La Banque mondiale crĂ©e un Fonds d’affectation spĂ©ciale au bĂ©nĂ©fice des pays les plus pauvres de la planĂšte

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Communiqué de presse n°:2004/208/S
Communiqué n°:2004/208/S

 

Contacts:
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nvucenik@worldbank.org
Erik Nora (202) 458-4735
enora@worldbank.org

Washington, 15 janvier 2004--La Banque mondiale a créé, aujourd’hui, un Fonds d’affectation spĂ©ciale d’une dotation de 25 millions de $US. Ce Fonds est destinĂ© Ă  renforcer les institutions, soutenir les premiers efforts de rĂ©forme des politiques et crĂ©er des capacitĂ©s en matiĂšre de prestation de services sociaux dans les pays les plus pauvres de la planĂšte.

Ces pays, que l’on appelle collectivement ‘Pays Ă  faible revenu en difficultĂ© (LICUS)’, se distinguent par des institutions et une gouvernance des plus faibles et se caractĂ©risent par un environnement oĂč il est trĂšs difficile d'utiliser l'aide efficacement. L’Initiative LICUS, de la Banque mondiale, vise Ă  soutenir des rĂ©formes sĂ©lectives de gouvernance et des mĂ©canismes novateurs en matiĂšre de prestation de services sociaux.  Le Fonds d’affectation spĂ©ciale cible les pays LICUS qui ne sont Ă©ligibles au financement de l’Association internationale pour le dĂ©veloppement (AID) en raison de leurs arriĂ©rĂ©s de paiement Ă  la Banque.

“Ce nouveau Fonds d’affectation spĂ©ciale devra enclencher la crĂ©ation de capacitĂ©s et les rĂ©formes

 Au titre du FY03, l’Initiative LICUS a dirigĂ© plusieurs approches innovantes dans de nombreux pays LICUS Ă  dette improductive.   Deux exemples de pays qui en ont bĂ©nĂ©ficiĂ©:
1. Soudan: intervention initiale dans le travail analytique sur le renforcement des capacitĂ©s et les prioritĂ©s et l’établissement des prioritĂ©s des politiques;
2. Somalie: soutien Ă  la fourniture de services publics tels que la lutte contre le VIH/SIDA et le certificat d’exportation de bĂ©tail.
 politiques nĂ©cessaires pour aider ces pays Ă  se remettre sur les rails de la lutte soutenue contre la pauvretĂ©â€, dĂ©clare M. James Wolfensohn, PrĂ©sident de la Banque mondiale. “Comme la plupart des populations les plus pauvres y vivent, il est donc indispensable d’aller au-devant de ces pays et de leurs citoyens si l’on veut atteindre les Objectifs de dĂ©veloppement du MillĂ©naire. NĂ©gliger ces pays reviendrait Ă  exacerber la pauvretĂ© et la perpĂ©tuer avec tout ce que cela comporte en termes d’instabilitĂ©, voire de « faillite totale de l’Etat ». Pis encore, une telle Ă©volution aurait des rĂ©actions en chaĂźne, aux niveaux rĂ©gional et international, sachant que les Ă©pidĂ©mies, les conflits armĂ©s et le crime organisĂ© traversent facilement les frontiĂšres nationales”, avertit-il encore.

Renforcer les capacitĂ©s pour mieux soutenir la rĂ©forme de la gouvernance. Il s’agit d’accompagner la concertation entre les parties prenantes nationales sur les questions Ă©conomiques, sociales et de gouvernance; soutenir le dialogue entre les parties prenantes nationales et la communautĂ© des donateurs; apporter l’aide technique pour formuler et offrir des prestations de services civils minimaux et mettre en Ɠuvre les rĂ©formes judiciaires et des finances publiques; former dirigeants et intervenants techniques; aider Ă  la collecte et Ă  l’analyse de donnĂ©es pour soutenir les principales rĂ©formes, et; diffuser des informations sur les principaux domaines de rĂ©forme.

Renforcer la prestation de services sociaux, dont la lutte contre le VIH/SIDA.   La prestation de services essentiels est un domaine oĂč le consensus politique interne est possible mĂȘme en temps de conflit ou d’impasse politique ou Ă©lectorale. Des institutions efficaces de prestation de services peuvent fournir des bĂ©nĂ©fices tangibles Ă  la population, agissant pour recrĂ©er l’espoir d’une action publique collective et responsable. Quand ils sont bien conçus, les programmes de prestation de services peuvent Ă©galement rĂ©sister aux fluctuations de la scĂšne politique et proposer une alternative de protection sociale beaucoup plus rentable que les vagues rĂ©pĂ©tĂ©es d’aide humanitaire.

 

Le Fonds d’affectation spĂ©ciale sera financĂ© Ă  partir des fonds excĂ©dentaires du FY03 de la Banque et sera opĂ©rationnel jusqu’à la fin de 2007. Il sera gĂ©rĂ© par l’Association internationale pour le dĂ©veloppement (AID), en utilisant le systĂšme d’approbation, la documentation et les procĂ©dures du Fonds d’aide aux pays sortant d’un conflit.

 

Gardant Ă  l’esprit les conditions difficiles prĂ©valant dans ces pays, la Banque mondiale rĂ©alise que les pays pauvres les plus touchĂ©s ne vont pas, tous, rĂ©aliser des progrĂšs notables pendant la durĂ©e de vie du Fonds d’affectation spĂ©ciale. Cependant, la Banque entend travailler Ă©troitement avec tous les pays concernĂ©s afin de les aider Ă  obtenir les meilleurs rĂ©sultats possibles.

 

Le Fonds d’affectation spĂ©ciale profitera de tous les soutiens que lui fourniront les autres agences d’aide au dĂ©veloppement et en collaboration Ă©troite avec nos partenaires, le systĂšme de l’ONU en particulier. 

 

"Dans ces pays oĂč les capacitĂ©s sont faibles et les ressources rares, une coordination Ă©troite est indispensable,” prĂ©cise Sarah Cliffe, coordinatrice de l’Initiative LICUS Ă  la Banque mondiale. “De nombreux donateurs sont favorables Ă  une approche commune. Ce Fonds d’affectation spĂ©ciale permettra Ă  la Banque mondiale de contribuer Ă  un effort concertĂ© avec les donateurs en vue d’aider ces pays une issue viable pour sortir de la crise.”

 

  Pour en savoir plus sur l’Initiative LICUS, cliquez : http://www1.worldbank.org/operations/licus/

 

 




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