Contacts: Damian Milverton 202-473-6735 David Theis 202-458-8626 WASHINGTON, 3 janvier 2005 â Poursuivant la mobilisation de la Banque mondiale en rĂ©ponse Ă la catastrophe du 26 dĂ©cembre, le PrĂ©sident de la Banque mondiale, M. James D. Wolfensohn, se rendra aujourdâhui en IndonĂ©sie pour participer Ă la rĂ©union des leaders de lâAssociation des Nations de lâAsie du Sud-Est (ANASE) le 6 janvier Ă Jakarta. De lĂ , il se rendra dans la province d' Aceh sur lâĂźle de Sumatra, et ensuite au Sri Lanka et aux Maldives pour se rendre compte personnellement des ressources quâil faudra mobiliser suite au tremblement de terre et au tsunami de la semaine derniĂšre, qui ont fait plus de 155 000 victimes et ont laissĂ© des centaines de milliers de sans-abri en Asie et en Afrique orientale.   « Il sâagit dâune crise de proportion gigantesque, qui va demander une rĂ©ponse massive de la communautĂ© internationale, » dit M. Wolfensohn.  « Jâai voulu aller sur place et me rendre compte moi-mĂȘme de lâĂ©tendue des besoins des gens sur le terrain, afin de pouvoir assurer une rĂ©ponse de la Banque mondiale en consĂ©quence. Nous travaillons la main dans la main avec tous nos partenaires pour aider ces pays Ă passer de la phase des secours humanitaires Ă celle de la reconstruction Ă long terme. »  M. Wolfensohn participera dâabord Ă la rĂ©union de lâANASE, dont le but est de coordonner les efforts de secours avec les gouvernements affectĂ©s, les organisations internationales et les autres donateurs.  Suite Ă la rĂ©union de ce jeudi, M. Wolfensohn se rendra Ă Aceh avec le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, M. Kofi Annan et dâautres personnalitĂ©s officielles pour Ă©valuer personnellement lâĂ©tendue des dĂ©gĂąts et parler avec les survivants. De lĂ , il se rendra au Sri Lanka et aux Maldives pour visiter les zones dĂ©vastĂ©es par la catastrophe. Il y discutera les prioritĂ©s en matiĂšre de reconstruction et la façon de les financer avec les autoritĂ©s gouvernementales et les personnes directement touchĂ©es par la catastrophe.  RĂ©ponse de la Banque mondiale Ă ce jour Dans les jours qui ont suivi la crise, la Banque mondiale a annoncĂ© quâelle mettait Ă disposition un montant initial de 250 millions de dollars EU pour la reconstruction dâurgence pendant quâelle Ă©tudiait les moyens financiers supplĂ©mentaires que demandera la reconstruction Ă long terme. Ce montant initial de 250 millions de dollars EU pourra ĂȘtre dĂ©gagĂ© rapidement des programmes existants. Il servira Ă financer des crĂ©dits et dons dâurgence pour rĂ©pondre aux besoins immĂ©diats dans les pays touchĂ©s par la catastrophe.  La Banque mondiale sâassure que son assistance est adaptĂ©e aux besoins particuliers de chacun des pays au fur et Ă mesure que ces besoins sont identifiĂ©s, et quâelle prend en compte la capacitĂ© locale de mise en Ćuvre et de dĂ©caissement. PrioritĂ© est donnĂ©e aux activitĂ©s de rĂ©habilitation dâurgence, Ă lâassistance aux communautĂ©s pour faire face Ă leurs besoins immĂ©diats en matiĂšre de santĂ© et de subsistance, ainsi quâaux projets de reconstruction essentiels. La Banque coordonne ses actions avec celles du Fonds monĂ©taire international (FMI), de lâONU, et des organisations de secours de façon Ă faciliter au mieux la transition entre la phase des secours humanitaires et celle de lâappui au dĂ©veloppement.  Actions immĂ©diates entreprises par la Banque mondiale  Les efforts dâassistance de la Banque mondiale, qui sont centrĂ©s sur lâimmĂ©diat, le pratique et lâaction de terrain, sont les suivants :  Sri LankaDepuis les dĂ©buts de la crise, le personnel de la Banque mondiale Ă Colombo est en contact Ă©troit avec le Gouvernement sri-lankais. Les activitĂ©s qui jusquâici marquent la rĂ©ponse de la Banque sont les suivantes :  - Mise Ă disposition de ressources provenant des projets en cours pour acheter des mĂ©dicaments, des Ă©quipements de purification et de stockage de lâeau, des pompes et des engins de terrassement ;
- Analyse du portefeuille des projets de la Banque pour dĂ©terminer la possibilitĂ© de dĂ©gager les ressources additionnelles requises pour appuyer le secours humanitaire immĂ©diat et la rĂ©habilitation Ă long terme. Dâores et dĂ©jĂ il apparaĂźt possible dâutiliser les opĂ©rations actuelles dans les secteurs Ă©ducation, santĂ© et logement moyennant des ajustements relativement mineurs pour financer la reconstruction qui sera nĂ©cessaire au cours des mois Ă venir.
- Constitution dâune Ă©quipe de la Banque qui devra se rendre au Sri Lanka au cours de cette semaine pour commencer Ă Ă©valuer les besoins en matiĂšre de reconstruction, et prĂ©parer une rĂ©ponse appropriĂ©e. En plus des ressources provenant dâune restructuration du portefeuille, il est prĂ©vu dâassurer le traitement accĂ©lĂ©rĂ© dâun CrĂ©dit de secours dâurgence Ă la fin du mois de fĂ©vrier.
- Passation dâun accord avec la Banque asiatique de dĂ©veloppement (BAsD) pour que les deux organisations travaillent la main dans la main de façon Ă prĂ©parer la prochaine phase de la rĂ©ponse.
 IndonĂ©sieLa Banque mondiale sâest jointe Ă la BAsD, au Gouvernement indonĂ©sien et Ă ses autres partenaires pour Ă©valuer ensemble les besoins en matiĂšre de reconstruction et Ă©laborer un plan de reconstruction aprĂšs la catastrophe. Une mission complĂšte dâĂ©valuation technique doit se rendre Ă Aceh dĂšs que les conditions le permettront. A l'heure actuelle, la Banque et le Gouvernement envisagent les actions suivantes:  - Utiliser toutes les opĂ©rations existantes sur le terrain, en particulier la possibilitĂ© de mobiliser un rĂ©seau de plusieurs milliers dâanimateurs mis en place par le projet de dĂ©veloppement de Kecamatan, un projet de dĂ©veloppement communautaire en cours financĂ© par la Banque mondiale, et les utiliser pour aider Ă Ă©valuer les besoins et Ă apporter les secours dâurgence. La Banque a dĂ©jĂ commencĂ© Ă activer ce rĂ©seau qui devrait ĂȘtre fonctionnel dans les quelques semaines Ă venir, et permettrait de renforcer considĂ©rablement la couverture de lâaide en zone rurale.
- RĂ©orienter le portefeuille existant de la Banque, y compris lâutilisation des montants non encore dĂ©caissĂ©s tout en Ă©vitant de nuire Ă la dynamique ou au succĂšs des projets impliquĂ©s.
- Ajouter aux projets de réserve de nouveaux volets conçus pour répondre aux besoins de Aceh.
- Fournir une assistance dâurgence  aux secours et Ă la reconstruction sous la forme dâune nouvelle opĂ©ration dâurgence.
 Maldives Le Gouvernement des Maldives a requis lâassistance de la Banque mondiale le jour qui a suivi la catastrophe. Il a Ă©tabli un ComitĂ© de rĂ©ponse et dâattĂ©nuation aux consĂ©quences de la catastrophe ainsi quâun centre national pour coordonner cette rĂ©ponse. La Banque a Ă©galement Ă©tabli un centre de liaison temporaire dans la capitale de lâarchipel, Male. La rĂ©ponse de la Banque Ă ce jour comprend :  - LâarrivĂ©e dâune Ă©quipe de reconnaissance de la Banque aux Maldives ce mardi matin 4 janvier pour commencer Ă reprogrammer les fonds pour un montant dâenviron 12 millions de dollars EU et pour lancer une Ă©valuation des besoins Ă moyen terme suite Ă lâĂ©valuation initiale entreprise par lâONU qui vient de se terminer.
- L'accord entre la Banque, la BAsD et le Gouvernement pour constituer une Ă©quipe conjointe dont les membres proviennent des deux banques multilatĂ©rales, et qui commencera ses travaux aux Maldives cette semaine. Â
- La filiale de la Banque consacrĂ©e au secteur privĂ©, la SociĂ©tĂ© financiĂšre internationale, qui avait aidĂ© le secteur touristique de cette nation insulaire, mettra probablement Ă©galement du personnel Ă disposition pour aider Ă Ă©valuer les dĂ©gĂąts et Ă Ă©tudier les options de financement pour le redressement du secteur touristique. La mission devrait prĂ©parer des opĂ©rations de financement et effectuer une Ă©valuation des besoins qui contribuera Ă aider lâeffort gouvernemental de mobilisation de ressources additionnelles.
 La Banque mondiale mobilise Ă l'heure actuelle des Ă©quipes dâĂ©valuation pour lâIndonĂ©sie, le Sri Lanka et les Maldives, et une Ă©quipe supplĂ©mentaire a Ă©tĂ© mise en place au cas oĂč dâautres pays demanderaient de lâassistance. Bien que la prioritĂ© de cette assistance soit les besoins immĂ©diats de reconstruction, la Banque examinera avec les gouvernements respectifsles moyens dâamĂ©liorer le degrĂ© de prĂ©paration de ces pays aux catastrophes naturelles et leur capacitĂ© Ă attĂ©nuer les risques Ă long terme. De plus, avec les gouvernements, elle Ă©valuera les options en matiĂšre de coopĂ©ration rĂ©gionale accrue, y compris la faisabilitĂ© dâĂ©tablir un systĂšme rĂ©gional dâalerte prĂ©coce pour les tsunamis.  Sources des financements  Le montant total du financement pour lâaide Ă la reconstruction dâurgence sera dĂ©terminĂ© sur la base des besoins individuels de chacun des pays et des ressources qui ont Ă©tĂ© mises Ă disposition par dâautres partenaires au dĂ©veloppement. Lâassistance de la Banque se fera au dĂ©part sous la forme de rĂ©allocation de fonds provenant des opĂ©rations existantes pour lesquelles les montants non dĂ©caissĂ©s sont importants ou des Ă©conomies sont rĂ©alisables. De plus, certains projets de rĂ©serve pourraient ĂȘtre recentrĂ©s pour appuyer les efforts de reconstruction. La Banque sâassurera que ces rĂ©affectations ne se feront pas aux dĂ©pens du succĂšs ou des progrĂšs des programmes existants.  Des prĂȘts supplĂ©mentaires dâaide Ă la reconstruction dâurgence seront fournis aux pays oĂč la rĂ©allocation des fonds ne suffira pas. Ceci pourrait impliquer de rĂ©allouer des montants dĂ©jĂ engagĂ©s au titre de lâexercice fiscal 2005. Si nĂ©cessaire, de nouvelles allocations en faveur des pays au titre de lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA), la filiale de la Banque qui prĂȘte aux pays les plus pauvres, pourraient Ă©galement ĂȘtre envisagĂ©es.  M. Wolfensohn a fait remarquer que la mise en Ćuvre de la reconstruction Ă long terme implique de faire aujourdâhui les bons choix. Selon lui, « Le dĂ©fi que nous avons Ă relever est de ne pas reconstruire la pauvretĂ© et les circonstances qui ont rendu les victimes dâaujourdâhui si vulnĂ©rables Ă la catastrophe.»   |