Transformer la gouvernance mondiale grâce à la participation citoyenne

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La directrice générale de la Banque à l’Assemblée mondiale de Civicus 2012

La directrice générale de la Banque, Caroline Anstey, a participé à l’Assemblée mondiale de Civicus 2012, organisée à Montréal (Canada) du 3 au 7 septembre. Cette assemblée est le plus grand rendez-vous planétaire de la société civile. Elle a attiré plus de 800 organisations de la société civile (OSC) et représentants de fondations et de groupes de réflexion, qui y ont débattu des tendances du développement à l’échelle du globe.

Le thème retenu cette année était « Agir ensemble pour un monde juste : Définir un nouveau contrat social » et comportait trois axes : Changer les nations par l’action citoyenne ; Des partenariats stratégiques pour l’innovation sociale ; Redéfinir la gouvernance mondiale.

Caroline Anstey est intervenue dans le cadre du débat consacré à la redéfinition de la gouvernance mondiale, aux côtés d’Olav Kjørven, directeur du Bureau du PNUD pour la politique de développement, de Brian Cute, qui milite en faveur de la gouvernance d’Internet, et de Roberto Bissio, dirigeant d’une OSC. Cette session était animée par Ingrid Srinath, ancienne secrétaire générale de Civicus, qui a fait observer que les résultats décevants de la récente conférence Rio+20 sur l’environnement mettaient en évidence l’impasse caractérisant la gouvernance mondiale. Olav Kjørven a convenu que ces résultats étaient maigres et pointé du doigt la nature paradoxale des institutions multilatérales, qui ne peuvent aller de l’avant que dans la mesure où leurs pays membres le permettent.  

Panel Civicus

Roberto Bissio, directeur de Social Watch, a noté que, malgré la croissance économique de la dernière décennie, les indicateurs du développement social se sont dégradés dans de nombreuses parties du monde, en raison d’une mondialisation inégale. Si Caroline Anstey a admis que la crise actuelle de la zone euro et l’aggravation de la crise alimentaire restaient préoccupantes, elle a souligné l’existence de tendances encourageantes, notamment la croissance économique vigoureuse dans les pays en développement et le rôle prépondérant des pays émergents sur la scène mondiale. De surcroît, jamais encore les citoyens n’ont autant eu accès à l’information, et cette plus grande transparence débouche sur une amélioration de la gouvernance et de la responsabilisation.

Selon Caroline Anstey, à mesure que la gouvernance mondiale se complexifie avec l’expansion du G7 qui se transforme en G20, voire englobe encore de nouveaux pays, il sera plus difficile de parvenir à des accords internationaux, comme en témoigne Rio+20. C’est pourquoi les citoyens ne peuvent se contenter d’attendre de tels accords : ils doivent mettre à profit le pouvoir de l’information et des médias sociaux afin de promouvoir des réformes. La gouvernance mondiale n’est pas simplement une question d’institutions, mais concerne avant tout la volonté de l’État de rendre des comptes à ses citoyens. La capacité de ces derniers à influer sur leurs dirigeants peut transformer la gouvernance mondiale.

Caroline Anstey a aussi indiqué que, pour faire face à ces évolutions, la Banque s’emploie à promouvoir des processus de démocratie participative et de remontée de l’information dans nombre des projets qu’elle finance, sous la forme par exemple de budgets participatifs ou d’enquêtes auprès des citoyens. Grâce à ces nouveaux programmes et aux systèmes de géolocalisation, les citoyens peuvent demander des comptes à leur gouvernement et aux institutions telles que la Banque. Le Partenariat mondial pour la responsabilité sociale est une autre initiative lancée par la Banque dans ce domaine. Ce nouveau mécanisme de financement soutiendra les efforts déployés localement par les OSC pour promouvoir la reddition de comptes par les pouvoirs publics et pour améliorer la prestation des services.

Caroline Anstey rencontre 17 délégués d’associations d’étudiantsh

En outre, Caroline Anstey a déjeuné avec des membres du Conseil d’administration de Civicus pour discuter d’une éventuelle collaboration destinée à améliorer la remontée de l’information, et elle a rencontré 17 délégués d’associations d’étudiants venant du monde entier. Elle leur a décrit son expérience professionnelle et précisé que sa carrière en politique, dans le journalisme et à la Banque était placée sous le signe de l’ouverture et de la transparence. Elle en a notamment tiré une leçon : il est très difficile de prévoir les différents tournants de sa propre carrière, d’où la nécessité de saisir les opportunités qui se présentent.  




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