Projet d’oléoduc Tchad-Cameroun

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  • Le Projet d'oléoduc Tchad-Cameroun profite-t-il à la population ?
  • Le projet pétrolier contribue à augmenter sensiblement les flux de recettes vers les autres secteurs susceptibles d'aider à améliorer la vie des citoyens tchadiens ordinaires (écoles, centres de santé, eau saine et routes). À la fin de l’année 2006, plus de 440 millions de dollars destinés à ces priorités de développement ont été transférés au gouvernement. Toutefois, le pétrole n'étant exploité que depuis moins de quatre ans, il est clair que la population ne tire pas encore pleinement parti de ce projet.

    Les habitants de la région productrice située aux environs de Doba et Bébédja commencent à voir les résultats du reversement à la région de 5 % des recettes pétrolières, ce qui permet de financer la construction ou la remise en état des infrastructures scolaires, des châteaux d'eau, des marchés modernes, etc. À la fin de l'exercice, quelque 30 millions de dollars avaient été transférés pour soutenir les populations riveraines de la zone productrice.

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  • Pourquoi la Banque mondiale a-t-elle repris ses activités de prêts au Tchad après les avoir interrompues ?
  • La Banque a interrompu les nouvelles opérations de prêt au Tchad parce que le gouvernement a procédé, en fin 2005, à une modification unilatérale du système de gestion des recettes pétrolières, en violation de l'accord de prêt conclu avec la Banque. Un nouvel accord entre les deux parties prévoit d'augmenter l'ensemble des ressources affectées à la réduction de la pauvreté en y incluant les recettes indirectes, dont les taxes payées par les compagnies pétrolières, ainsi que les redevances et les dividendes générées par le projet pétrolier. Le Gouvernement tchadien s'est engagé à consacrer 70 % de ses dépenses budgétaires de 2007 aux priorités nationales et aux programmes de réduction de la pauvreté, à l'exclusion, bien entendu, des fonctions militaires et policières. Dans le même temps, le Tchad élabore une nouvelle stratégie de réduction de la pauvreté avec la participation de toutes les parties concernées, qui servira de base à l’établissement des priorités de dépenses futures.

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  • Les opérations de la Banque sont-elles affectées par les problèmes de sécurité au Tchad ?
  • La Banque suit de près l'évolution de la situation sécuritaire, et au courant de cette année elle a dû, par mesure de précaution, procéder à l'évacuation de ses employés et de leur famille. Aujourd'hui, le bureau de la Banque a repris normalement ses activités. Mais les préoccupations au plan de la sécurité demeurent un réel problème dans ce pays qui est directement affecté par le conflit au Darfour et par les violences au nord de la République centrafricaine. À terme, une paix juste au Darfour sera nécessaire pour espérer une stabilité durable dans la sous-région.


  • Qu'en est-il du litige relatif au dédommagement des populations dont les terres se situent sur les sites d’extraction ?
  • Aux termes d'un accord conclu avec Exxon-Mobil, la Société financière internationale (IFC) est chargée de faire appliquer les mesures de protection sociales et environnementales convenues dans les zones productrices de pétrole au Tchad. Il ressort d'une étude indépendante récente que bien que le projet ait eu de nombreux effets positifs pour les populations locales, il a nécessité plus de terres qu'initialement prévu, ce qui a pénalisé certains ménages pratiquant une agriculture de subsistance. L'IFC estime qu'il est nécessaire de rétablir les moyens de subsistance des populations affectées par les opérations en leur procurant des terres de substitution ou en leur offrant la possibilité de mener des activités autres que l'agriculture. Suite à des discussions avec l'IFC, la compagnie Esso Chad élabore un plan d'action correctif articulé sur les recommandations de l'étude indépendante.

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  • Les dernières difficultés rencontrées pour tirer pleinement avantage du projet d'oléoduc remettent-elles en cause l'approche de la Banque concernant les industries extractives ?
  • L'approche adoptée au Tchad est davantage une solution unique face à un défi singulier qu'un modèle pour tous les pays producteurs de pétrole. Les principes de base qui sous-tendent cette approche (transparence et responsabilité accrues dans l'utilisation des recettes pétrolières) restent au cœur du dialogue que la Banque mène avec toute une série de pays producteurs de pétrole. Quelque 20 pays ont adopté l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives, ce qui représente un effort fort constructif.

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Mise à jour :  mars 2007




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