Éducation

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  • Que fait la Banque mondiale en faveur de l'éducation ?
  • Promouvoir l'enseignement dans les pays en développement est un aspect auquel la Banque mondiale consacre des efforts depuis 1963, et nous sommes aujourd'hui la plus importante source extérieure de financement de l'éducation. En moyenne annuelle, les montants consacrés ces cinq dernières années par la Banque à l'éducation, sous forme de prêts de la BIRD ou de crédits de l'IDA, se chiffrent à 2 milliards de dollars, soit près de 10 % de l'ensemble des prêts accordés chaque année. D'une année sur l'autre, quelque 25 pays en moyenne bénéficient d'un prêt ou d'un crédit pour l'éducation. En juillet 2006, le portefeuille de la Banque dans ce domaine se composait de 136 opérations en cours d'exécution dans 88 pays, représentant pour 7,74 milliards de dollars d'engagements nets.

    Nous figurons en outre parmi les principaux promoteurs du programme Éducation pour tous, initiative internationale destinée à faire en sorte que tous les garçons et filles des pays en développement puissent accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité, et le suivre jusqu'à son terme. Nous avons travaillé sans relâche avec nos partenaires à l'échelon national et international pour tracer la voie à suivre afin d'atteindre d'ici à 2015 l'objectif de développement pour le Millénaire en matière d'éducation. Nous avons par ailleurs contribué à mettre en place l'Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous, visant à atteindre plus rapidement l'objectif en question.

    Notre appui en faveur de l'éducation a une double optique : aider les pays à assurer d'une part l'éducation primaire pour tous, et à se doter d'autre part des compétences souples et de niveau supérieur qu'il leur faut pour soutenir la concurrence sur les marchés internationaux d'aujourd'hui, où les connaissances sont un élément moteur (ce que nous appelons  l''éducation pour léconomie du savoir   (a) l''éducation pour léconomie du savoir ). Comme dans tous les domaines sur lesquels porte son aide, les prêts de la Banque ne sont qu'une partie d'un ensemble plus large de services qu'elle fournit. À nos apports financiers en faveur de l'éducation viennent s'ajouter des conseils sur les politiques à suivre, des travaux d'analyse, des échanges sur l'état des connaissances et les meilleures pratiques au plan international, des activités d'assistance technique et de renforcement des capacités, et un appui à la recherche d'un consensus. Ces services non financiers sont d'une importance capitale pour permettre aux pays de tirer effectivement parti de l'aide.

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  • Qu'est-ce que le programme Éducation pour tous ?
  • Le programme Éducation pour tous (EPT) découle de l'engagement que la communauté internationale avait pris en 1990, à Jomtien (Thaïlande), en vue de faire bénéficier de l'éducation « tous les citoyens et toutes les sociétés ». Il réunissait en une large coalition différents pays, organismes de la société civile et organisations internationales telles que l'UNESCO   et la Banque mondiale. Face au peu de progrès réalisé dans les dix premières années de l'initiative, la communauté internationale a réaffirmé son engagement initial en avril 2000 à Dakar (Sénégal), puis de nouveau en septembre 2000 avec l'adoption, par 189 pays et leurs partenaires, des huit objectifs de développement pour le Millénaire (ODM) (a) englobant deux des objectifs du programme EPT.

    Les six objectifs du programme EPT se définissent ainsi :

    • Développer et améliorer sous tous leurs aspects la protection et l'éducation de la petite enfance, et notamment des enfants les plus vulnérables et défavorisés.
    • Faire en sorte qu'au plus tard en 2015 tous les enfants, notamment les filles et les enfants en difficulté ou issus de minorités ethniques, aient la possibilité d'accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu'à son terme.
    • Répondre aux besoins éducatifs de tous les jeunes et de tous les adultes en leur assurant un accès équitable à des programmes adéquats ayant pour objet l'acquisition des connaissances ainsi que des compétences liées à la vie courante.
    • Accroître de 50 % le taux d'alphabétisation des adultes, notamment celui des femmes, d'ici à l'an 2015, et garantir à tous les adultes un accès équitable aux programmes d'éducation de base et d'éducation continue.
    • Éliminer les disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire d'ici à 2005 et instaurer l'égalité dans ce domaine pour 2015, en veillant notamment à assurer aux filles un accès équitable et sans restriction à une éducation de base de qualité avec les mêmes chances de réussite.
    • Améliorer sous tous ses aspects la qualité de l’éducation et garantir son excellence de façon à obtenir pour tous des résultats d’apprentissage reconnus et quantifiables — notamment en ce qui concerne la lecture, l’écriture, le calcul et les compétences indispensables dans la vie courante. 
    • Bien que les ODM ne fassent référence qu’aux questions de généralisation de l’enseignement primaire et d’élimination des disparités entre les sexes dans l’enseignement, la Banque mondiale est consciente du fait que la réalisation de l’ensemble des ODM exigera qu’un appui soit apporté à l’intégralité des engagements pris au titre du programme EPT.

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  • Qu'est-ce que l'Initiative pour une mise en œuvre accélérée ?
  • L'Initiative pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous a été lancée en juin 2002 pour promouvoir des résultats tangibles dans ce secteur. Elle faisait suite à une réunion de chefs d'État qui avait débouché, en mars 2002, sur le consensus de Monterrey, engagement des pays du monde entier à mobiliser les moyens voulus pour assurer la lutte contre la pauvreté à l'échelon planétaire. Elle repose sur un partenariat entre les bailleurs de fonds pour l'éducation et les pays à faible revenu qui s'efforcent d'accélérer la réalisation de l'objectif de développement pour le Millénaire consacré à l'enseignement. Par ce nouveau pacte de développement pour l'éducation, les bailleurs de fonds se sont engagés à fournir un appui supplémentaire (en termes de politiques, de données, de renforcement des capacités et de ressources financières) aux pays, ceux-ci s'engageant pour leur part à faire de l'éducation primaire pour tous les enfants leur priorité, à améliorer la qualité et l'efficacité de leurs systèmes d'enseignement primaire et à accepter d'être tenus responsables des résultats obtenus en la matière.

    Ayant aujourd'hui pour partenaires plus de 30 donateurs bilatéraux et multilatéraux, la FTI commence à avoir un important apport en termes de mobilisation et de coordination des financements en faveur de l'éducation. En juillet 2006, 54 pays à faible revenu recevaient un appui technique ou financier par ce biais - 20 en qualité de partenaires à part entière de la FTI et 34 autres au titre du Fonds de développement des programmes de l'éducation (instrument de la FTI destiné à soutenir le renforcement des capacités). Selon les estimations, quelque 40 pays de plus seront prêts à faire approuver leurs plans d'éducation dans les deux années à venir, portant ainsi à 60 le nombre total de pays admis comme partenaires à part entière de la FTI. Ces 60 pays représentent 70 % des enfants non scolarisés qu'on recense dans le monde. En fonction de l'appui supplémentaire qu'apporteront la Banque et les autres bailleurs de fonds, la FTI espère contribuer à scolariser d'ici à 2015 quelque 70 millions d'enfants (dont 42 millions de filles) qui ne vont pas actuellement à l'école, et aider des millions d'autres qui sont déjà scolarisés à recevoir un enseignement de meilleure qualité.

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  • Qu'est-ce que l'éducation pour l'économie du savoir ?
  • La notion d'éducation pour l'économie du savoir recouvre les activités que la Banque mondiale entreprend pour aider les pays en développement à se doter du capital humain souple et hautement qualifié dont ils ont besoin pour pouvoir soutenir la concurrence sur les marchés dynamiques du monde actuel. Ce type d'aide repose sur un postulat de départ essentiel, à savoir que l'aptitude à générer et utiliser des connaissances se présente aujourd'hui comme un facteur essentiel pour le développement et un aspect déterminant de l'avantage comparatif d'un pays. Il part aussi de l'idée que l'explosion de la demande d'enseignement secondaire dans une bonne partie du monde offre une précieuse occasion de développer à grande échelle toute une main-d'œuvre qualifiée et à même d'être un vecteur de croissance économique ayant le savoir pour élément moteur.

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  • Qu'est-ce que l'Initiative pour la science, la technologie et l'innovation ?
  • Les activités concernant la science, la technologie et l'innovation ont pour but de rendre les pays mieux à même d'importer et d'utiliser les technologies existantes, d'améliorer le capital humain et l'éducation et de renforcer leurs capacités pour la création de savoir. La Banque mondiale reconnaît qu'une offre abondante de main-d'œuvre bon marché et peu qualifiée n'est plus un facteur garanti de croissance rapide et de prospérité pour un pays. Dans le monde actuel, caractérisé par une concurrence intensive et une évolution rapide des technologies, la prospérité passe par une main-d'œuvre instruite et techniquement qualifiée, employée à la production de biens et de services à forte valeur ajoutée et à forte intensité de savoir dans des entreprises privées qui ont les capacités gestionnelles voulues pour se doter de moyens technologiques à jour et adaptés à leurs besoins, et pour vendre des biens et des services perfectionnés sur les marchés mondiaux.

    La notion d'activités « à forte intensité de savoir » n'est pas synonyme de haute technologie. L'assemblage d'ordinateurs destinés aux marchés extérieurs est une activité certes génératrice d'exportations de haute technologie, mais peu qualifiée, faiblement rémunérée et à faible valeur ajoutée, et ce ne sera probablement pas un gage de prospérité et de hausse des niveaux de vie pour un pays. Inversement, la pisciculture, l'aquaculture et la culture des fleurs tropicales font toutes appel à des modes de production à forte intensité de savoir, bien qu'elles soient ordinairement classées dans la catégorie des activités à faible technicité.

    Pour nos pays clients, se spécialiser dans la production de biens et de services à forte intensité de connaissances et à forte valeur ajoutée, indépendamment de savoir s'ils dépendent de secteurs à haute ou faible technicité, nécessitera un effort concerté pour accroître leurs capacités en matière d'éducation, de science, de technologie et d'innovation. Quatre aspects primordiaux sont identifiés à cet égard : éducation pour l'économie du savoir ; recherche et développement (production de nouveaux savoirs pertinents d'un point de vue économique) ; acquisition et diffusion de technologies (utilisation des connaissances existantes pour parvenir à un meilleur niveau de compétitivité) ; et capacité d'élaboration de politiques pour la science et la technologie.

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  • Quelle importance la Banque mondiale accorde-t-elle à l'éducation dans ses programmes de prêt ?
  • L'éducation est déterminante pour le développement, et la Banque mondiale fournit un appui aux pays en développement dans ce secteur depuis 1963, le montant global des prêts et crédits qu'elle leur a accordés à ce titre dépassant 39 milliards de dollars. En avril 2006, le nombre de projets qu'elle finançait dans ce secteur s'élevait à 144 et concernait 86 pays. Pour l'exercice 06, elle accordera, selon les dernières estimations, quelque 2,5 milliards de dollars de prêts aux pays en développement pour soutenir la formulation de leurs politiques et stratégies, renforcer leurs institutions et prestations de services, et aider ces pays à améliorer les capacités de leur système d'enseignement sur le plan qualitatif et quantitatif. L'activité de prêt dans ce secteur continue d'afficher ces dernières années une tendance à la hausse, avec un niveau global de prêts qui a plus que triplé en six ans - de 728 millions de dollars pour l'exercice 00, il sera passé à 2,5 milliards de dollars (comme indiqué plus haut) au cours de l'exercice 06. En moyenne, l'éducation représente environ 8 % de l'ensemble des prêts que la Banque mondiale a accordés à ce jour.

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  • Pourquoi les pays doivent-ils investir dans l'éducation ?
  • Une éducation de bonne qualité est l'un des moyens les plus efficaces qui soient pour réduire la pauvreté et les inégalités, et pour jeter les bases d'une croissance économique durable. L'individu, la société et le monde dans son ensemble ont beaucoup à gagner d'investissements dans ce secteur. L'éducation présente en effet, entre autres, les principaux avantages suivants :

    • Elle permet aux individus de lire, de raisonner, de communiquer et de faire des choix en connaissance de cause.
    • Elle accroît la productivité individuelle, les revenus et la qualité de vie. Des études révèlent que chaque année de scolarité se traduit par une hausse des revenus individuels de 10 % environ en moyenne à l'échelle mondiale.
    • Elle réduit énormément la vulnérabilité des femmes aux problèmes de santé. Là encore, des études révèlent que chaque année de scolarité entraîne une baisse des taux de fécondité de 10 %, qu'un meilleur niveau d'instruction se traduit par des bébés en meilleure santé et des taux de mortalité infantile en baisse, et qu'un meilleur niveau d'instruction chez les filles (de même que chez les garçons) a pour corollaire des taux plus faibles d'infection à VIH/SIDA.
    • Elle est fondamentale pour l'éclosion de sociétés démocratiques.
    • Elle est essentielle à la constitution d'une main-d'œuvre souple et hautement qualifiée, qui est l'élément fondamental d'une économie dynamique et compétitive au niveau mondial.
    • Elle est primordiale pour la création, l'application et la diffusion du savoir, et, partant, pour ce qui est de permettre à un pays d'innover, de jouir d'un avantage comparatif et d'attirer l'investissement étranger.

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  • Où peut-on aller pour en savoir plus sur la Banque mondiale et l'éducation ?
  • Le portail Éducation du site web de la Banque mondiale vous orientera vers les informations et autres ressources les plus à jour dans ce domaine. Sur cette partie du site, vous pourrez accéder aux publications, données de projets et statistiques relatives à l'éducation. Un guide de recherche a par ailleurs été conçu pour aider ceux d'entre vous qui cherchent des sources d'informations diverses sur l'éducation. Pour en savoir plus, reportez-vous à cette section Éducation (a) du site web de la Banque mondiale.

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Mise à jour : avril 2006

(a) Indique une page en anglais
 




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