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Vote de confiance pour une Afrique en evolution

M. Wolfensohn se rend au Sénégal, Ghana, Mozambique et en Afrique du Sud

"Depuis mon dernier voyage, je reçois de bonnes nouvellesd'Afrique", a confié le président de la BMJames Wolfensohn lors d'une conférence de presse àWashington la semaine dernière, pour annoncer une visitede neuf jours en Afrique subsaharienne. "Je vais voir parmoi-même ce qui se passe. L'Afrique est la prioriténuméro un de la Banque, et nous voulons renforcer nos partenariatsavec cette région."

Du 8 au 16 février, M. Wolfensohn parcourra quatrepays très en avance sur le plan des mutations économiques :le Sénégal, le Ghana, l'Afrique du Sud et le Mozambique.

M. Wolfensohn, qui s'était rendu sur le continentafricain en juin 1995 peu après son entrée en fonction,rencontre les dirigeants africains pour discuter des réformespolitiques qui ont bouleversé les économies de cespays. Il visite également des projets financés parla BM et s'entretient avec de nombreux responsables des gouvernementset communautés.

Ces dernières années, les performances économiquesde l'Afrique se sont régulièrement améliorées.Aujourd'hui, 24 pays affichent une croissance de plus de 4 %,supérieure à la croissance démographique.Cette réussite, notamment dans la zone du franc CFA (oùla dévaluation de 1994 a stimulé croissance et exportationset entraîné la hausse des revenus pour les petitsexploitants agricoles), a suscité un optimisme prudentquant à l'avenir du continent.

M. Wolfensohn a expliqué l'objet de cette visiteau cours d'une conférence de presse précédantson départ.

"Je vais au Sénégal, en partie pour voir l'impactde la dévaluation du franc CFA dans ce pays", a-t-ildéclaré. "Je pense que ceux d'entre vous quiconnaissent le Sénégal savent qu'il a nettementprogressé depuis la dévaluation du franc CFA, maisje suis impatient de voir par moi-même comment se portele secteur agricole et quels sont les problèmes de la réformedes administrations."

M. Wolfensohn a également souligné qu'un élémentvital pour la nouvelle administration de l'Afrique étaitd'améliorer les services publics, en particulier l'éducation.Ce fut une question prioritaire au Ghana, deuxième étapede sa visite.

"Hormis les progrès accomplis au Ghana, l'objectifparticulier de ma visite ici est de rencontrer les sept ministreschargés de l'Association pour le développement del'éducation en Afrique. Je l'ai déjà dità de multiples reprises, et je le redirai encore, l'éducationest essentielle. Non seulement l'éducation, notamment desfilles, mais aussi la volonté d'essayer d'orienter le développementen faveur des femmes. Nous passerons la plus grande partie dela journée avec ces sept ministres, et nous aborderonsces questions."

M. Wolfensohn a précisé qu'il était trèspréoccupé par la réduction de l'écartentre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas accès àla technologie, et qu'il solliciterait les conseils des ministresghanéens.

"Je vais ensuite en Afrique du Sud pour m'enquérirdes problèmes régionaux, et discuter avec le gouvernementdes échanges et des investissements qui pourraient provenirde ce pays et, dans la mesure où il le souhaite, de toutproblème pour lequel nous pouvons être utiles enAfrique du Sud où, évidemment, l'équitédans la prestation des services est au coeur des préoccupations."

La Banque a rétabli ses relations avec l'Afrique du Suden 1992, mais n'a à ce jour consenti aucun prêt.Toutefois, des discussions sont en cours pour un prêt destinéà accroître la compétitivité des entreprisesindustrielles et favoriser la participation des petites structures.L'Afrique du Sud a consulté la BM sur la santé,le développement des entreprises, l'infrastructure urbaineet l'économie. En outre, des programmes de formation etdes partenariats ont été établis au profitde la population d'Afrique du Sud. La BM a émis cette annéeson premier titre en rands (monnaie sud-africaine) sur l'euromarché,d'une valeur de 46 millions de dollars.

"Pour finir, j'irai au Mozambique qui a réussi satransition de la guerre à la paix, et ce sur de nombreuxplans. L'inflation a été ramenée de 50 à17 %, les investissements étrangers commencent àaffluer, et nous allons aborder certains points du renforcementinstitutionnel."

"Sur la question de la transition de la guerre à lapaix à laquelle nous participons, non seulement au Mozambiquemais aussi à Gaza et en Bosnie, je tiens à ce quenous ne laissions pas l'Afrique de côté."

"Sur la question de l'équité et du développement,je veux juger moi-même en allant sur place, interroger legouvernement sur son point de vue et plus spécialementsavoir si la Banque peut apporter son aide dans certains domaines."

"Nous constatons des améliorations, mais elles sontprécaires. Nous devons aider nos amis africains àconsolider le type de croissance qui peut réellement éradiquerla pauvreté et poser de solides bases sociales."

M. Wolfensohn voyage en compagnie de son épouse, Elaine,et des vice-présidents pour l'Afrique à la BM, àsavoir Callisto Madavo et Jean-Louis Sarbib.

 

 


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