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DĂ©claration de la Banque mondiale sur le Rapport de la Commission pour l’Afrique

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2005/373/S

Contacts : 
À Washington Tim Carrington (202) 473 8133
tcarrington@worldbank.org
À Paris Rachel Winter Jones (+33 1) 4069 3052
Mobile (+33 6) 2314 1745
rjones1@worldbank.org
À Londres Derek Warren Mobile +44 (0) 7932607469
dwarren1@worldbank.org

Washington, le 11 mars 2005 —  Le PrĂ©sident de la Banque mondiale, James D. Wolfensohn, s’est dĂ©clarĂ© aujourd’hui trĂšs satisfait de la publication du rapport de la Commission pour l’Afrique, qu’il a accueilli en ces termes :

 

«Le Groupe de la Banque mondiale appuie rĂ©solument le rapport de la Commission pour l’Afrique et espĂšre que la communautĂ© internationale s’efforcera de promouvoir l’application de ses principales recommandations. Nous partageons l’espoir exprimĂ© dans le rapport que la tendance inacceptable Ă  l’appauvrissement et Ă  la marginalisation des populations des rĂ©gions les plus pauvres du monde pourra ĂȘtre inversĂ©e.

 

Les gouvernements africains peuvent s’appuyer sur les progrĂšs dĂ©jĂ  Ă©vidents accomplis par un certain nombre de pays qui ont rĂ©sorbĂ© des conflits, luttent contre la corruption et font reculer la pauvretĂ©. La communautĂ© internationale devra, pour sa part, honorer ses promesses en accroissant substantiellement son aide et ses efforts de rĂ©duction de la dette, et aussi faciliter l’accĂšs Ă  ses marchĂ©s.

 

Le rapport prĂ©conise un doublement de l’aide Ă  l’Afrique subsaharienne, et notamment un investissement de 150 milliards de dollars dans l’infrastructure au cours des dix prochaines annĂ©es. Des investissements non seulement dans la santĂ© et l’éducation, mais aussi dans des domaines tels que les routes rurales, l’eau potable, les ports, les rĂ©seaux de transport et la production d’électricitĂ©, peuvent favoriser la croissance et la crĂ©ation d’emplois et, par consĂ©quent, aider l’Afrique Ă  se rapprocher des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire.

 

Le Groupe de la Banque mondiale est prĂȘt Ă  accroĂźtre l’envergure de son appui Ă  l’Afrique et Ă  collaborer avec les pays du continent pour les aider Ă  s’aider eux-mĂȘmes en s’attaquant aux obstacles Ă  l’accĂ©lĂ©ration de la croissance et Ă  un recul plus rapide de la pauvretĂ©.»

 

Le Vice-prĂ©sident de la Banque mondiale pour la RĂ©gion Afrique, Gobind Nankani, a dĂ©claré «se fĂ©liciter de ce rapport et compter que les dĂ©bats qu’il suscitera contribueront Ă  galvaniser la communautĂ© internationale pour accĂ©lĂ©rer les travaux qu’elle poursuit en partenariat avec les pays africains.»  Faisant remarquer que les flux nets d’aide Ă  l’Afrique n’ont pratiquement pas augmentĂ© au cours des deux derniĂšres annĂ©es malgrĂ© les promesses d’un appui accru, il a notĂ© que «le rapport donne des raisons convaincantes d’agir sans plus tarder et de prendre des mesures concrĂštes pour progresser.»

 

M. Nankani estime Ă©galement que : «la Commission accorde une grande importance Ă  l’accĂ©lĂ©ration de la croissance Ă©conomique, et insiste sur le fait que les pauvres doivent avoir la possibilitĂ© de participer Ă  l’expansion Ă©conomique. Cette position cadre bien avec la stratĂ©gie de la Banque qui consiste Ă  appuyer une croissance partagĂ©e dans les pays africains. Nous pensons, comme la Commission, que pour assurer une croissance plus rapide, et en rĂ©partir les fruits, de nouveaux investissements dans les infrastructures, l’agriculture la valorisation des ressources humaines, notamment au niveau de l’enseignement tertiaire, devront ĂȘtre rĂ©alisĂ©s en Afrique, dans le contexte de programmes de dĂ©veloppement pilotĂ©s par les pays».

 

«L’aide internationale n’est pas en elle-mĂȘme suffisante», a ajoutĂ© M. Nankani. «C’est le secteur privĂ© qui sera le moteur de la croissance en Afrique. Il nous faut travailler, pays par pays, Ă  l’amĂ©lioration du climat de l’investissement et encourager l’apparition d’un secteur privĂ© Ă©nergique. Parce que les obstacles et les opportunitĂ©s diffĂšrent d’un pays africain Ă  un autre, il faudra que les stratĂ©gies de croissance et de rĂ©duction de la pauvretĂ© soient dĂ©finies au cas par cas, et ciblent les obstacles les plus graves au progrĂšs.»

 

Rappelant le rĂŽle constructif jouĂ© par le Nouveau partenariat pour le dĂ©veloppement de l’Afrique (NEPAD) et par l’Union africaine dans le cadre d’un certain nombre de crises sur le continent, M. Nankani a indiquĂ© que «l’arrivĂ©e de nouveaux leaders africains dynamiques est trĂšs encourageante pour l’avenir».

 

Notant que la Banque a doublĂ© en quatre ans le volume de ses engagements au titre du dĂ©veloppement en Afrique, M. Nankani  a indiquĂ© que «la Banque mondiale est prĂȘte Ă  intensifier les efforts qu’elle dĂ©ploie Ă  l’appui des stratĂ©gies pilotĂ©es par les pays africains pour assurer la paix, la croissance et la rĂ©duction de la pauvretĂ©, en Ă©troite collaboration avec tous les partenaires de dĂ©veloppement ». Pour finir, M. Nankani a exprimĂ© l’espoir que des appels Ă  l’action internationale aussi importants que le rapport du Groupe d’examen de la mise en Ɠuvre de la DĂ©claration du MillĂ©naire et le rapport de la Commission pour l’Afrique dĂ©boucheront sur la prise de mesures concrĂštes par la communautĂ© internationale et les gouvernements africains, et ouvriront des perspectives d’avenir plus souriantes pour les peuples africains.

 

Pour plus d’information sur les activitĂ©s de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, visitez : www.worldbank.org/afr




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