Infrastructure

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  • Pourquoi les infrastructures sont-elles une priorité pour la Banque mondiale ?
  • Nos clients et actionnaires exercent de fortes pressions pour que l'institution apporte un soutien plus actif au secteur des infrastructures. La Banque mondiale continue d'être attentive à ces demandes. Les infrastructures sont en effet d'une importance considérable pour le développement de tout pays, puisqu'il s'agit de fournir les services essentiels dont la population a besoin pour jouir de conditions de vie élémentaires. L'approvisionnement en eau, l'assainissement, l'électricité, les routes pour le transport et les télécommunications sont autant de services qui permettent d'améliorer la santé publique, l'accès à l'éducation et la participation à la vie économique, entre autres. Or, pour plusieurs millions de personnes, ces services de base sont encore hors de portée. On dénombre 1,1 milliard de personnes qui n'ont toujours pas accès à de l'eau propre, et 2,6 milliards qui ne bénéficient pas de conditions d'hygiène adaptées. Par ailleurs, 3 milliards de personnes n'ont pas accès aux sources d'énergie moderne pour la cuisine et le chauffage, et plus de 1 milliard d'habitants des zones rurales ne disposent pas d'un accès fiable aux transports. Même à l'ère de l'information, près de la moitié de la population mondiale n'a toujours pas accès à un téléphone.

    En résumé, les infrastructures sont le moteur de la croissance économique d'un pays et jouent un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté des plus démunis. La Banque mondiale, comme les autres membres de la communauté du développement, sait aussi qu'il importe d'améliorer les services d'infrastructure si l'on veut atteindre les objectifs de développement pour le Millénaire.

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  • Pourquoi les financements de la Banque mondiale à l'appui des infrastructures ont-ils diminué dans les années 90 ?
  • Dans les années 90, la Banque mondiale a réduit ses prêts d'investissement à l'appui des infrastructures, car elle anticipait une augmentation des investissements privés dans ce secteur. Ce scénario ne s'est malheureusement pas concrétisé. Loin d'augmenter comme on s'y attendait, les investissements privés dans le secteur des infrastructures ont au contraire fortement chuté, de 128 milliards de dollars en 1997 à 58 milliards en 2002. Les prêts d'investissement de la Banque dans ce secteur sont quant à eux tombés de 9,5 milliards de dollars en 1993 à 5,5 milliards en 2002. Le regain d'intérêt que le Groupe de la Banque manifeste maintenant pour ce secteur devrait contribuer à combler ce déficit et aider à répondre à la forte demande de services d'infrastructure.

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  • Comment la Banque a-t-elle répondu à l'insuffisance de l'investissement privé en infrastructure dans les pays en développement ?
  • Consciente du fait qu'elle a un rôle clé à jouer pour répondre aux besoins mondiaux en matière de financement et de conseils sur les politiques à suivre pour tout ce qui touche à l'infrastructure, la Banque a fait de ce secteur un élément central de son action pour le développement dans une optique de réduction de la pauvreté et de promotion de la croissance. C'est ainsi que nous avons défini un Plan d'action pour l'infrastructure, qui définit une série d'approches novatrices pour le financement de projets dans ce domaine. Ce plan nous amène à tirer mieux parti d'instruments existants ou nouveaux, et notamment de toute une gamme de partenariats et de sources de financement public-privé, ainsi que de modes de financement de projets au niveau régional, national ou infranational. Cela revêt une importance particulière à l'échelon municipal où se situent dans bien des cas les prestations de services d'infrastructure, ce qui suppose une plus grande implication des acteurs locaux. L'unité de financement infranational qui a été mise en place dernièrement, et qui est un service conjoint de la Banque et de la Société financière internationale (l'institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé), contribuera à favoriser des financements essentiels pour l'infrastructure. Nous avons également renforcé notre base de connaissances et nos travaux d'analyse à l'échelon des pays en matière d'infrastructure, afin de fournir ainsi un meilleur cadre pour le dialogue sur les politiques à suivre et la prise de décisions.

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  • En mettant l'accent sur l'infrastructure, la Banque va-t-elle moins s'occuper de ce qui touche au développement social, comme l'éducation et la santé ?
  • Non, au contraire, le fait de recentrer notre attention sur l'infrastructure a un impact encore plus positif sur l'éducation et la santé. Les investissements en matière d'infrastructure procurent de multiples bénéfices dans les domaines sociaux les plus divers. Ceux consacrés à l'eau et à l'assainissement aboutissent à une meilleure situation sanitaire. Des services appropriés de transport, d'électricité et de connectivité ont de l'importance pour l'éducation et pour ce qui est de permettre aux enfants d'avoir accès aux écoles et à des niveaux d'instruction plus élevés. Les infrastructures rurales permettent aux pauvres, grâce à l'irrigation et à l'électricité, d'avoir des activités productives en matière de cultures et autres, et de se procurer ainsi des revenus ; et grâce aux routes, ils peuvent avoir accès aux marchés. Dans le domaine des télécommunications, les investissements consentis contribuent à l'établissement ou au renforcement des marchés, et assurent des connexions bon marché à ceux qui ont quelque chose à vendre et à acheter. De même, les investissements en matière d'irrigation sont un facteur important pour assurer la collecte et le stockage de l'eau, aspect essentiel lorsqu'il s'agit de protéger les populations des pays en développement contre les inondations et les sécheresses, deux types de phénomènes qui ont des effets dévastateurs sur les économies de ces pays.

    Enfin, la Banque mondiale a récemment regroupé ses services infrastructure, environnement et développement social de manière à assurer une approche opérationnelle plus intégrée et plus globale au niveau de ses projets. Le fait d'associer d'emblée au processus de planification un groupe de spécialistes de l'environnement, du développement social et de l'infrastructure, opérant en consultation avec les pays et autres parties prenantes, devrait contribuer à ce que le développement ne porte pas seulement ses fruits à court terme, mais continue aussi de faire sentir ses effets au fil du temps.

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Mise à jour : Mars 2007




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