Principes de mise en oeuvre


Le désengagement n’est pas une réponse:  L’initiative LICUS doit relever plusieurs défis. Elle doit en effet maintenir l’engagement, même quand les programmes de prêts s’avèrent inappropriés, permettre de mieux comprendre les points d’entrée stratégiques et appuyer les réformateurs qui traversent des situations critiques afin de les aider à initier des réformes simples, visibles et politiquement faisables.

Les stratégies doivent être fondées sur une analyse politique et socio-économique meilleure: Il y a des écarts énormes dans les diagnostics des pays LICUS. Les analyses doivent être conçues de manière à fournir des appuis appropriés à ces pays. Un minimum d’études économiques et sectorielles est nécessaire pour développer des stratégies d’engagement adaptées. Les allocations budgétaires pour les travaux d’analyses ont été dissociées des volumes de prêts, permettant ainsi d’accroître les budgets administratifs pour les pays bénéficiant de peu ou pas de prêts.

Une coordination meilleure entre les bailleurs de fonds est cruciale dans les pays LICUS où les ressources et les capacités ne permettent pas d’absorber les coûts élevés de la fragmentation des donateurs. Ces derniers doivent s’entendre sur un nombre réduit de réformes prioritaires. La matrice des résultats pour la transition, cet outil de planification qui intègre plusieurs aspects (politiques, sécuritaires et socioéconomiques) de la reprise, permet aux bailleurs de fonds d’harmoniser leurs appuis autour de certaines priorités, d’être flexibles, et d’assurer le suivi des progrès, conformément aux accords convenus avec les gouvernements.

L’initiative LICUS n’est pas une panacée. Elle est centrée au niveau national et s’adapte au contexte général de chaque pays, de la manière la plus appropriée qui soit. 

Le statut LICUS, en lui-même, n’exclut pas les prêts. Des programmes opérationnels de l’IDA sont en cours dans de nombreux pays LICUS. Cependant, ces derniers ont besoin d’un ensemble d’instruments financiers appropriés, y compris des prêts et des dons adaptés à leurs capacités d’absorption et à leurs besoins. Actuellement, les flux d’aide aux pays LICUS, en tant que groupe, seraient, selon les estimations institutionnelles et politiques, inférieurs à leurs capacités d’absorption, et deux fois plus volatiles que ceux des autres pays à faible revenu (Dollar/Levin 2004). 

Le Fonds fiduciaire de l’Initiative LICUS, d’une dotation de 25 millions de dollars EU, offre des filets de sécurité certes modestes, mais vitaux pour aider les pays à faire les premiers pas vers la croissance soutenue, la lutte contre la pauvreté, la gestion et l’allègement de la dette. Ce fonds ne récompense nullement les mauvais réformateurs mais apporte plutôt un appui international modeste et rapide aux réformateurs nationaux qui en ont besoin, dans leurs efforts de réformes.  Pour les pays qui ont des arriérés de dette, les dons LICUS sont nécessaires pour mettre en place les réformes essentielles, paver le chemin vers le paiement des arriérés de dette et leur permettre d’accéder aux financements ou allègements de dette de l’IDA. Le fonds LICUS met l’accent sur le renforcement des capacités pour apporter des réformes de gouvernance et améliorer les prestations de services (en matière de VIH/SIDA par exemple). Une préférence est accordée aux stratégies qui reflètent des approches multi-donateurs robustes.




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