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Washington, le 3 avril 2001 — La Banque mondiale a approuvé, aujourd'hui, un crédit d'un montant total de 110 millions de dollars pour aider sept pays africains à réduire la pauvreté en encourageant une croissance impulsée par le secteur privé et en facilitant leur accès aux ressources nécessaires à des transactions productives et à des échanges transfrontières. Le Projet régional de facilitation du commerce, qui s'inscrit dans le droit fil des activités d'intégration régionale du marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), couvrira initialement le Burundi, le Kenya, le Malawi, l'Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et la Zambie.
Les ressources investies dans des activités productives en Afrique sont actuellement très limitées en raison des importants risques politiques qui, de l'avis du marché, existent aussi bien au niveau des différents pays qu'à l'échelle de la région dans son ensemble. Le projet vise à remédier à ce problème en mettant en place dans plusieurs pays soucieux de modifier cette impression un mécanisme crédible d'assurance contre les pertes engendrées par les risques politiques. Il fournira, par ailleurs, des capitaux de démarrage à l'Agence pour l'assurance du commerce en Afrique (ACA). Cette nouvelle institution internationale a pour mission d'émettre des contrats d'assurance, en sus d'autres instruments et services financiers, dans le but de promouvoir les échanges et les investissements en Afrique. Ses contrats viendront compléter les autres assurances qui peuvent être offertes par le secteur privé ou en collaboration avec ce dernier.
Comme l'explique Onno Ruhl, chef de l'équipe du projet, « le Projet régional de facilitation du commerce résulte de l'étroit partenariat forgé par le COMESA et la Banque. Certains pays africains font tout leur possible pour améliorer le climat des affaires ; le projet contribuera à accroître les ressources disponibles pour financer des transactions commerciales viables ayant pour effet de stimuler les activités du secteur privé et les entrées de devises dans la région. Bien qu'il ne couvre actuellement que sept pays, il serait possible d'en étendre la portée pour inclure tous les pays africains. »
Il est essentiel d'accroître les montants consacrés au financement des échanges au sein de la région et avec des pays tiers pour promouvoir une croissance impulsée par le secteur privé. Le développement de ce dernier a été contrecarré par l'étroitesse du secteur financier de la région, le petit nombre d'institutions financières étrangères y opérant, et la faiblesse des entrées de capitaux privés étrangers en Afrique. Le projet contribuera à faciliter les échanges entre pays africains et à stimuler les efforts d'intégration régionale. Il réunira un nombre non négligeable de pays et éliminera les obstacles politiques au commerce entre les pays participants, en permettant aux entreprises d'assurer contre le risque politique leurs transactions commerciales avec des partenaires d'un autre pays participant.
Le Projet régional de facilitation du commerce sera financé par un crédit d'un montant total de 110 millions de dollars, accordé par l'Association internationale de développement (IDA), institution du Groupe de la Banque mondiale spécialisée dans l'octroi de financements aux pays les plus pauvres. Ce crédit de l'IDA ne porte pas intérêt et est assorti des conditions habituelles, à savoir une échéance de 40 ans, y compris 10 ans de différé d'amortissement. Le projet bénéficiera aussi d'un financement de 195 millions de dollars accordé par des sources commerciales privées.
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