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Les donateurs acceptent d’accroütre sensiblement leur apport d’argent frais pour aider les pays les plus pauvres

Cette augmentation des volumes de financement est la plus forte depuis vingt ans ;des ressources supplĂ©mentaires devront toutefois ĂȘtre dĂ©gagĂ©es
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Personnes à contacter : 

David Theis 202-458-8626

Courriel : dtheis@worldbank.org

Carl Hanlon 202-473-8087

Courriel : chanlon@worldbank.org

 

 

Washington, le 22 fĂ©vrier 2005 —

Les donateurs ont donnĂ© leur accord Ă  une augmentation substantielle des fonds nĂ©cessaires Ă  la reconstitution de l’Association pour le dĂ©veloppement international (IDA),  la filiale de la Banque mondiale qui aide les 81 pays les plus pauvres du monde.  Ces pays abritent la grande majoritĂ© des personnes qui vivent avec moins de 2 dollars EU par jour.

 

Au moins 34 milliards de dollars EU seront mis Ă  disposition de l’aide au dĂ©veloppement au cours des 3 prochaines annĂ©es, dont 18 milliards de dollars EU viendront des nouvelles contributions de 40 pays donateurs.  Ce montant est supĂ©rieur d’au moins 25% Ă  la reconstitution prĂ©cĂ©dente de l’IDA.  Il s’agit de la plus forte augmentation des ressources de l’IDA des deux derniĂšres dĂ©cennies.  Les engagements financiers des pays donateurs sont fermes, mais certains d’entre eux veulent faire plus et recherchent les voies et moyens d’augmenter le niveau de leurs promesses financiĂšres et d’atteindre l’objectif de 30% d’augmentation auquel avait souscrit la rĂ©union d’AthĂšnes des dĂ©lĂ©guĂ©s Ă  l’IDA.

 

James D. Wolfensohn, PrĂ©sident de la Banque mondiale, s’est fĂ©licitĂ© du nouveau cadre de l’IDA, notant que « l’IDA est la seule ligne de sauvetage qu’ont les habitants les plus pauvres de la planĂšte, et cet accroissement de ses ressources marque un important progrĂšs dans le cadre de l’action menĂ©e par la communautĂ© internationale pour lutter contre la pauvretĂ© et atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.   Nous sommes heureux que les bailleurs de fonds s’accordent pour assurer aux pays les plus pauvres du monde la poursuite d’importants flux d’argent frais qui leur permettront d’amĂ©liorer les conditions de vie de leur population. Cette quatorziĂšme reconstitution des ressources de l’IDA marque une Ă©tape importante puisqu’elle est le premier rĂ©sultat quantifiable de 2005, annĂ©e durant laquelle une attention considĂ©rable sera portĂ©e aux actions menĂ©es pour porter Ă  un niveau supĂ©rieur, quantitativement et qualitativement, l’aide que nous accordons pour lutter contre la pauvretĂ© dans le monde ».

 

Ces nouveaux apports de financement permettront Ă  l’IDA de concrĂ©tiser d’importantes innovations dans le cadre de ses politiques de rĂ©duction de la pauvretĂ©. Ainsi :

 

Ø       Les donateurs considĂšrent qu’il importe de privilĂ©gier la poursuite d’une croissance Ă©conomique plus rapide et largement rĂ©partie car ils jugent cette croissance essentielle Ă  la rĂ©alisation par les pays pauvres des ambitieux progrĂšs qu’impliquent, notamment pour le bien-ĂȘtre des populations, les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire. Ils ont fait valoir que les financements requis pour permettre aux communautĂ©s pauvres d’avoir accĂšs Ă  de l’eau salubre, amĂ©liorer les communications et accroĂźtre la fiabilitĂ© de l’alimentation en Ă©lectricitĂ©, sont massifs et croissants, et ils estiment que l’IDA, grĂące Ă  l’important programme d’infrastructure qu’elle continue de dĂ©velopper, pourra contribuer de maniĂšre fondamentale Ă  satisfaire ces besoins. Ils ont Ă©galement soulignĂ© que, pour accĂ©lĂ©rer la croissance, l’IDA devait prendre des mesures pour amĂ©liorer le climat de l’investissement privĂ© dans les pays pauvres et ont conjurĂ© l’Association de redoubler les efforts novateurs qu’elle dĂ©ploie pour appuyer l’esprit d’entreprise et le dĂ©veloppement de secteurs privĂ©s intĂ©rieurs dynamiques.

 

Ø       L’appui financier de l’IDA aux pays pauvres sera dĂ©sormais systĂ©matiquement fonction de la vulnĂ©rabilitĂ© de ces pays face Ă  la dette. Les pays qui se heurtent aux problĂšmes d’endettement les plus graves — et qui, pour la plupart, se trouvent en Afrique subsaharienne — recevront la totalitĂ© de l’appui qui leur sera consenti sous forme de dons, tandis que les pays pour lesquels le fardeau de la dette est moins lourd bĂ©nĂ©ficieront de crĂ©dits Ă  long terme hautement concessionnels (crĂ©dits sans intĂ©rĂȘt assorti d’une Ă©chĂ©ance Ă  40 ans et d’un diffĂ©rĂ© de  paiement de dix ans) ou, dans quelques cas, d’un financement mixte composĂ© de dons et de crĂ©dits. On compte que, de ce fait, environ 30 % de l’appui total fourni par l’IDA au cours des trois prochaines annĂ©es revĂȘtira la forme de dons. Les bailleurs de fonds se sont Ă©galement entendus sur des mesures visant Ă  amortir l’impact financier des dons sur la capacitĂ© de l’IDA Ă  fournir un appui aux pays pauvres Ă  l’avenir.

 

Ø       Autre facteur novateur, le nouvel accord place les rĂ©sultats en matiĂšre de  dĂ©veloppement au cƓur du programme de l’IDA. Des indicateurs construits sur la base des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire et des systĂšmes statistiques des diffĂ©rents pays seront Ă©tablis de maniĂšre systĂ©matique, et permettront de suivre les progrĂšs accomplis au plan du dĂ©veloppement et d’établir un lien entre les rĂ©alisations d’une part et les programmes et les projets poursuivis par l’IDA dans chaque pays, d’autre part. Il sera ainsi possible d’amĂ©liorer l’évaluation des progrĂšs accomplis aussi bien par les pays que par l’IDA, et d’agir plus rapidement et avec plus de souplesse pour faire face Ă  l’évolution de la situation sur le terrain.

 

Ø       Les donateurs ont Ă©galement insistĂ© sur le fait que, pour obtenir de meilleurs rĂ©sultats sur le terrain au plan du dĂ©veloppement, il faudra forger des partenariats plus Ă©troits entre les prestataires d’aide et les pays bĂ©nĂ©ficiaires, et mieux coordonner l’aide internationale au dĂ©veloppement — et ils ont vivement incitĂ© l’IDA Ă  devenir un agent majeur du changement. Ils ont demandĂ© Ă  l’Association, en sa qualitĂ© de principale source d’aide pour les pays pauvres, de se tourner plus systĂ©matiquement vers ses partenaires de dĂ©veloppement, et notamment les organismes d’aide bilatĂ©raux et les autres institutions internationales, pour « harmoniser » les concepts et les programmes de dĂ©veloppement et, ce faisant, accroĂźtre l’efficacitĂ© et l’impact de l’aide fournie Ă  l’appui des efforts dĂ©ployĂ©s par les pays en dĂ©veloppement eux-mĂȘmes. Le titre du rapport des DĂ©lĂ©guĂ©s Ă  l’IDA, « Working Together to Achieve the Millennium Development Goals », tĂ©moigne bien de l’importance que revĂȘt le resserrement de cette collaboration.

 

Ø       L’un des aspects essentiels de l’appui financier qu’apporte l’IDA aux pays pauvres est le lien Ă©troit et transparent entre cet appui et les rĂ©sultats obtenus par le pays dans le domaine des politiques Ă©conomiques, de la gouvernance et des efforts de rĂ©duction de la pauvretĂ©. Les donateurs se sont dĂ©clarĂ©s favorables Ă  la dĂ©cision prise par les Administrateurs de la Banque mondiale de rendre publiques les Ă©valuations par l’IDA de la performance des pays — la notation des pays par l’IDA. Cette dĂ©cision contribuera Ă  renforcer encore la transparence de l’IDA en lui permettant de rendre mieux compte de ses activitĂ©s, et elle encouragera le dialogue et l’ouverture en ce qui concerne les dĂ©cisions cruciales que doivent prendre les pays en dĂ©veloppement et les organismes internationaux d’aide au dĂ©veloppement en ce domaine, ainsi qu’au niveau des politiques et des financements.

 

Pour Geoff Lamb, Vice-PrĂ©sident de la Banque, Financement concessionnel et partenariats mondiaux, et Conseiller senior pour l’IDA, qui a prĂ©sidĂ© les nĂ©gociations de l’IDA, « cette reconstitution revĂȘt une importance cruciale aussi bien en raison du moment auquel elle intervient que de son volume, car elle contribuera Ă  fournir aux pays les plus pauvres les financements dont ils ont besoin pour atteindre les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire - objectifs qui dĂ©finissent notre avenir commun. Nous sommes dans l’ensemble satisfaits de l’augmentation du volume et de l’amĂ©lioration de la qualitĂ© de l’aide que l’IDA sera en mesure de fournir au cours des trois prochaines annĂ©es, bien que nous nous  accordions tous Ă  reconnaĂźtre que la communautĂ© internationale devra continuer d’accroĂźtre le niveau de son aide au dĂ©veloppement pour que les pays pauvres puissent atteindre un rythme de croissance qui leur permettra de sortir de la pauvretĂ©. »

 

Note sur le processus de reconstitution des ressources de l’IDA :

 

Afin d’accroĂźtre l’ouverture des travaux de l’IDA et d’amĂ©liorer la qualitĂ© du plan de reconstitution de ses ressources, des observateurs venus de banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement et des reprĂ©sentants des pays emprunteurs de l’IDA se sont joints aux donateurs pour exposer Ă  ces derniers la maniĂšre dont les pays emprunteurs perçoivent les questions Ă  l’étude. Les donateurs et les reprĂ©sentants des emprunteurs ont Ă©galement tenu des consultations avec les reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile de pays emprunteurs d’Asie du Sud-Est et d’Asie de l’Est pour mieux comprendre la position de ces pays emprunteurs. Les rapports examinĂ©s lors des rĂ©unions ont, en outre, Ă©tĂ© rendus publics pendant le processus de reconstitution, les donateurs ont sollicitĂ© l’avis du public pour le projet de rapport relatif Ă  l’accord et en ont largement tenu compte lors de la rĂ©daction du rapport.

 

Pour en apprendre davantage sur l’IDA, rendez-vous sur le site : www.worldbank.org/ida

 




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