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Un cycle diagnostique complet comprend les éléments suivants : Une phase préparatoire, consistant à identifier et recruter les membres de l'équipe de projet, et à établir un programme de travail détaillé. Une phase dite de « promotion du partenariat », durant laquelle l'équipe assure l'effort de coordination entre les différentes parties concernées au plan national en instaurant, avec l'aval des autorités, un partenariat entre l'administration et la société civile. Une phase de mise en place, qui recouvre: l'évaluation des lacunes qui existent au niveau institutionnel, la conception et la révision des outils de diagnostic servant à la collecte de données sur la gouvernance, et la formation du personnel chargé d'effectuer le travail de terrain nécessaire.
Une phase de travail de terrain, qui consiste à effectuer la collecte des données sur la gouvernance à partir des trois études menées au cours de la phase 2, et qui est mise en œuvre conjointement par les experts locaux et étrangers. Une phase d'analyse, consistant à analyser les données collectées au cours de la phase 3 ; menée conjointement par l'équipe de la Banque et l'équipe locale, cette analyse approfondie aboutit à l'établissement d'un rapport de politique générale sur les causes et conséquences, en termes de coûts, des lacunes existant en termes de gouvernance et de prestations de services publics. Une phase dite de « programme d'action », durant laquelle les parties partenaires au plan national conçoivent les séries de données disponibles qui sont ensuite diffusées au sein des administrations centrales et locales et des organismes de recherche par le biais de moyens électroniques et d'outils d'accès en temps réel.
Les aspects essentiels des études diagnostiques utilisées pour l'évaluation sont les suivants : réalisation d'enquêtes ramifiées et indépendantes auprès des usagers des services publics et/ou des ménages, des entreprises et des agents de la fonction publique, ce qui permet une triangulation des résultats ; recours à des questions du type de celles qui font appel à l'expérience personnelle (à la différence de questions génériques ou axées sur les opinions personnelles) ; vaste cadre conceptuel incluant à la fois la gouvernance et les prestations de services ; et spécifications techniques rigoureuses au stade de l'exécution.
L'analyse effectuée en suivant cette approche encourage les parties concernées au plan local à se servir des résultats ainsi obtenus pour promouvoir un débat constructif sur les réformes institutionnelles, et peut aboutir à un débat de nature non politique sur des changements concrets. Les données spécifiques aux organismes orientent le débat sur les composantes institutionnelles plutôt que sur les personnes, ce qui permet d'aborder le problème sous un angle apolitique et de favoriser le processus de réforme. Pour plus de renseignements sur les études diagnostiques en matière de gouvernance, veuillez vous reporter au guide pratique du processus de diagnostic (en cours d'élaboration, en anglais) et à nos exemples d'enquêtes nationales (en anglais). Initiative pour le renforcement des capacités en matière d'études et de statistiques sur la gouvernance Dans un groupe choisi de pays où a été lancé le Cycle diagnostique d'évaluation de la gouvernance et de la lutte anti-corruption, un partenariat spécial a été établi entre l'organisme national de statistiques, les parties concernées par le projet au plan local et le WBI. Ce partenariat vise un double objectif : renforcer les capacités de l'organisme national de statistiques pour le suivi de la gouvernance, et utiliser les informations et connaissances valables déjà disponibles dans le pays lors de la mise en œuvre du Cycle diagnostique d'évaluation de la gouvernance et de la lutte anti-corruption. Cette initiative est actuellement mise en œuvre dans les pays suivants : Cours de renforcement des capacités pour les études diagnostiques en matière de gouvernance L'équipe Bonne gouvernance du WBI met au point et entreprend, en collaboration avec ses homologues du Réseau pour la lutte contre la pauvreté et pour la gestion économique (PREM) de la Banque mondiale, les activités de formation (en anglais) suivante : Atelier régional en matière d'évaluation de la gouvernance et d'établissement d'alliances pour la lutte anti-corruption Outils empiriques pour l'analyse de la gouvernance Cours phare sur la gouvernance et la lutte anti-corruption
L'équipe Bonne gouvernance a en outre établi un partenariat avec l'Organisation internationale de droit du développement (IDLO) pour la mise au point et la réalisation d'activités de formation en matière de gouvernance. Le premier fruit de cette est l'organisation d'un atelier de formation conjoint qui doit avoir lieu durant la première semaine de novembre (sous forme d'enseignement à distance) et s'adresser en priorité aux spécialistes du droit et aux agents gouvernementaux de l'Ouganda, du Mozambique et du Kenya. |