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Les Pays Riches Devraient Montrer L’exemple Concernant Le Libre Commerce

La Banque mondiale recommande d’ouvrir les marchĂ©s aux pays en dĂ©veloppement
Disponible en: English, Español
Communiqué de presse n°:News Release No. 2003/094/S

Contact: Lawrence MacDonald (202) 473-7465
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WASHINGTON, 27 septembre 2002 — Les pays riches devraient aider les pays en dĂ©veloppement Ă  rĂ©duire leur pauvretĂ© et Ă  Ă©difier des sociĂ©tĂ©s prospĂšres et stables, en supprimant les obstacles Ă  la participation des pays pauvres au commerce international. C’est ce qu’a aujourd’hui dĂ©clarĂ© M. Nicholas Stern, Economiste en Chef de la Banque Mondiale.

“AmĂ©liorer l’accĂšs au marchĂ© des pays en dĂ©veloppement est l’une des mesures primordiales que les pays riches devraient mettre en Ɠuvre dans le cadre de la lutte mondiale contre la pauvretĂ©â€, explique M. Stern, qui assure Ă©galement les fonctions de Premier Vice-President Ă  la Banque Mondiale. Il ajoute : “Il serait hypocrite d’encourager les pays pauvres Ă  ouvrir leurs marchĂ©s tout en imposant des mesures protectionnistes visant Ă  bĂ©nĂ©ficier des intĂ©rĂȘts particuliers. Les pays riches devraient montrer l’example.“

Les obstacles aux exportations des pays en dĂ©veloppement aux pays Ă  revenus Ă©levĂ©s comprennent: les tarifs et les quotas, les subventions agricoles massives, les mesures anti-dumping, une rĂ©glementation restrictive concernant l’origine des produits, ainsi que des normes de produit appliquĂ©es arbitrairement par des bureaucrates – et qui parfois ressemblent fort Ă  un protectionnisme dĂ©guisĂ©. Cependant, les pays en dĂ©veloppement mĂšnent Ă©galement des politiques protectionnistes qui contribuent Ă  freiner leur propre croissance ainsi que la rĂ©duction de leur pauvretĂ©, et affectent leurs partenaires commerciaux qui sont d’autres pays en dĂ©veloppement.

Pour M. Stern, la libĂ©ralisation du commerce, comme toute rĂ©forme, devrait avoir pour effet l’accroissement de la productivitĂ© des ressources employĂ©es. Une telle situation crĂ©e des opportunitĂ©s nouvelles mais aussi, inĂ©vitablement, un certain dĂ©calage. “Ces transitions prennent du temps, elles doivent ĂȘtre gĂ©rĂ©es avec soin. Il faut aider les individus Ă  rechercher ces nouvelles opportunitĂ©s suscitĂ©es par la rĂ©forme”, explique M. Stern qui ajoute : “Ceci est vrai dans tous les pays, mais ce sont les pays riches les plus Ă  mĂȘme de soutenir le coĂ»t d’une telle transition”.

Plusieurs responsables des politiques commerciales des pays Ă  revenus Ă©levĂ©s comprennent l’importance de l’enjeu. Ils ont proposĂ© des mesures visant Ă  ouvrir davantage leurs marchĂ©s. Mais la progression est trop lente. “Maintenant, il faut agir”, dĂ©clare M. Stern.

M. Uri Dadush, directeur du nouveau dĂ©partement du commerce de la Banque mondiale, a expliquĂ© que les pays Ă  revenus Ă©levĂ©s ont pris d’importantes mesures visant Ă  ouvrir leurs marchĂ©s, particuliĂšrement aux pays les plus pauvres. “Mais des Ă©checs se sont Ă©galement produits, et certains problĂšmes importants n’ont pas encore Ă©tĂ© rĂ©solus”, a-t-il ajoutĂ©. En effet, ce nouveau dĂ©partement a Ă©tĂ© rĂ©cemment mis en place dans le but d’intĂ©grer les nouvelles activitĂ©s lancĂ©es pour soutenir l’effort de dĂ©veloppement commercial des pays en dĂ©veloppement.

Celon M. Dadush, les initiatives telles que l’initiative europĂ©enne « Tout sauf les armes Â», la Loi amĂ©ricaine pour la Croissance et l’OpportunitĂ© pour l’Afrique et d’autres initiatives venant du Japon, du Canada, de la Nouvelle ZĂ©lande et de la NorvĂšge, ont contribuĂ© de maniĂšre significative Ă  amĂ©liorer l’accĂšs aux marchĂ©s aux pays les plus pauvres. NĂ©anmoins, d’importants problĂšmes subsistent. La Banque mondiale encourage les pays riches Ă  affronter d’urgence ces problĂšmes, sans attendre le rĂ©sultat de nĂ©gociations prolongĂ©es avec l’OMC.

M. Gobind Nankani, Vice-PrĂ©sident du rĂ©seau de rĂ©duction de la pauvretĂ© et de gestion Ă©conomique de la Banque, a dĂ©clarĂ© que des mesures immĂ©diates prises par ees pays Ă  revenus Ă©levĂ©s encourageraient la libĂ©ralisation des Ă©changes dans les pays en dĂ©veloppement. “Les pays en dĂ©veloppement ont du mal Ă  comprendre pourquoi ils devraient ouvrir encore davantage leurs marchĂ©s alors que les pays Ă  revenus Ă©levĂ©s persistent dans une attitude protectionniste”, a-t-il expliquĂ©.Stern was joined at the press conference by

Certaines des difficultĂ©s auxquelles se heurtent les pays en dĂ©veloppement exportateurs qui tentent de pĂ©nĂ©trer les marchĂ©s des pays Ă  revenus Ă©levĂ©s sont dĂ©crites dans une Ă©tude issue conjointement par la Banque mondiale et du FMI, L’accĂšs aux marchĂ©s pour les exportations des pays en dĂ©veloppement – enjeux. Ce rapport prĂ©cise que malgrĂ© l’initiative rĂ©cente des grands pays industrialisĂ©s pour offrir aux pays les plus pauvres un accĂšs privilĂ©giĂ© au marchĂ©, “de larges poches de protection persistent pour des produits prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt particulier pour les pays en dĂ©veloppement”.

Les mesures restrictives affectent frĂ©quemment des produits que les pays en dĂ©veloppement produisent les plus efficacement. Par exemple, aux Etats-Unis et au Canada, les pics tarifaires (tarifs plus Ă©levĂ©s que la moyenne) sont concentrĂ©s dans les secteurs du textile et des vĂȘtements; en Europe et au Japon, ce genre de tarifs sont appliquĂ©s aux produits agricoles, alimentaires, et les chaussures. “Ce modĂšle de protection Ă©rige un ensemble inextricable d’obstacles pour les pays qui tentent de se lancer dans le dĂ©veloppement technologique”, prĂ©cise le rapport.

Le rapport explique que les tarifs et les quotas sur les exportations textiles Ă  destination des pays dĂ©veloppĂ©s coĂ»tent aux pays en dĂ©veloppement l’équivalent de 27 millions d’emplois. Dans les pays industrialisĂ©s, les emplois dans le textile protĂ©gĂ©s par ces barriĂšres coĂ»tent environ 35 emplois dans le secteur Ă©quivalent des pays Ă  faible revenu. Dans les pays Ă  revenus Ă©levĂ©s, les tarifs imposĂ©s sur les produits alimentaires et textiles contribuent Ă  augmenter les prix de ceux-ci, ce qui affecte les budgets des foyers Ă  faibles revenus.

Les hausses tarifaires – tarifs rĂ©duits sur des matiĂšres premiĂšres non traitĂ©es, mais qui augmentent fortement Ă  chaque Ă©tape de transformation correspondant Ă  un apport en valeur ajoutĂ©e – menacent les industries de transformation et l’emploi dans des secteurs dans lesquels les pays en dĂ©veloppement seraient compĂ©titifs en d’autres circonstances. Les produits concernĂ©s incluent beaucoup de denrĂ©es tropicales, comme le cacao, le cafĂ© et le coton.

D’aprĂšs le rapport, dans les pays riches les subventions agricoles se sont Ă©levĂ©es Ă  $311 milliards en 2001. Ces subventions, qui vont essentiellement Ă  de grosses entreprises agro-industrielles, coupent l’herbe sous le pied des paysans pauvres des pays en dĂ©veloppement. “Ces aides augmentent largement en fonction du volume de production, d’oĂč il rĂ©sulte une production excĂ©dentaire en concurrence avec l’offre faite sur les marchĂ©s par les paysans des pays en dĂ©veloppement”, explique le rapport.

Par exemple, les agriculteurs africains produisent le coton le moins cher du monde, mais ils ne peuvent soutenir la concurrence internationale de producteurs qui reçoivent annuellement $4,8 milliards de subventions. Les prix du sucre aux Etats-Unis et en Europe sont trois fois plus Ă©levĂ©s que les cours mondiaux, en raison de la protection et des subventions accordĂ©es Ă  la production de betterave Ă  sucre, au dĂ©triment du BrĂ©sil et d’autres producteurs tropicaux de canne Ă  sucre.

Pendant ce temps, les rĂ©glementations des normes de produit et des procĂ©dures de production “deviennent de plus en plus complexes et pesantes” – selon le rapport. Par exemple, pour ĂȘtre en conformitĂ© avec les normes amĂ©ricaines, les industriels indiens qui traitent la pulpe de mangue doivent prouver non seulement que leurs produits sont conformes aux critĂšres de qualitĂ©, mais ils doivent aussi conserver des archives dĂ©taillĂ©es concernant la totalitĂ© des livraisons effectuĂ©es par les petits producteurs de fruits.

Les mesures anti-dumping frappent avec une acuitĂ© particuliĂšre les petits pays et les petites entreprises, incapables de prouver devant des tribunaux que leur prix de vente n’est pas infĂ©rieur au coĂ»t de production. La menace de l’introduction de ce genre de mesures, les frais juridiques importants, ainsi que l’incertitude des rĂ©sultats dĂ©courage les investissement dans les industries prometteuses de pays en dĂ©veloppement.

Les barriĂšres commerciales que les pays en dĂ©veloppement Ă©rigent eux-mĂȘmes posent Ă©galement un problĂšme important. Les tarifs mis en place par les pays en dĂ©veloppement coĂ»tent Ă  leurs exportateurs environ $57 milliards par an, trois fois les tarifs payĂ©s aux pays riches. Les pics tarifaires et les actions anti-dumping sont mĂȘme plus frĂ©quents dans les pays en dĂ©veloppement que dans les pays riches.

“Les pays en dĂ©veloppement ont fait beaucoup pour ouvrir leurs marchĂ©s. Un surcroĂźt de libĂ©ralisation leur apportera encore des bĂ©nĂ©fices, indĂ©pendamment de l'attitude des pays riches. Mais ces bĂ©nĂ©fices seront bien plus importants si les pays riches montrent l’exemple, et aideraient les pays pauvres Ă  surmonter le coĂ»t trĂšs lourd de la transition”, explique M. Stern.

La Banque mondiale, et d’autres organisations, soutiennent l’effort entrepris par les pays en dĂ©veloppement pour libĂ©raliser leurs Ă©changes et Ă©liminer les obstacles posĂ©s par l’infrastructure – par exemple en amĂ©liorant les rĂ©seaux intĂ©rieurs de transport, les infrastructures portuaires, le fonctionnement des douanes.

Afin de soutenir ces efforts, la Banque mondiale a mis en place un nouveau département du commerce, avec pour mission d




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