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Selon M. Wolfensohn, l'Afrique du Sud revet une importance cruciale pour le reste du continent

L'Afrique du Sud pourrait devenir le pivot du développement pour le reste de l'Afrique, a expliqué James Wolfensohn, président de la Banque mondiale. M. Wolfensohn a déclaré la semaine dernière à des reporters du Cap que la BM étudie des projets de formation et d'enseignement à l'échelle des régions ou du continent, dans lesquels l'Afrique du Sud jouerait un rôle central.

M. Wolfensohn s'est entretenu le 14 février avec le vice-président Thabo Mbeki et le ministre des Finances Trevor Manuel, ainsi que des responsables des provinces, des leaders parlementaires, et des organisations communautaires, commerciales et professionnelles.

Au cours de ses visites au Sénégal et au Ghana, le président de la BM avait rencontré un vaste nombre de responsables gouvernementaux et communautaires. Après l'Afrique du Sud, il s'est rendu au Mozambique.

Il a déclaré que l'objectif de sa visite était de resserrer les liens avec l'Afrique du Sud et d'examiner comment la Banque pouvait assister le gouvernement durant sa période de transition.

L'Afrique du Sud jouit d'avantages considérables par rapport à d'autres nations confrontées aux mêmes problèmes de développement : elle dispose d'un système juridique bien codifié et d'un cadre réglementaire adapté pour les politiques, les budgets et les autres programmes. Alors que de nombreuses mesures ont été prises pour réduire les inégalités politiques en Afrique du Sud, le pays souffre toujours d'inégalités sociales et économiques. Une grande partie de la population vit dans la pauvreté, se trouve au chômage et a peu accès à l'éducation et la formation.

Le PIB a augmenté de 3,3 % l'année dernière, ce qui représente une amélioration importante par rapport aux années précédentes, mais les économistes affirment que la croissance doit s'accélérer et créer davantage d'emplois afin de réduire la pauvreté. L'objectif du programme de croissance, d'emploi et de redistribution en Afrique du Sud est d'atteindre une croissance de 6 % et de créer 400 000 emplois d'ici l'an 2000, si l'on en croit les échos venant du Cap.

L'Afrique du Sud n'a pas encore contracté d'emprunt direct auprès de la BM, mais un prêt destiné à accroître la compétitivité des industries et la participation des petites entreprises est actuellement envisagé.

La Société financière internationale a émis la semaine dernière la première euro-obligation, qui se monte à 46 millions de dollars.

 


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