À propos du développement

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  • Qu'est-ce qu'un pays en développement ?
  • Les pays en développement sont ceux dans lesquels la majorité de la population a bien moins de ressources pour vivre que celle des pays hautement industrialisés, et n'a pas, dans bien des cas, accès aux services de base. Sur les 6 milliards d'habitants constituant la population mondiale, 5 milliards vivent dans des pays en développement où les revenus sont en général bien inférieurs à 2 dollars par jour. Pour les besoins de ses programmes de financement, d'allégement de la dette, d'assistance technique, de services consultatifs et autres initiatives particulières, la Banque mondiale classe les pays en développement dans les catégories suivantes : Pays pauvres très endettés (PPTE) , Pays à revenu intermédiaire (PRI) (fichier PDF), Pays à faible revenu en difficulté (LICUS) , et Petits États .

    Chacune de ces catégories recouvre des particularités et situations tout à fait spécifiques au pays considéré. Un pays en développement peut être un pays :

    • qui est en grande partie rural ou dont la population migre vers des villes mal équipées, doté d'une économie peu performante qui repose principalement sur l'agriculture et dans laquelle les emplois non agricoles sont rares et mal rémunérés ;

    • dont la population est souvent en proie à la famine et manque cruellement d'instruction, qui accuse un retard important en matière de connaissances et où l'innovation technologique est rare ;

    • où les systèmes d'éducation et de santé sont médiocres ou insuffisants, et où l'infrastructure de transport, d'alimentation en eau potable, d'électricité et de communication est également limitée ;

    • où le niveau de la dette publique est insoutenable ;

    • dont le territoire, la population et le marché intérieur sont réduits et très dispersés, souvent entre plusieurs îles ou groupes d'îles isolées, sujets aux catastrophes naturelles, avec des capacités institutionnelles limitées et une économie peu diversifiée ; ou

    • où l'État s'est effondré ou a été fragilisé par un conflit armé, caractérisé par la faiblesse de ses politiques et institutions et peu enclin ou prêt à assurer les prestations de services sociaux de base, surtout pour les pauvres - selon les estimations, un tiers des individus vivant dans un état de pauvreté absolue de par le monde sont des ressortissants d'États fragiles pris dans le cercle vicieux de la pauvreté et des conflits.

    D'autres pays en développement, les pays à revenu intermédiaire, ont fait de gros progrès pour ce qui est de parvenir à s'intégrer à l'économie mondiale, et se caractérisent aujourd'hui par la création d'emplois mieux rémunérés, par l'amélioration des services d'éducation et de santé et leur fourniture dans de meilleures conditions d'équité, et par la mise en œuvre d'investissements pour améliorer leurs infrastructures. Mais ils restent confrontés à d'importants défis en termes de développement, que ce soit pour assurer une croissance soutenue génératrice d'emplois productifs, pour faire reculer la pauvreté et réduire les inégalités, pour atténuer les facteurs d'instabilité, notamment au niveau de leur accès aux marchés financiers privés, ou pour renforcer les structures institutionnelles et les dispositifs de gouvernance qui sous-tendent une économie de marché viable.

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  • D'après l'expérience de la Banque mondiale, quels sont les moyens les plus efficaces pour venir en aide aux pays en développement
  • Notre aide en faveur des pays en développement repose en premier lieu sur une détermination à assurer la réalisation des objectifs de développement pour le Millénaire. Ces objectifs nous servent à la fois de cibles et de points de repère pour juger des résultats obtenus dans huit domaines : éradiquer l'extrême pauvreté et la faim ; assurer l'éducation primaire pour tous ; promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes ; réduire la mortalité infantile ; améliorer la santé maternelle ; combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies ; assurer un environnement durable ; et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

    Dans la perspective de ces objectifs, que nous faisons figurer en première ligne de notre action, nous avons adopté, pour la lutte contre la pauvreté et le développement, une approche globale intégrant un certain nombre de concepts clés qui assurent selon nous l'efficacité des apports d'aide aux pays en développement :

    • Encourager les pays à prendre l'initiative des projets de développement de manière à ce que ceux-ci soient un processus de collaboration à la fois transparente et fondée sur la confiance, le partage du pouvoir et la concertation.

    • Concevoir l'aide dans une perspective à long terme englobant l'ensemble des programmes entrepris dans un pays donné.

    • Juger du succès de l'action menée à l'aune des résultats effectivement obtenus plutôt que de l'ampleur des moyens mis en œuvre.

    • Encourager les pays bénéficiaires à prendre en charge le processus de réforme.

    Cela étant établi, notre stratégie de développement repose sur deux piliers. Le premier consiste à instaurer un environnement favorable à l'investissement de manière à encourager l'esprit d'entreprise, lequel permet à son tour de créer des emplois et de multiplier les opportunités offertes aux pauvres. Le second consiste à donner aux pauvres davantage d'occasions de prendre part aux décisions qui affectent leur propre existence et celle de leur famille. 

    Afin d'encourager les pays en développement à faible revenu à être aux commandes du processus, nous les amenons à concevoir une stratégie de réduction de la pauvreté (SRP), ce qui donne lieu à d'amples consultations et à la recherche d'un consensus sur les moyens de promouvoir le développement. La stratégie nationale dont le pays se dote dans ce contexte établit un cadre qui permet aux bailleurs de fonds de mieux coordonner leurs programmes en les faisant cadrer avec les priorités nationales. Le gouvernement consulte un large éventail de groupes locaux et intègre les informations rassemblées dans une analyse approfondie de la pauvreté et de la situation économique dans le pays. Il peut ensuite définir ses propres priorités et fixer des objectifs de réduction de la pauvreté sur un horizon de trois à cinq ans. Ces objectifs sont exposés dans un Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP) . Le DSRP décrit les politiques et programmes qu'un pays entend mettre en œuvre sur le plan macroéconomique, structurel et social afin de promouvoir la croissance et de réduire la pauvreté, ainsi que les besoins de financement extérieur qui y font pendant. Il est élaboré en faisant appel à un processus participatif auquel prennent part la société civile et les partenaires de développement du pays, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). La Banque et les autres organismes d'aide formulent ensuite leurs efforts d'assistance en fonction de la stratégie définie par le pays lui-même - une méthode qui, les faits l'ont prouvé, permet d'améliorer l'efficacité du développement.

    Au stade ultérieur, nous mettons au point notre propre plan en faveur du pays, à savoir la 'Stratégie daide-pays (CAS) . Elle a pour point de départ la vision que le pays lui-même a de son développement, telle qu'elle est définie dans son DSRP ou dans un autre dispositif dont il assume la paternité. Axée sur les résultats, la CAS est préparée en concertation avec les autorités nationales, les organisations de la société civile, les partenaires de développement et les autres parties prenantes. Elle a pour objet de définir pour l'appui de la Banque un programme sélectif qui soit lié à la stratégie de développement du pays et basé sur l'avantage comparatif dont bénéficie la Banque dans le contexte des activités des autres bailleurs de fonds. Les CAS sont destinées à favoriser une collaboration et une coordination entre les partenaires de développement qui interviennent dans un pays considéré.

    Un des éléments figurant dans les CAS est un diagnostic complet - reposant sur le travail d'analyse effectué par la Banque, le gouvernement et/ou les autres partenaires - des enjeux que soulève le développement du pays en question, et notamment de l'incidence de la pauvreté, de ses tendances et de ses causes. La stratégie identifie par ailleurs les principaux domaines dans lesquels l'aide de la Banque peut le plus contribuer à réduire la pauvreté. Dans le cadre de son diagnostic, la CAS tient compte des résultats du portefeuille de projets de la Banque dans le pays considéré, de la solvabilité de celui-ci, de l'état de ses capacités institutionnelles, de ses capacités d'exécution, de sa gouvernance et d'autres aspects d'ordre sectoriel ou plurisectoriel. Cette évaluation permet à la Banque de déterminer le niveau et la teneur de l'appui à apporter au pays sur le plan financier, consultatif et/ou technique.

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  • À quels facteurs tient généralement la réussite en matière de développement ?
  • Au fil de notre expérience, qui remonte à plusieurs dizaines d'années, nous avons relevé plusieurs facteurs généralement associés à des progrès d'ensemble pour le développement :

    • Croissance économique : Les pays qui ont réussi à faire baisser le taux de pauvreté sont ceux qui ont connu la plus forte croissance. La réussite en matière de développement passe par des périodes soutenues de forte croissance par habitant.
    • Bonne gouvernance : Un État qui agit dans un contexte caractérisé par une bonne gouvernance, au niveau du secteur public comme du secteur privé, favorise un environnement porteur dans lequel les contrats sont exécutés et les marchés peuvent fonctionner. Ce type de situation garantit par ailleurs le fonctionnement des infrastructures de base, l'existence de services d'éducation et de santé et de régimes de protection sociale adéquats, et la possibilité pour les individus de participer à la prise des décisions affectant leur existence.
    • Secteur privé dynamique : Les petites et moyennes entreprises jouent un rôle important de par les possibilités d'emploi qu'elles génèrent pour les pauvres.
    • Appropriation du processus par le pays : Il faut que les pays assument la paternité de leur propre programme de développement, car cela contribue à assurer une large adhésion pour les activités entreprises à ce titre.
    • Autonomisation des populations : Tout individu doit avoir la capacité de prendre en main sa destinée en étant en mesure de tirer parti des opportunités offertes par la croissance économique et de faire entendre sa voix au sujet des décisions affectant son existence. Il convient également d'assurer un accès équitable aux services essentiels, tels que santé et éducation.

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  • Qu'entend-on par développement durable ?
  • L'Organisation des Nations Unies définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Certains facteurs importants entrent en ligne de compte lorsqu'il est question de développement durable : l'utilisation rationnelle des ressources naturelles et de l'énergie, la pollution, le changement climatique. En termes de développement, la notion de durabilité a pour pendant celle de croissance responsable - une situation dans laquelle les préoccupations d'ordre environnemental et social cadrent avec les besoins économiques des individus. Pour en savoir plus sur la façon dont cette question est traitée dans le contexte de la Banque mondiale, reportez-vous à la section de notre site web consacrée au développement durable.

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  • À quoi tient l'importance de l'autonomisation des femmes dans les pays en développement, et quelle incidence cela a-t-il sur le développement ?
  • On a constaté que lorsque des possibilités accrues sont données aux femmes et aux filles, non seulement leur position au sein de la société s'en trouve améliorée, mais cela a également une forte incidence sur l'efficacité globale du développement. On a également constaté que lorsque les femmes et les hommes sont à peu près en situation d'égalité, la croissance de l'économie s'en trouve généralement renforcée, les pauvres parviennent plus rapidement à échapper au carcan de la pauvreté, et le bien-être de l'ensemble de la population - hommes, femmes et enfants - s'améliore. Des études font ressortir une corrélation entre l'instruction des mères et de meilleurs niveaux de santé chez leurs enfants, ainsi qu'un abaissement des taux de fécondité. Ce que montrent également les études, c'est que dans les cas où les femmes ont plus de contrôle sur les revenus ou les moyens de production du ménage, la situation de la famille considérée d'une manière générale s'en trouve améliorée.

    • Ainsi, au Brésil, le fait pour la mère de tenir les cordons de la bourse a une incidence quatre fois plus marquée sur le rapport taille-âge des enfants que dans le cas du père.
    • En Afrique subsaharienne, une forte proportion de femmes pratique l'agriculture, et si la participation des femmes à l'agriculture pouvait se faire sur une base égale par rapport aux hommes, cela pourrait entraîner dans ce secteur des gains de production globale allant jusqu'à 20 %.

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  • Comment la Banque évalue-t-elle les projets de développement ?
  • Nous avons mis au point un système de plus en plus rigoureux d'évaluations et de vérifications croisées pour juger de l'efficacité de notre action en matière de développement, une chose qui se laisse difficilement mesurer et qui est à considérer dans le contexte de chaque pays. Notre Groupe indépendant d'évaluation (IEG, auparavant appelé Département de l'évaluation des opérations) est chargé de jauger le degré de pertinence, d'efficacité et de rationalité des programmes et activités opérationnels du Groupe de la Banque mondiale. Il a pour but d'influer sur les décisions et orientations du Groupe de la Banque, de ses clients et de ses partenaires, et de contribuer ainsi à améliorer les résultats obtenus sur le front du développement au plan mondial. C'est à partir des conclusions tirées à titre indépendant des évaluations qu'il s'acquitte de cette mission. L'IEG est en effet indépendant de la Direction de la Banque et rend directement compte aux Administrateurs.

    Sur la base des évaluations des projets achevés, des activités programmatiques, thématiques et institutionnelles, et des programmes de portée planétaire du Groupe de la Banque mondiale, il jette un regard critique sur les orientations du moment et fournit des recommandations sur la façon d'améliorer les résultats sur le terrain. Pour critiques qu'elles soient, ses évaluations sont généralement établies dans un esprit constructif. Par exemple, dans une évaluation consacrée au commerce international qu'il a récemment publiée, l'IEG a relevé les progrès marquants réalisés en vue d'assurer une plus grande ouverture dans les échanges, tout en soulignant le manque de mesures complémentaires permettant de tirer les fruits de cette libéralisation. Autre exemple : dans le cas des appuis fournis par la Banque en matière d'éducation primaire, l'IEG a souligné les progrès accomplis pour en généraliser l'accès, tout en recommandant que les pays concernés, la Banque et les partenaires de développement mettent autant l'accent sur les résultats de cet enseignement que sur l'accès à l'instruction, de manière à ce que les investissements croissants consentis dans le domaine scolaire puissent avoir un impact bien plus prononcé sur le développement.

    Pour en savoir plus sur l'IEG, veuillez vous reporter au site web : www.worldbank.org/ieg.

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Mise à jour : août 2006




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