Approches et initiatives de développement de la Banque mondiale

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Traditionellement, la Banque mondiale finance les efforts de développement dans plusieurs dizaines de domaines thématiques allant de l’éducation au transport en passant par le développement rural. Des domaines plus récents comprennent l’environnement, la lutte contre la corruption et la jeunesse. La liste complète des domaines thématiques est disponible à la page Développement.

 

La Banque a récemment adopté plusieurs nouveaux programmes et politiques visant à  promouvoir une approche du développement et de la réduction de la pauvreté plus holistique, participative et axée sur les résultats. Cette approche intègre la notion selon laquelle le développement doit être intégré, global et propre au pays s’il veut être efficace et durable sur le long terme.

 

Bon nombre de ces nouvelles approches et initiatives se fondent sur les leçons tirées des expériences réussies de la société civile, et ont été adoptées après consultation des OSC. Les leçons retenues incluent de nouveaux cadres conceptuels, les objectifs globaux de réduction de la pauvreté, de nouveaux plans de réduction de la pauvreté propres aux pays, l’initiative de réduction de la dette ainsi que de nouvelles approches encourageant les efforts de développement plus participatifs, globaux, transparents et axés sur les résultats.

 

Cadre de développement intégré (CDF)

Objectifs de développement du millénaire (ODM)

Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP)

Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE)

Développement conduit par les communautés (CDD)

Intégration de la problématique hommes-femmes

Autonomisation de la voix des pauvres

Gouvernance et réforme du secteur public

Participation et engagement civique

 


 

Stratégie du Groupe de la Banque mondiale en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption

Face aux problèmes persistants causés par la corruption et aux faibles progrès accomplis pour éliminer le mal à la racine, la Banque a entrepris de renforcer et intensifier ses activités en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption. Le 20 mars 2007, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé à l’unanimité la nouvelle Stratégie du Groupe de la Banque mondiale en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption. Le document de stratégie – initialement présenté au Comité du développement lors des réunions annuelles de Singapour en 2006 --  a été révisé pour tenir compte des commentaires exprimés dans le cadre des consultations tenues par la Banque entre novembre 2006  et janvier 2007 avec plus de 3 200 représentants des pouvoirs publics et de la société civile, ainsi qu’avec des donateurs, des entreprises, des parlementaires et les autres parties intéressées (47 consultations nationales, 4 rencontres internationales et commentaires formulés sur le site web).

 

Cadre de développement intégré (CDF)

 

En 1999, la Banque mondiale a introduit un nouveau concept intitulé « Cadre de développement intégré (a) » qui encourage, au niveau national, une approche du développement multidimensionnelle et globale. Il vise à promouvoir une réduction de la pauvreté plus efficace et plus soutenue en agissant sur quatre principes interdépendants : un programme de développement holistique à long terme, une appropriation nationale meilleure, une coordination des donateurs, et l’obligation de rendre compte des résultats obtenus en matière de développement. Le CDF permet à chaque pays de prendre en charge son processus de développement d’une manière reflétant un consensus national plus large que celui du seul gouvernement. Ceci s’est traduit par une participation plus grande de la société civile dans les discussions de politique macroéconomique. Des progrès notables ont été constatés suite à l’élargissement de l’engagement de partenaires extérieurs et internes dans la formulation de la stratégie du pays.

 

Objectifs de développement du millénaire (ODM)

 

Compte tenu de l’énorme défi posé à la communauté internationale par l’éradication de la pauvreté  – près de la moitié de la population du monde vit avec moins de deux dollars EU par jour – la communauté internationale a adopté des objectifs spécifiques de réduction de la pauvreté connus sous le nom d’« Objectifs de développement du millénaire  (a) » (ODM). Il s’agit de huit objectifs de base visant la réduction de la pauvreté et allant de l’accès aux services sociaux à l’égalité des sexes en passant par l’environnement durable. L’objectif essentiel est de réduire de moitié la pauvreté d’ici à l’an 2015.

 

Objectif 1 : éradiquer la pauvreté absolue et la faim. Objectif 2 : fournir l’éducation primaire pour tous. Objectif 3 : promouvoir l’égalité des sexes et autonomiser les femmes. Objectif 4 : réduire la mortalité infantile. Objectif 5 : améliorer la santé maternelle. Objectif 6 : combattre le VIH/SIDA, le paludisme et les autres maladies. Objectif 7 : assurer un environnement durable. Objectif 8 : développer un partenariat mondial pour le développement.

 

Allègement de la dette

 

La Banque mondiale et le FMI ont lancé en 1996 l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) (a) de s’attaquer à l’énorme dette des pays à faible revenu. L’initiative a été élargie en 1988. Les réseaux internationaux de la société civile tels que Jubilee 2000 ont aidé à créer la pression politique nécessaire à cette expansion en soulignant le caractère débilitant de la dette sur les efforts de réduction de la pauvreté des pays en développement. Le PPTE a été le premier programme global visant à réduire la dette extérieure des pays pauvres les plus endettés du monde, et a constitué un pas important vers l’intégration de l’allégement de la dette dans un cadre global de réduction de la pauvreté. Depuis avril 2003, des pays bénéficient du PPTE à travers un allégement de leur dette pour un montant total de 45 milliards de dollars EU. Les économies ainsi réalisées sont affectées aux programmes nationaux d’éducation et de santé.

 

Stratégies de réduction de la pauvreté (DSRP)

 

Les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) (a) constituent l‘initiative majeure le plus récente née de l’approche holistique du développement du CDF. Elle a été lancée en 1999 par la Banque mondiale et le FMI.

Les DSRP ont été créés pour encourager les gouvernements à élaborer leurs propres plans globaux de promotion de la croissance économique et de réduction de la pauvreté dans le cadre d’une vaste consultation des parties prenantes et d’une coordination des donateurs. Ils doivent servir de base aux prêts accordés par la Banque mondiale et le FMI, et à l’allégement de la dette dans les pays à faible revenu. Par ailleurs, bon nombre de pays à revenu intermédiaire commencent aussi à adopter l’approche DSRP dans leurs stratégies de développement

 

Développement conduit par les communautés (CDD)

 

Le Développement conduit par les communautés (CDD) (a) une autre approche de réduction de la pauvreté adoptée par la Banque mondiale et le FMI. Il vise à faire entendre et à autonomiser les groupes communautaires afin qu’ils contrôlent les décisions et les ressources qui touchent leur vie. Ces programmes prennent plusieurs formes et incluent : le contrôle direct par la communauté des ressources et des décisions d’investissement, la gestion des ressources par les administrations locales et autres acteurs (ONG, entreprises privées) avec une prise de décision participative et des mécanismes de contrôle par les citoyens, les activités visant à renforcer un environnement favorable à une plus grande participation de la société civile (politique du secteur public et réforme institutionnelle, budgétisation participative, décentralisation). Les programmes élaborés dans un cadre CDD représentent environ 10 % du portefeuille de la Banque mondiale, soit 2 milliards de dollars EU par an. Les fonds sociaux, un exemple de CDD, offrent des financements (habituellement des dons) à des groupes communautaires pour reconstruire des communautés déchirées par la guerre, pour fournir des services sociaux, et pour mettre en œuvre des efforts de développement.

 

Prise en compte de la problématique de l’égalité des sexes

 

De plus en plus de preuves et l’expérience montrent l’importance de la problématique de l’égalité des sexes dans les politiques et les projets cherchant à obtenir des résultats équitables, efficaces et durables en matière de développement. La Banque mondiale a fait des progrès dans l’intégration de cette question au sein de ses politiques, son programme de recherche et ses activités de prêt. Elle a adopté en 1994 une Politique opérationnelle (a) sur les dimensions de l’égalité des sexes dans le développement (OP 4.20). Au cours des 10 dernières années, elle a alloué 5,2 milliards de dollars EU aux programmes d’éducation des filles à travers le monde. En 2001, la Banque a publié une nouvelle stratégie d’intégration de la question de l’égalité des sexes intitulée Engendering Development – Through Gender Equality in Rights, Resources, and Voice (Placer la problématique hommes-femmes au cœur du développement – À travers l’égalité des sexes face aux droits, aux ressources et à l’expression).

 

Autonomisation de la voix des pauvres

 

Dans le cadre d’un effort sans précédent de compréhension de la pauvreté du point de vue des pauvres eux-mêmes plutôt que de celui des experts traditionnels, la Banque a recueilli les avis de plus de 60.000 femmes et hommes démunis de 60 pays. La série participative « Voix des pauvres (a), publiée en 3 parties qui en a découlé, rapporte les luttes et les aspirations des populations démunies pour une vie digne. L’étude a fourni des contributions de base directes au Rapport 2000 sur le développement dans le monde (a) intitulé « S’attaquer à la pauvreté ». Il analyse en profondeur les causes et les conséquences de la pauvreté dans le monde.

 

Gouvernance et réforme du secteur public

 

Reconnaissant que la bonne gouvernance et de fortes institutions publiques sont essentielles à un développement durable et à la réduction de la pauvreté, la Banque a de plus en plus mis en exergue la réforme institutionnelle du secteur public (a), le respect de la loi et la lutte contre la corruption dans son assistance aux pays membres. Il est de plus en plus évident qu’une application inefficace de la loi engendre une dégradation de l’environnement, la corruption, le blanchiment de l’argent et d’autres problèmes qui portent préjudice aux populations et aux économies. Depuis les années 90, la Banque a régulièrement appuyé les efforts de réforme juridique et judiciaire comprenant l’évaluation du secteur judiciaire, des prêts à la modernisation des tribunaux, la formation des juges et des personnels ainsi que l’éducation juridique. En ce qui concerne la corruption, la Banque a joué un rôle actif en accompagnant plus de 600 programmes anti-corruption (a) et initiatives de gouvernance (a).

 

Participation et engagement civique

 

La participation et l’engagement civique  (a) sont au cœur de l’approche globale du développement de la Banque, la preuve étant de plus en plus évidente que les sociétés dotées de sociétés civiles vivantes sont les plus à même de bâtir des modèles de développement équitables et durables. Un environnement favorable à l’engagement civique se définit comme un ensemble de conditions interdépendantes (juridiques, fiscales, informationnelles, politiques et culturelles) qui encouragent le développement de la société civile et sa capacité à prendre part au dialogue relatif aux politiques et à la mise en œuvre des programmes d’intérêt général. La Banque aide les gouvernements à institutionnaliser les mécanismes de transparence et de responsabilisation afin d’améliorer la prestation des services publics et de rendre les dépenses sociales financièrement plus efficaces. Les activités menées incluent : aider les gouvernements à consolider leurs cadres juridique, réglementaire, politique et institutionnel ; former les gouvernements et les OSC à la budgétisation participative, aux cartes d’évaluation par les citoyens, et aux approches d’évaluation des programmes sociaux ; relier les efforts de responsabilisation sociale aux DSRP et autres processus de réduction de la pauvreté, et ce à tous les niveaux .

 

 

(a) indique une page en anglais.




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