La Banque mondiale intensifie ses efforts pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes

La société civile continue de jouer un rôle actif
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La Banque mondiale s’intéresse aux questions d’égalité des sexes depuis les années 1970, mais elle met davantage l’accent sur cet enjeu depuis la Quatrième conférence mondiale sur les femmes qui a eu lieu à Pékin en 1995. L’égalité des sexes est désormais un élément clé de la stratégie de réduction de la pauvreté suivie par la Banque.

Cet intérêt de plus en plus marqué pour l’égalité des sexes s’est traduit par l’approbation, en 2001, de la première stratégie complète de la Banque en la matière. La Stratégie d’ intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes constitue le plan de la Banque mondiale pour que des actions en réponse aux inégalités des sexes soient intégrées dans son travail d’aide au développement. Cette stratégie prévoit l’ intégration sélective et stratégique des problèmes liés aux inégalités entre les sexes dans le travail de la Banque. Depuis qu’ elle a été lancée, l’application de ses principaux éléments a fait l’objet d’une évaluation annuelle.

La société civile a également joué un rôle clé dans la stratégie d’intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes de la Banque. Un groupe consultatif formé de spécialistes de l’égalité des sexes et d’organisations de la société civile a été mis sur pied en 1996. Le Groupe consultatif externe sur les questions relatives à l’inégalité des sexes (EGCG) a joué un rôle déterminant en facilitant le processus de consultation pour la nouvelle stratégie, en surveillant la mise en œuvre de la stratégie et en fournissant des conseils quant à la conception et au contenu d’études de recherche, y compris le rapport charnière de recherche sur les politiques intitulé « Engendering Development » (Susciter le développement).

En 2006, l’équipe de la Banque en charge des questions sur l’ égalité des sexes a décidé revoir la stratégie pour y inclure les questions émergentes en matière d’égalité des sexes et de développement. Au cours des dernières décennies, le niveau d’ éducation et de santé des jeunes filles et des femmes a progressé de manière continue dans la plupart des pays les plus pauvres du monde. Cependant, les progrès enregistrés en matière d’autonomisation économique des femmes sont largement inférieurs aux objectifs. Les études démontrent qu’un manque d’investissement pour les femmes limite la croissance économique et freine les progrès en matière de réduction de la pauvreté. En réponse à cette situation et à un rapport sur l’avancement de la mise en œuvre de sa propre Stratégie d’intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes, le Groupe de la Banque mondiale a lancé en janvier 2007 un Plan d’action pour l’égalité des sexes (GAP) intitulé Gender Equality as Smart Economics (L’égalité entre les sexes, un atout pour l’économie). Ce plan, qui est mis en œuvre en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la femme (UNIFEM), aide à rendre les femmes autonomes sur le plan économique en leur permettant d’accéder à des postes traditionnellement réservés aux hommes dans des secteurs productifs de l’économie.

Le plan d’action tire profit des leçons apprises lors de la mise en œuvre de la stratégie d’intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes de la Banque et s’efforce de fournir un motif empirique solide pour justifier les activités d’égalité des sexes. Ce plan n’est pas conçu pour remplacer la stratégie d’ intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes, mais vise plutôt à favoriser sa mise en œuvre. Le plan GAP comporte une feuille de route sur quatre ans pour intensifier la mise en œuvre de la stratégie d’intégration de la lutte contre les inégalités entre les sexes dans les divers secteurs économiques. Le plan est co- financé par la Banque et diverses agences, l’Allemagne et la Norvège étant les plus importants contributeurs. Le GAP est maintenant pleinement opérationnel et dispose d’un budget global de 30,2 millions de dollars. Il servira de guide pour le travail sur l’égalité des sexes de la Banque jusqu’en 2010, et la majorité de ses opérations devrait se dérouler dans les pays les plus pauvres du monde, les pays de l’IDA. Toutes les opérations financées par le GAP seront soigneusement évaluées. Un des principes directeurs du plan est de continuellement suivre et évaluer les résultats mesurables de ces activités et d’analyser l’impact de celles-ci.

Maintenant que le GAP est soutenu et que des activités sont en cours, la Banque cherche de plus en plus à établir des partenariats et à obtenir des conseils sur la meilleure façon de réussir à habiliter économiquement les femmes dans les pays en développement ainsi que sur la manière dont le plan d’action peut contribuer à atteindre cet objectif. Pour coordonner de tels partenariats, fournir des conseils et superviser la mise en œuvre du plan d’ action, le Conseil consultatif sur l’habilitation économique des femmes a été mis sur pied. Il s’agit du principal mécanisme de consultation externe de la Banque sur les questions relatives à l’habilitation des femmes et à la mise en œuvre du nouveau plan d’action. Ce conseil est composé de membres de gouvernements, de représentants de la société civile et de représentants des agences donatrices.




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