Nous constatons un usage toujours plus sophistiqué de formulaires et de papier à en-tête visant à passer pour une correspondance légitime du Groupe de la Banque mondiale, ainsi que plusieurs fraudes qui se réclament de la Banque. En outre, les escrocs se font souvent passer pour des auditeurs de la Banque ou des membres de la délégation régionale ouest-africaine de la Banque.
Récemment, des lettres ont été envoyées par télécopie à des créanciers de gouvernements d’Afrique de l’Ouest, présentant leurs expéditeurs comme habilités par ces mêmes gouvernements à rembourser d’anciennes dettes. Il était fait usage d’un papier à en-tête de la Banque apparemment authentique.
En général les victimes potentielles sont invitées à fournir des données personnelles telles que leur signature ou les coordonnées de leur compte bancaire, et à payer d’avance certaines commissions, souvent présentées comme des « frais de dossier ». En échange, des sommes d’argent sont promises à la victime potentielle, que la personne réclamant les « commissions » n’a aucune intention de payer. Dans certains cas, ceux qui cherchaient à obtenir des fonds ont signé leurs lettres en se servant des noms de membres authentiques du personnel de la Banque, afin de se rendre plus crédibles.
Voici un exemple d’une escroquerie de ce type utilisant du papier à en-tête et une signature apparemment authentiques de la Banque. Voir exemple (a) (pdf).
En Afrique du Sud, une nouvelle pratique consiste à adresser un message à un téléphone cellulaire avisant le destinataire qu’il a gagné une somme d’argent payable par la Banque. Le message indique à la personne d’appeler un certain numéro pour obtenir le paiement. Cette escroquerie a été découverte lorsque une victime potentielle s’est présentée dans un bureau local de la Banque pour se faire payer, car le numéro de téléphone, situé dans un autre pays, qui avait été laissé sur son téléphone cellulaire était fort heureusement en dérangement.
Voyez ici un exemple (a) (pdf) de ce type d’escroquerie au compte bancaire personnel.
Nous n’avons rien à voir avec ces pratiques, et nous recommandons la plus grande vigilance au public face aux sollicitations de ce genre, qui se prévalent mensongèrement d’une affiliation avec la Banque ou quelque autre membre du Groupe de la Banque mondiale.
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