Communiqué de presse n°   2005/397/S  Personnes à contacter : Gerry Rice (202) 473-1842 grice@worldbank.org Damian Milverton (202) 473-6735 Dmilverton@worldbank.org  WASHINGTON, le 23 mars 2005—Le 21 mars, un groupe d’administrateurs représentant des pays en développement au Conseil de la Banque mondiale (G-11) s’est entretenu avec M. Paul Wolfowitz, candidat proposé par le gouvernement des États-Unis au poste de président de la Banque mondiale. Cet entretien s’est déroulé dans le cadre des consultations auxquelles participent actuellement les différents actionnaires et le candidat, et qui marquent une innovation positive du processus de sélection. Le groupe, constitué d’administrateurs représentant 108 pays membres au total, a rencontré M. Wolfowitz pour connaître ses vues sur des questions intéressant plus particulièrement les pays en développement dans le cadre des activités de la Banque mondiale, notamment le multilatéralisme inscrit dans les  principes de gouvernance de l’institution et l’importance cruciale que revêtent les considérations économiques dans les travaux de la Banque. Les administrateurs ont également exprimé la crainte que certains grands actionnaires cherchent à promouvoir certains dossiers stratégiques bilatéraux à travers des fora multilatéraux. Les administrateurs ont rappelé qu’il est crucial de focaliser les opérations de la Banque sur la réduction de la pauvreté et les autres Objectifs de développement pour le millénaire. Ils ont également souligné le rôle primordial des investissements dans l’infrastructure, et ils ont appelé au renforcement des activités essentielles de la Banque en tant que source de financement du développement. Les administrateurs ont par ailleurs attiré l’attention sur l’accroissement des coûts, financiers et non financiers, de transaction avec la Banque. Dans sa réponse, M. Wolfowitz a déclaré que la Banque mondiale était un instrument de développement économique hors pair et qu’il chercherait à tirer pleinement parti de cet atout. Il a affirmé que, s’il était choisi comme président de la Banque mondiale, son action serait guidée par les politiques institutionnelles et la recherche d’un consensus au Conseil. M. Wolfowitz a expliqué que la réduction de la pauvreté et le développement économique étaient à ses yeux au cœur de la mission de la Banque, et qu’il ne chercherait à promouvoir aucun agenda politique. Il a également déclaré que, si la responsabilité de diriger la Banque lui était confiée, il œuvrerait pour que l’organisation contribue davantage au renforcement des infrastructures dans les pays emprunteurs. Il a dit souscrire en général aux priorités définies par M. Wolfensohn et, en particulier, à la nécessité d’investir dans le capital humain par le biais de l’éducation et de la santé, de concilier développement et préoccupations environnementales, et de mettre l’accent sur les principes de gouvernance, de transparence et de responsabilité. Ayant pris note des observations de M. Wolfowitz sur diverses questions, les administrateurs du G-11 consultent maintenant les états membres qu’ils représentent à propos de cette nomination. |