Les responsables d’OSC et les animateurs des mouvements de jeunes aux Assemblées annuelles

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335Plus de 350 représentants (a) de la société civile originaires d'une cinquantaine de pays ont pris part aux Assemblées annuelles 2008, une participation sensiblement plus forte que les autres années. De nombreux types d'organisations de la société civile (OSC) étaient ainsi représentés : syndicats, ONG, fondations et organisations professionnelles. Invités (a) à participer aux Assemblées annuelles pour faire entendre la voix du Sud, 26 délégués d’OSC représentaient des pays en développement. Ils avaient été choisis par les bureaux-pays de la Banque et du FMI, les réseaux d'OSC et les agences de bailleurs de fonds sur la base de critères géographiques, de la représentativité des groupes de pays et de l'équilibre entre sexes.

Pour la première fois, une trentaine de responsables d'OSC étaient invités aux Assemblées annuelles pour médiatiser davantage la société civile, acteur du développement. En entretenant des relations toujours plus étroites avec les responsables d'ONG et de fondations influentes, on espère aussi pouvoir mieux explorer la collaboration opérationnelle dans des domaines importants tels que la sécurité alimentaire. Outre le déjeuner avec M. Zoellick, ces responsables d'OSC sont également intervenus dans le cadre de plusieurs panels du Programme de séminaires.

150Les animateurs de mouvements de jeunes du réseau Jeunesse, Paix et Développement (Youth Development and Peace Network ou YDP), et des groupes consultatifs nationaux de jeunes de la Banque ont également pris part aux Assemblées annuelles pour la première fois. Dix-huit jeunes représentant 14 pays ont été invités à participer et ont été rejoints par des OSC et d'autres organisations basées à Washington. Différents services de la Banque se sont alliés à Friends of Africa International pour organiser un programme spécial baptisé « Les jeunes aux Assemblées annuelles (Youth@Annual Meetings) » (a) et discuter de nombreux thèmes notamment, la jeunesse citoyenne et le passage de la vie scolaire à la vie professionnelle, l'objectif étant de reconnaître que les jeunes sont des partenaires à part entière et de leur fournir un espace de dialogue pour débattre des principaux problèmes de développement, d'institutionnaliser le dialogue et le partage des expériences sur le terrain entre la Banque et les organisations de jeunes et d'accroître les connaissances des jeunes sur la Banque mondiale pour en faire des acteurs du développement plus efficaces. Les séances plénières portaient sur deux questions intéressant les jeunes et la Banque : La jeunesse citoyenne et le passage de la vie scolaire à la vie professionnelle. Pendant les séances en groupes de travail, les participants ont élaboré un projet de « Plan d'action » visant à orienter la collaboration et la coordination entre la Banque et les animateurs de mouvements de jeunes au cours de l'année à venir. Voir le site Youththink pour de plus amples informations sur le Plan d'action et les entretiens avec les animateurs de mouvements de jeunes.

Les séances plénières portaient sur deux questions intéressant les jeunes et la Banque : La jeunesse citoyenne et le passage de la vie scolaire à la vie professionnelle. Pendant les séances en groupes de travail, les participants ont élaboré un projet de « Plan d'action » visant à orienter la collaboration et la coordination entre la Banque et les animateurs de mouvements de jeunes au cours de l'année à venir. Voir le site Youththink pour de plus amples informations sur le Plan d'action et les entretiens avec les animateurs de mouvements de jeunes.

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Les équipes de la société civile de la Banque et du FMI ont également proposé une série de manifestations dont notamment une réunion-débat suivie d'une réception (vidéo, transcription en anglais) avec le président de la Banque, Robert Zoellick, et le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, un atelier sur la crise alimentaire et le Forum de la société civile organisé autour d'une trentaine de débats. Ce forum a permis d'aborder plusieurs thèmes dont le changement climatique, la gouvernance, le financement du développement et la stratégie de l’IFC en matière d’eau et d’assainissement. Un atelier sur la crise alimentaire a également été coorganisé par InterAction, le FMI et la Banque mondiale. Il était coprésidé par Sam Worthington, président directeur général d'InterAction et Ngozi Okonjo-Iweala. Des rapports sur la réponse de la Banque et du FMI à la crise, et des analyses de la société civile sur l'impact de la cherté des produits alimentaires dans les pays d'Amérique latine, au Malawi, en Inde, et sur les petits exploitants agricoles ont été présentés.

Political cafe

L’ONG « Both Ends » des Pays Bas et le Réseau d'action pour l’eau douce (Freshwater Action Network) ont cofinancé un « café politique » (a) sur le droit à l'eau. Ce nouvel espace de dialogue politique a fourni le cadre d'un débat de fond animé entre les représentants des OSC et les services de la Banque en charge du secteur de l'eau sur la manière dont le « droit à l'eau et à l'assainissement' » peut aider à améliorer les politiques et les pratiques de la Banque dans ce secteur.

Dans ses échanges avec les OSC, M. Zoellick a appelé à des actions et des contributions concrètes de ces organisations dans les domaines suivants : travail avec la Banque pour aider à faire de la crise alimentaire une opportunité, en particulier dans les pays producteurs de denrées alimentaires ; renforcement de l’appropriation des projets par les pays en incitant à élargir la participation citoyenne ; et établissement de partenariats avec la Banque pour renforcer la gouvernance et l'état de droit dans les pays.

Les OSC pour leur part ont fait un certain nombre de suggestions pour améliorer la qualité de leur participation. Elles ont reconnu que la Banque avait réalisé d'importants progrès au niveau de la structure, du contenu et de la facilitation de son dialogue avec les OSC. Elles ont demandé que la participation des responsables d'OSC aux Assemblées annuelles soit institutionnalisée à l'avenir pour améliorer le dialogue et assurer le suivi efficace des recommandations. Elles ont également demandé des contacts plus formels à l'avenir avec les Administrateurs, ce qui pourrait aider à renforcer les relations entre les pouvoirs publics et la société civile au niveau national et à donner plus d'importance aux OSC aux yeux des administrations des pays en développement.
Pour évaluer l'impression que les OSC ont eue des Assemblées annuelles, nous avons interrogé trois de leurs responsables qui y participaient pour la première fois.

08 Annual Meetings Ingrid Srinath

Ingrid Srinath est la nouvelle directrice générale de Civicus, un des plus grands réseaux internationaux d'OSC. Elle a indiqué que l'image qu'elle avait de la Banque et du FMI s'était améliorée car elle avait pu prendre la dimension humaine de ce qui est souvent perçu comme un « monolithe sans visage ». Elle a présidé la réunion-débat aux côtés de de MM. Zoellick et Strauss-Kahn, et a estimé que les OSC étaient peut-être restées trop « respectueuses et polies » à cette occasion. Elle aurait souhaité un échange plus franc. Elle s'est félicitée de la présence des OSC à la Banque, mais aimerait que le Banque se déplace aussi « sur le terrain » de la société civile.

Mamadou Fofana est le responsable du réseau d'ONG maliennes (Secrétariat de concertation des ONG maliennes). Il a admis qu'il avait des idées préconçues sur ces deux institutions mais qu'il avait quelque peu changé d'avis, après avoir eu des échanges très constructifs. Il a particulièrement apprécié le Programme de séminaires et les séances ne travail sur la crise alimentaire. Contrairement à Ingrid Srinath, il a semblé surpris par le caractère direct du dialogue. « Nous avons donné du fil à retordre aux représentants des deux institutions au cours de ces réunions, mais ils ont répondu à nos questions et sont restés courtois tout le temps » a-t-il ajouté.

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Mark Garcia est un animateur de mouvement de jeunes de l'Université de Silliman et gère un projet d'éducation de jeunes financé par la Banque aux Philippines. Il a estimé que l'expérience en valait la peine, en particulier les séances de travail sur la jeunesse et la possibilité de nouer des relations de travail avec les jeunes d'autres pays. Il pense que ce programme doit faire systématiquement partie des Assemblées annuelles, mais que les jeunes doivent être impliqués plus tôt dans le processus pour aider à planifier l'ordre du jour et les thèmes à aborder.

Baquer Namazi, qui dirige Hamyaran, un centre de documentation pour les ONG à Téhéran (Iran), a déclaré : « Vous avez créé un espace de débat contradictoire et donné un exemple d'ouverture en laissant s'exprimer ceux qui ont des avis différents ». Il a ajouté que la Banque facilitait même la participation de spécialistes aux panels, qui pouvaient critiquer ses activités et ses politiques . « Je trouve cela admirable et j'espère que tous vos collègues à la Banque apprécient ce rôle à sa juste valeur », a-t-il conclu.

Pour de plus amples informations :
Forum de politique générale de la société civile - Assemblées annuelles 2008
Informations générales sur les Assemblées annuelles 2008
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