Changement climatique

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  • Quelle est la position de la Banque mondiale sur les changements climatiques ?
  • Le changement climatique est tout à la fois un problème de développement et d'environnement. Nous assistons à la formation d'un consensus mondial sur le fait que la question ne saurait attendre et doit être abordée au plus tôt. Qu'il s'agisse de la publication récente du rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui apporte de nouvelles preuves scientifiques de changements climatiques résultant de l'activité humaine, de la parution du Rapport Stern qui illustre les conséquences économiques de la non intervention, de la stratégie énergétique de la Commission européenne qui appelle à des réductions massives des émissions de gaz à effet de serre, de la cible définie par l'Union européenne fixant à 20 pour cent la part des énergies renouvelables d'ici 2020 ou encore de l'attention portée aux changements climatiques par le secteur privé des États-Unis d'Amérique, les risques associés aux changements climatiques sont de plus en plus reconnus et suscitent une attention croissante, tout comme les possibilités qu'ils offrent pour s'acheminer vers une économie à faible intensité de carbone.

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  • Quels sont les effets probables des changements climatiques ?
  • Les pays en développement sont plus vulnérables que les pays industrialisés, et les populations pauvres sont les plus exposées du fait des répercussions croissantes de la volatilité des conditions météorologiques. On prévoit que les changements climatiques résultant de l'activité humaine auront pour effet de faire baisser la productivité agricole dans l'ensemble des régions tropicales et subtropicales, de diminuer la quantité et la qualité des ressources en eau dans la plupart des régions arides et semi-arides, d'accroître l'incidence du paludisme, de la dengue et d'autres maladies à transmission vectorielle dans les régions tropicales et subtropicales, et de porter atteinte au fonctionnement des écosystèmes et à leur biodiversité. En outre, l'élévation du niveau de la mer, conjuguée à l'augmentation prévue de la température, pourrait déplacer des dizaines de millions de personnes vivant dans les régions de basse altitude, telles que le delta du Gange et du Nil, et menacer l'existence même de certains petits États insulaires.

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  • Quel sera le rôle de la Banque mondiale suite au plan d'action du G-8 sur les changements climatiques ?
  • Lors du Sommet du G-8 tenu à Gleneagles (Écosse) il y a deux ans, il a été demandé à la Banque mondiale de préparer une feuille de route en vue de l'accélération des investissements dans les énergies propres dans les pays en développement, avec la coopération d'autres institutions financières internationales.

    Le Cadre d'investissement pour une énergie propre détermine l'ampleur des investissements nécessaires pour :

    • développer l'accès à l'énergie, notamment en Afrique subsaharienne,
    • accélérer le passage à une économie à faible intensité de carbone, et
    • s'adapter à la variabilité et au changement climatique.

    Selon le Cadre d'investissement, 165 milliards de dollars devraient être investis chaque année dans le secteur énergétique pendant cette décennie. Seule la moitié de ce montant est actuellement financée. Chaque année, il faut en outre des dizaines de milliards de dollars USD pour couvrir les augmentations de coûts qu'exige la transition vers une économie à faible intensité de carbone. Les coûts supplémentaires liés aux projets « à l'épreuve du climat » financés par l'aide ou par des prêts concessionnels aux pays en développement représenteront chaque année quelque 2 milliards de dollars tandis que le volume annuel total des coûts supportés par les secteurs public et privé des pays en développement devrait être de l'ordre de quelques dizaines de milliards de dollars.

    Le rapport d'étape intitulé A Clean Energy for Development Investment Framework: Making a Difference on Climate Change, présenté durant les réunions de printemps a été révisé à la lumière des derniers progrès enregistrés et des actions prévues par le Groupe de la Banque mondiale pour appuyer le Cadre d'investissement ; il sera utilisé comme document d'information par le Comité du développement qui débattra de la question pendant les réunions annuelles Banque mondiale-FMI, en octobre 2007.

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  • Quel est le rôle du marché du carbone et son potentiel en tant que source de financement pour les pays en développement ?
  • À l'heure actuelle, la Banque mondiale gère neuf fonds et mécanismes carbone qui représentent presque 2 milliards de dollars dont 1,4 milliard a d'ores et déjà été engagé. Il faudra passer à la vitesse supérieure pour faire la différence.

    Les pays en développement doivent tirer davantage profit du marché du carbone. David Miliband, Secrétaire d'État à l'environnement du Royaume-Uni, a récemment signalé que les échanges de carbone pourraient générer d'ici quelques décennies des flux annuels de l'ordre de 200 milliards de dollars, dont la moitié, soit 100 milliards de dollars par an, pourrait bénéficier aux pays en développement. D'aucuns jugeront sans doute que c'est une somme considérable, et c'est effectivement le cas. Toutefois, elle ne représente que sept pour cent de la facture pétrolière mondiale qui s'élève chaque année à 1,5 trillions de dollars.

    Les fonds pour le carbone de la Banque mondiale appuient les investissements dans des projets à faible intensité d'énergie portant par exemple sur l'élimination des gaz industriels, la récupération du méthane dégagé par les décharges, l'amélioration du rendement énergétique des aciéries, la production combinée à partir de la bagasse, les énergies renouvelables (énergie éolienne, géothermique et hydroélectrique), les changement de modes d'utilisation des sols, le boisement et le reboisement.

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  • Quels sont les scénarios de l'après-Kyoto et le rôle de la Banque mondiale dans les négociations ?
  • La Banque mondiale n'est pas partie aux négociations. Elle appartient au système des Nations Unies et, par conséquent, elle appuie la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de diverses manières, dont l'innovation, les approches pilotes comme avec les financements carbone, l'association de financements carbone, de dons et de prêts, etc. Il est clair désormais que le passage à une économie à faible intensité de carbone exigera plus que de simples investissements. Il conviendra d'instaurer à l'échelon mondial un cadre réglementaire équitable et à long terme grâce auquel :

    • les pays industrialisés assumeront l'initiative en soutenant les pays en développement, en contrepartie d'une croissance mondiale verte et plus avisée;
    • la recherche-développement dans les technologies nouvelles pourra évoluer sur des bases sûres ; et,
    • les marchés du carbone pourront prospérer et rapporter aux pays en développement, d'ici quelques décennies, des flux financiers à hauteur de 100 milliards de dollars.

    Quel que soit le cadre retenu en vue de la réduction des émissions de carbone, il devra générer d'importantes ressources d'investissement pour stimuler la croissance dans les pays en développement tout en favorisant la protection de l'environnement par une utilisation plus rationnelle et moins néfaste des énergies.

    En concertation avec les gouvernements et les entités du secteur privé qui participent à ces fonds, la Banque mondiale est en train de mettre au point un nouveau mécanisme d'échange des émissions de carbone qui permettra l'achat de réductions d'émissions au-delà de la période d'application du Protocole de Kyoto (2008-2012).

    Ce nouveau mécanisme viendra appuyer les investissements à long terme visant à réduire l'intensité carbone de la croissance et contribuera à garantir la continuité du marché du carbone pendant la période où les négociations internationales sur l'après 2012 se déroulent dans le cadre de la CCNUCC.

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  • Quelle est l'ampleur des investissements de la Banque mondiale dans les projets d'énergie renouvelable ?
  • La part des prêts du Groupe de la Banque mondiale aux projets d'énergie renouvelable et de rendement énergétique a plus que doublé entre 1994 et 2006, et le volume total des prêts aux opérations énergétiques augmente également. Au cours des quatre dernières années, il est passé de 1,5 à 2,5 milliards de dollars par an du fait de l'accroissement de la demande.

    À la Conférence sur les énergies renouvelables tenue à Bonn en 2004, le Groupe de la Banque mondiale s'était fixé un objectif de croissance annuelle moyenne de 20 pour cent de ses engagements dans des projets d'énergie renouvelable et de rendement énergétique entre les exercices 2005 et 2009. Il a largement dépassé cet objectif chaque année depuis cette date. Globalement, le Groupe de la Banque mondiale a engagé plus de 10 milliards de dollars dans des projets de ce type exécutés dans des pays en développement depuis 1990.

  • Que fait la Banque mondiale pour aider les pays pauvres et les pays à revenu intermédiaire à s'adapter aux changements climatiques ?
  • Les pays en développement, et tout particulièrement les plus pauvres d'entre les pauvres, seront les plus affectées par les changements climatiques et les épisodes extrêmes tels que les inondations, les sécheresses, les canicules et l'élévation du niveau de la mer.

    La Banque mondiale a été l'une des premières à intervenir en faveur de l'adaptation aux risques climatiques en prenant l'initiative de nouvelles modalités d'assurance dans les Caraïbes, en Amérique latine et en Asie du Sud. Le défi consiste désormais à transposer les leçons apprises à grande échelle, particulièrement en Afrique subsaharienne et dans les pays insulaires du Pacifique.

    La Banque mondiale recherche également avec ses partenaires les moyens de favoriser dès à présent un développement durable présentant la flexibilité voulue face à la variabilité climatique, ou de mettre les projets d'investissement « à l'épreuve du climat ».

    Le programme de travail de la Banque mondiale en matière d'adaptation est structurée de manière à permettre au Groupe de la Banque mondiale d'accroître son aide aux pays en développement afin de leur permettre d'appliquer les mesures d'adaptation aux effets socio-économiques des changements climatiques. Trois programmes d'activité parallèles contribuent à : a) comprendre la nature et l'ampleur des risques; b) renforcer les capacités de gestion des risques; et, c) investir dans des mesures d'adaptation visant à minimiser et à atténuer les risques.

    Depuis les premiers travaux effectués au titre du Cadre d'investissement il y a deux ans, les ressources, les effectifs et les activités en matière d'adaptation ont rapidement augmenté. La part de ces activités dans le portefeuille de la Banque mondiale est passé d'une dizaine de projets et de prestations de conseil (avant la mise en place du Cadre d'investissement), à quelque 40 projets (prêts et dons) dans 30 pays différents et 40 initiatives d'assistance technique en cours ou en projet.

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Mise à jour : décembre 2007




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