d’immunodéficience humain (VIH) qui cause le SIDA est un rétrovirus complexe, ce qui explique la difficulté à mettre au point un vaccin. Différents vaccins en sont au stade expérimental, mais il faudra probablement des années avant de trouver le bon. En attendant, la prévention reste prioritaire.

La Banque mondiale soutient-elle l'Initiative 3X5 de l'Organisation mondiale de la santé ?   

Oui. L'Initiative 3X5 (a) a pour objectif de permettre de traiter, d'ici 2005, trois millions de personnes atteintes par le VIH/SIDA.  Si l'Organisation mondiale de la santé est le chef de file de cette initiative, toutes les autres organisations, dont la Banque mondiale, collaborent pour améliorer l'accès à ce traitement. Ce traitement, s'il ne guérit pas la maladie, permet de prolonger la vie du malade.

Peut-on espérer maîtriser l'épidémie du VIH/SIDA dans les régions les plus atteintes ?    

Oui, on a bien des raisons de l'espérer. L'engagement politique a pris de l'ampleur dans le monde entier, la mobilisation du grand public est plus dynamique, les financements se multiplient, les programmes de traitement sont mis en route, et les efforts de prévention s'intensifient. Dans certains pays, tels que le Rwanda, le Sénégal, l'Éthiopie et l'Ouganda, on observe un recul du taux d'infection à VIH.

Quels sont les pays qui ont su faire face à la crise du sida ? Qu'ont-ils fait de différent par rapport aux autres pays ?                                                                                           

Plusieurs pays, dont l'Ouganda, la Thaïlande, le Botswana, le Sénégal et le Brésil, ont réussi à marquer des points dans la lutte contre le sida. Ces pays ont su faire preuve de volontarisme politique et mener de front des actions de prévention et des programmes de soins et de traitement.

Quels sont les programmes qui ont le plus fait reculer le VIH/SIDA dans les pays en développement ?                                                                                                                   

C'est la prévention qui, dans le cadre d'une stratégie intégrée, se révèle la formule la plus efficace. Pour obtenir des résultats, les programmes de prévention devront non seulement encourager les changements dans les comportements sexuels et l’utilisation de drogues injectables qui exposent nombre de personnes au risque d’exposition à l’infection, mais aussi garantir un approvisionnement en sang non contaminé et prévenir la transmission mère-enfant par le dépistage et les conseils volontaires ainsi que l’amélioration de l’accès à la thérapie antirétrovirale. Ces programmes devront en outre mettre fin aux stigmates du VIH/SIDA et au silence qui entoure cette maladie. Ils devront par ailleurs tenir compte des causes socioéconomiques sous-jacentes qui rendent certaines personnes plus vulnérables à l'infection à VIH, mais aussi de la problématique hommes-femmes, du non-respect des droits de l'homme, et de la discrimination dont font l'objet les groupes marginalisés. Enfin, la prévention doit être liée à la mise à disposition de traitements, de soins et de financements. Si l'on veut obtenir des résultats, il faut faire preuve de volonté politique et prévoir des ressources humaines et financières suffisantes.


Comment la Banque évalue-t-elle les résultats de ses programmes de lutte contre le sida ?

La Banque évalue tous ses projets et consacre environ 50 millions de dollars soit 3% de son budget administratif, à l’évaluation. Ce montant représente près d’un quart de ses dépenses associées aux travaux d’analyse et à la gestion du savoir. Les projets sont d’abord évalués par le personnel opérationnel qui par la suite produit un rapport de fin d’exécution. Ce document est ensuite examiné par le personnel du Département de l’évaluation des opérations (OED) de la Banque. L’OED, un organe de contrôle interne indépendant de la Direction, utilise une méthode d’évaluation appelée évaluation basée sur les objectifs et s’intéresse à trois grands facteurs :

  • La pertinence des objectifs du projet par rapport aux besoins du pays
  • La capacité du projet à réaliser ses objectifs
  • L’efficacité du projet en termes d’utilisation uniquement des ressources nécessaires

L'OED réalise également des inspections sur le terrain pour 25% de l’ensemble des projets achevés, et effectue des études d’impact en ce qui concerne les projets dont le choix a été guidé par des considérations stratégiques.

Pour ce qui a trait à l’évaluation des programmes de lutte contre le VIH/SIDA afin de mesurer les progrès accomplis dans l’atteinte des objectifs de développement, la Banque met l’accent sur l’adoption d’une bonne méthode conception de projet, notamment un cadre de résultats mesurables. Cette responsabilité incombe aux chefs d’équipes de projet, qui travaillent en étroite collaboration avec leurs homologues au sein des gouvernements. L’Équipe d’assistance au suivi et à l'évaluation du sida au niveau mondial (GAMET), qui fait partie du Programme mondial de lutte contre le VIH/SIDA de la Banque, apporte un appui opérationnel en vue d’identifier les indicateurs appropriés pour mesurer les progrès et les succès de chaque projet ou programme. Cette équipe collabore également avec les gouvernements en vue de mettre au point, de créer et d’utiliser un système national de suivi et d’évaluation du VIH/SIDA qui mesure les progrès réalisés dans l’exécution des projets financés par la Banque et dans l’atteinte des objectifs et buts nationaux en matière de lutte contre le VIH/SIDA. L’équipe GAMET comprend des experts basés au siège et une Equipe national d’appui composé d’experts du suivi-évaluation qui vivent dans différents pays du monde, voyagent souvent pour apporter un appui direct à plus de 30 pays. L’équipe GAMET offre une formation au maniement des outils utilisés au niveau local par les prestataires de services et qui nécessitent peu de temps pour recueillir des données et produire des informations fiables et facile à interpréter. a pour mandat l’évaluation des programmes de lutte contre le VIH/SIDA mis sur pied

La Banque approuve-t-elle le système de participation aux frais médicaux ?

La Banque s’oppose à tout système de santé qui exclut les pauvres des services de diagnostic et de soins. Elle soutient la fourniture de services de santé de base gratuits aux personnes démunies. Dans le cas du VIH/SIDA, la Banque n’encourage nullement les contributions financières des patients mais aide plutôt les pays à financer les services de santé grâce à d’autres mesures. Dans les communautés à très faibles revenus où les ressources des pouvoirs publics sont très limitées, l’introduction d’un système bien conçu de participation des segments aisés de la population aux frais médicaux peut contribuer à mobiliser des ressources supplémentaires. Les montants provenant de ces quotes-parts des frais serviraient à améliorer la qualité des services dispensés aux groupes démunis. Dans les pays qui optent pour cette formule, la Banque s’emploie à garantir que le coût pour les pauvres est nul ou minimal.

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Internet

Mise à jour : décembre 2006

(a) indique une page en anglais.




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