Réunions de printemps 2008

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SMs 2008 story picture #1Les Réunions de printemps 2008 de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international se sont tenues le week-end des 12-13 avril et, comme les années précédentes, ont donné lieu à une série d’échanges sous l’égide du Forum de politique générale de la société civile, échanges organisés par la Banque et le FMI en collaboration avec les organisations de la société civile (OSC) ou par les OSC elles-mêmes. Si le nombre de représentants de la société civile à ces réunions continue de croître (ils étaient 200 à y prendre part cette année), l’aspect peut-être le plus novateur de cette édition était la présence de blogueurs de la société civile et l’analyse qu’ils ont faite des diverses sessions. Les thèmes ainsi couverts comprenaient le changement climatique, la lutte contre corruption, les prix alimentaires et les industries extractives. À l’instar des articles publiés en ligne par les journalistes présents aux réunions, le contenu de bien de ces blogs avait souvent une tonalité critique. Mais la présence même de ces blogueurs témoigne du caractère de plus en plus ouvert de ces réunions, et fait office de passerelle virtuelle pour les OSC des pays en développement qui ne peuvent se rendre à Washington.

Les blogueurs des OSC ont ainsi couvert certaines questions parmi les plus importantes et sujettes à controverse qui ont été abordées dans le cadre des 25 sessions de concertation composant ce Forum de politique générale de la société civile.

  • Celui écrivant pour le Bank Information Center (BIC) a traité de la crise alimentaire mondiale et passé en revue les discours de Robert B. Zoellick et de Dominique Strauss-Kahn. Tout en saluant « la promesse de la Banque de doubler son aide agricole à l’Afrique, pour la porter à environ 800 millions de dollars par an », il a fait valoir que les politiques antérieures en matière d’agriculture et de libéralisation des échanges étaient en partie responsables des pénuries alimentaires dans certains pays.
  • Quant à celui écrivant pour l’Institute for Policy Studies, il s’est félicité de la place faite à l’impact du changement climatique sur les pays les plus pauvres, mais est revenu sur une réunion animée durant laquelle le Groupe de la Banque mondiale avait été critiqué du fait de « biaiser la donne sur le changement climatique », en continuant de financer des projets mettant en jeu des combustibles fossiles.
  • Pour leur part, les représentants du Bretton Woods Project ont ironisé sur la « folie Zoellick » qui semble s’être emparée de la Banque, ce nom n’ayant cessé d’être mentionné par le personnel de l’institution dans de multiples sessions. Tout en admettant qu’un changement semble s’opérer à la Banque sous la direction de M. Zoellick, ils ont dit ne pas être d’accord sur l’ensemble de ses priorités stratégiques.

Un autre signe de la part croissante que la société civile prend au déroulement des réunions est constitué par le grand nombre de sessions qui étaient organisées par des OSC, à titre individuel ou en association avec la Banque. En voici quelques exemples :

  • L’organisation Transparency International a tenu des sessions sur l’Examen détaillé de l’exécution (DIR) mené par la Banque pour l’Inde, et sur la mise en Å“uvre de sa stratégie de promotion de la gouvernance et de lutte contre la corruption (GAC).
  • Le BIC a organisé une session sur l’utilisation des systèmes nationaux pour l’examen des dispositifs de sauvegarde environnementale et sociale, et en a coparrainé une autre avec la Banque au sujet du Cadre stratégique pour le changement climatique et le développement (SFCCD).
  • Deux organisations allemandes, la Fondation Heinrich Boell et la Fondation Friedrich Ebert, ont l’une et l’autre consacré une réunion au changement climatique, ce qui souligne toute l’attention dont ce dossier fait l’objet.
  • Le Réseau européen sur la dette et le développement (EURODAD) a coparrainé avec la Banque une table ronde d’une journée entière sur les thèmes de la « dette odieuse » et du financement responsable.
  • L’organisation britannique Oxfam a coparrainé avec la Banque une session sur le Partenariat international pour la santé (IHP+) et la façon dont les OSC peuvent être associées à ce dispositif de coordination à l’échelle mondiale.

SMs 2008 story picture #2De hauts responsables de la Banque ont été invités à prendre la parole lors de ces sessions, qui ont été aussi pour eux l’occasion de participer à de fructueuses discussions de fond. Si celles-ci n’ont généralement pas débouché sur un consensus, elles ont permis aux services de la Banque de clarifier les problèmes et d’entendre les points de vues de la société civile. Tout cela démontre par ailleurs que le dialogue de politique générale entre la Banque et les OSC est devenu au fil du temps plus spécifique et plus technique, et que les OSC vont continuer d’avoir une influence effective sur la façon dont la Banque définit ses propres orientations.
 
Pour de plus amples renseignements sur ces sessions, veuillez vous reporter à la page consacrée au Forum de politique générale de la société civile des Réunions de printemps 2008. Des notes de synthèse de certaines des sessions, ainsi que des listes des participants, des photos et des documents de référence et contenus de présentations y seront affichés dans les semaines à venir.

Informations supplémentaires :
Sessions de concertation du Forum de la société civile à l’occasion des Réunions de printemps 2008
Réunions de printemps 2008 – Informations générales
Assemblées annuelles et Réunions de printemps – Présentation générale

 




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