Contacts: Damian Milverton (202) 473-6735 Dmilverton@worldbank.org Dale Lautenbach (202) 473-3405 dlautenback@worldbank.org Jill Wilkins (202) 473-1792 wilkins@worldbank.org  Des évaluations détaillées des dégâts prennent le relais des estimations initiales  WASHINGTON, 12 janvier 2005— Le Président de la Banque mondiale, M. James D. Wolfensohn a insisté mercredi pour que la reconstruction des pays touchés par le tsunami d’Asie et d’Afrique soit pilotée par les communautés locales affectées par la catastrophe. Il recommande aussi que le processus de reconstruction soit transparent et fournisse toutes les assurances nécessaires quant à l’utilisation des fonds qui auront été promis.  M. Wolfensohn est rentré cette semaine de sa visite dans les zones affectées d’Indonésie, du Sri Lanka et des Maldives, trois des douze pays d’Asie et d’Afrique qui ont été dévastés par les effets du tremblement de terre et des tsunamis qui l’ont suivi le 26 décembre.  Le Président de la Banque mondiale a fait l’éloge des efforts de secours entrepris par les gouvernements des pays qu’il a visités, par les Nations Unies et par les autres agences de secours, ainsi que par les forces armées des pays donateurs qui se sont rués pour aider les populations touchées. Il a ajouté que la transition de la phase de secours d’urgence à celle de la reconstruction sera guidée par la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, avec pour objectif d’aider chaque habitant à refaire leur vie et à leur ouvrir des perspectives d’espoir meilleures que celles qu’ils avaient avant la catastrophe.  « Nous avons besoin de programmes avec des objectifs plus précis que simplement ne pas reconstruire les bidonvilles. Il faut que ces programmes relèvent les défis posés par la pauvreté et par la reconstruction, » a dit M. Wolfensohn.  En réponse immédiate aux requêtes d’assistance, la Banque mondiale a annoncé qu’elle mettra à la disposition de l’Indonésie un appui financier initial de 300 millions de dollars EU, de 100 millions de dollars EU à la disposition du Sri Lanka, et de 12 millions de dollars EU à la disposition des Maldives. M. Wolfensohn a réitéré que la Banque pourrait engager plus de 1 milliard de dollars EU, et si nécessaire monter jusqu’à 1,5 milliard de dollars EU pour aider les efforts de reconstruction à long terme des pays affectés.  Cependant, le Président de la Banque mondiale a souligné qu’il est essentiel de faire d’abord des évaluations complètes des dégâts car celles-ci permettront de guider l’effort de reconstruction, et assurer que chaque dollar d’aide sera utilisé pour le plus grand bénéfice des survivants.  « Je pense qu’il est important que nous ne nous laissions pas guider par les nombres au niveau de l’offre, mais que nous commencions à bien comprendre la nature même de la demande et les besoins réels sur le terrain, » a dit M. Wolfensohn, en ajoutant qu’il faudra environ deux à trois mois supplémentaires avant d’avoir des évaluations détaillées des dégâts.  Il a expliqué que les évaluations initiales de dégâts qui sont en cours à l'heure actuelle et devraient être disponibles au cours des deux prochaines semaines fourniront une première « feuille de route » pour les réunions de bailleurs de fonds qui auront lieu au cours des prochaines semaines, mais que des évaluations plus détaillées sont absolument essentielles pour assurer que la communauté internationale puisse aider les efforts de reconstruction avec une liste précise des priorités.  Le Président de la Banque mondiale a dit que les efforts de reconstruction doivent prendre en compte la culture et les besoins spécifiques de chacune des communautés. Il faut par exemple établir un équilibre entre le besoin de réduire la vulnérabilité des communautés de pêches et leur tradition qui est de vivre près de leurs bateaux, lesquels constituent leurs moyens de subsistance. Cet équilibre, dit-il, ne peut être déterminé que par les membres des communautés.    « A mon avis, se dépêcher sans impliquer les populations ne donnera probablement aucun résultat. Leur implication est également une composante essentielle du processus de guérison pour les survivants :» a dit M. Wolfensohn. « Il est absolument exclu d’inventer à Washington ou à Tokyo des plans qui puissent s’appliquer à ces pêcheurs, ou à ces paysans ou aux travailleurs du sel dans le sud du Sri Lanka. »  En plus d’assurer une implication de la communauté, M. Wolfensohn a expliqué que la communauté internationale et chaque gouvernement des pays affectés par le tsunami envisageront les moyens qui permettront d’assurer que les fonds réunis pour la reconstruction puissent se distinguer facilement de tous les autres financements en matière de développement et puissent être suivis de façon distincte sur la totalité de leur parcours, du bailleurs de fonds à la communauté. Il a également annoncé que l’Internet serait utilisé pour suivre les progrès réalisés dans la mise à disposition de ces fonds. Â
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