Vue d'ensemble : La Banque mondiale et la société civile

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Le contexte

La société civile, notion générique regroupant les organisations non gouvernementales (ONG), les organisations confessionnelles, les syndicats, les groupes représentant les populations autochtones, les groupes communautaires et les fondations, s’est imposée comme une force majeure dans le domaine du développement international au cours des trente dernières années. Dans le sillage des récents mouvements en faveur de la gouvernance démocratique, et notamment des Printemps arabes, on a assisté à un essor spectaculaire de la taille, du rôle et de la visibilité de la société civile.

Selon l’Annuaire des organisations internationales (a), le nombre d’ONG internationales serait passé de 6 000 en 1990 à plus de 66 000 en 2012. Les organisations de la société civile (OSC) sont devenues des acteurs majeurs de l’aide internationale au développement : l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime qu’en 2011, elles auraient acheminé 19,3 milliards de dollars d’aide publique au développement. Leur influence et leur aptitude à infléchir les politiques publiques à l’échelle mondiale se sont par ailleurs renforcées depuis vingt ans. Un dynamisme illustré par le succès des campagnes de sensibilisation qui ont mobilisé dans le monde entier des milliers de partisans autour de questions comme la réduction de la pauvreté et la lutte contre le changement climatique.

La stratégie

POURQUOI la Banque collabore avec la société civile
Au fil des années, le Groupe de la Banque mondiale a pris la mesure du rôle de la société civile dans l’aide humanitaire, le développement social et l’amélioration de la gouvernance, avec une action qui consiste à :

  • faire en sorte que la voix des populations pauvres et marginalisées soit entendue par les gouvernements et que leurs points de vue soient pris en compte dans les décisions politiques ;
  • collaborer avec les pouvoirs publics pour fournir des services sociaux, tout particulièrement dans les contextes de faible gouvernance et d’après-conflit ;
  • fournir une expertise technique et des solutions novatrices et financièrement rentables aux problèmes locaux ;
  • encourager la responsabilité et la transparence dans le secteur public par le biais d’un soutien accru aux bonnes pratiques de gouvernance.

Le Groupe de la Banque mondiale a en outre compris qu’en se rapprochant de la société civile, il pouvait améliorer l’impact de ses investissements sur le développement et utiliser le levier que constituent l’expertise technique et l’appui institutionnel des OSC.

COMMENT la Banque collabore avec la société civile

La Banque interagit au quotidien avec des centaines d’OSC partout dans le monde, et couvre ce faisant toute la palette des engagements possibles : partage de l’information, dialogue sur l’action publique, consultations stratégiques, interventions opérationnelles.

Elle compte 120 points de contact avec la société civile à Washington et dans plus d’une centaine de représentations dans le monde, dont la mission est d’entretenir des relations avec les OSC, de l’échelon local au niveau mondial. Comme le montre le graphique ci-contre, plus les OSC s’impliquent aux côtés du Groupe de la Banque mondiale, plus leur capacité à influer sur les politiques et les pratiques augmente.

 

Les résultats

On observe depuis une vingtaine d’années une amélioration et une amplification des relations entre le Groupe de la Banque mondiale et la société civile, et ce dans le monde entier et à tous les niveaux de participation.

Dialogue sur l’action publique et consultations
La participation des OSC aux Réunions de printemps et aux Assemblées annuelles est en hausse sensible, avec moins de 100 représentants voici dix ans à plus de 600 pour les Assemblées annuelles 2013. Les OSC participent au programme de la société civile, qui comprend une table ronde avec les Administrateurs, une séance de discussion ouverte avec Jim Yong Kim, ainsi que le Forum de la société civile et sa cinquantaine de sessions sur l’action publique, organisées pour l’essentiel par les OSC elles-mêmes.

Les stratégies, politiques et projets de la Banque mondiale font l’objet de consultations avec les OSC au niveau national comme au plan mondial. Ces dernières années, les OSC ont notamment été consultées pour plus de 80 % des stratégies d’aide nationales, ce qui représente une bonne quarantaine de pays. Au plan mondial, la Banque conduit actuellement un vaste processus de consultation consacré à la révision de ses politiques de sauvegarde.

Collaboration opérationnelle et partenariats institutionnels
La Banque a progressivement accru sa collaboration opérationnelle avec la société civile en finançant ses initiatives de développement et en l’impliquant dans des projets qu’elle soutient. Le taux de participation des OSC aux projets financés par la Banque est passé de 21 % pendant l’exercice 1990 à 82 % au cours de l’exercice 2012.

La Banque soutient directement des centaines d’OSC chaque année, par le biais de divers mécanismes de financement, comme le Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA) (a), dont la mission est d’appuyer les efforts entrepris par des OSC du monde entier pour améliorer les services publics et promouvoir une bonne gouvernance. Elle aide également des centaines d’OSC indirectement, par le biais de projets de développement entrepris par les États et pilotés par les populations locales, destinés à renforcer la sécurité alimentaire, la prévention du VIH/sida, la protection de l’environnement et la réduction de la pauvreté (voir à ce sujet la base de données sur les projets de la Banque).

La Banque a par ailleurs convié des OSC à prendre part pour la première fois à la structure de gouvernance de plusieurs nouveaux dispositifs de financement, à titre soit de conseiller soit de partenaire à part entière : Programme mondial pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) (a), Fonds d’investissement climatiques, (FIC) (a) et GPSA (a), notamment.

Pour en savoir plus sur les concertations et la collaboration opérationnelle nouées entre la Banque et la société civile aux niveaux mondial, régional et national, nous vous invitons à consulter le document suivant : Relations de la Banque mondiale avec la société civile – Bilan des exercices 2010 à 2012. Pour entrer en contact avec l’équipe de la Banque mondiale chargée de la société civile, veuillez envoyer un courrier électronique à l’adresse suivante : civilsociety@worldbank.org. Pour obtenir des renseignements sur l’approche adoptée par la Banque en matière de collaboration avec la société civile, la liste du personnel des représentations nationales ou encore les financements disponibles, ou pour vous abonner (a) au bulletin mensuel d’information, veuillez consulter les pages « Société civile » du site Web de la Banque mondiale : http:// www.banquemondiale.org/societecivile

Contacts pour les médias :
Edith Jibunoh, ejibunoh@worldbank.org, +1 202 458-1211
John Garrison, jgarrison@worldbank.org, +1 202 473-4742

Dernière mise à jour : septembre 2014




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