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La Banque mondiale apporte un appui financier à long terme au LAOS

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Communiqué de presse n°:2005/EAP/417

Personnes à contacter

Peter Stephens  202-361-5195 (mb),   pstephens1@worldbank.org

Melissa Fossberg  202-458-4145,  mfossberg@worldbank.org

Jill Wilkins  202-473-1792; 202-247-7124 (mb), jwilkins@worldbank.org

 

Washington, 31 mars 2005- Les conseils d’administration de l’Association internationale de développement (IDA), et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) ont discuté, aujourd’hui, des perspectives de développement du Laos et ont approuvé plusieurs investissements qui renforcent les efforts internationaux visant à améliorer les revenus et les conditions de vie des populations de ce pays, l’un des plus pauvres de l’Asie orientale.

 

Dans le cadre de ces investissements, la Banque appuie la réalisation du projet de barrage hydroélectrique Nam Theun 2, à concurrence de 270 millions de dollars EU, y compris une garantie partielle de 50 millions de dollars EU, une subvention de 20 millions de dollars EU de l’IDA et près de 200 millions de dollars EU de l’AMGI.  Ce projet, d’un montant de 1,2 milliards de dollars EU, est le plus grand jamais réalisé au Laos. Il devrait, à terme, augmenter les revenus annuels du pays, de près de 150 millions de dollars EU et lui permettre ainsi d’investir davantage (25-30%) dans les domaines de la santé et de l’éducation au cours de la première année d’exécution du projet.

 

Selon M. James Wolfenson, président de la Banque mondiale, le projet Nam Theun 2 et les interventions qui l’accompagnent entrent dans le cadre des efforts de la Banque pour soutenir un pays aux besoins certes énormes, mais aux potentialités limitées.

 

«Les populations laotiennes subsistent avec un revenu moyen de moins d’un dollar par jour, et même moins, dans beaucoup de zones rurales», confie-t-il.  «Les enfants continuent de souffrir de malnutrition dans de nombreuses régions du pays et un grand nombre de jeunes ont un faible niveau d’instruction ou sont analphabètes», poursuit-il.

 

«Mais le pays ne dispose que de très peu d’opportunités pour se libérer du joug de la pauvreté et accroître ses revenus. Son économie repose essentiellement sur l’extraction minière, le bois et l’hydroélectricité. Nous sommes donc convaincus qu’une meilleure exploitation de l’hydroélectricité, accompagnée d’une bonne gouvernance, demeurent les seules alternatives dont dispose le pays pour accroître ses ressources financières et lutter contre la pauvreté en les investissant dans la santé, l’éducation et les infrastructures de base».  

 

«Mes collègues et moi avons, à maintes reprises, visité la zone du projet au cours des dernières années et discuté avec les villageois. En février dernier, j’y étais encore et ils m’ont fait part de leurs espoirs et de leurs préoccupations. Nous nous sommes également entretenus avec le gouvernement laotien et les responsables du projet, pour identifier les responsabilités des différents acteurs dans la réussite du projet».

 

M. Wolfenson a expliqué que le projet est complexe et pose des problèmes sérieux d’exécution au gouvernement du Laos, aux promoteurs du secteur privé, et aux autres partenaires, y compris la Banque mondiale.

«Nous avons consacré des ressources importantes, ces dix dernières années, à l’étudie du projet et à l’évaluation de ces risques», affirme-t-il. «Certains experts indépendants nous ont même reproché d’avoir passé trop de temps à étudier le projet et de nous être un peu trop focalisés sur les risques éventuels. Mais, parce que ce projet nécessite le déplacement et la réinstallation des populations, qu’il concerne deux fleuves au lieu d’un et qu’il est  vital pour l’économie du pays, nous croyons qu’il fallait accorder une attention particulière à ces risques. Après de longues délibérations, nous avons décidé que ces risques étaient surmontables. Et si nous avons décidé de nous engager dans ce projet, c’est bien sûr pour aider à mieux gérer ces risques».

 

En plus de la construction du barrage, le projet devrait également prévoir:

  • Une meilleure protection environnementale au Laos à travers l’aménagement et la protection d’une zone de biodiversité de grande valeur (neuf fois la zone inondée par le barrage).
  • De meilleurs logements et des revenus plus substantiels aux 6200 villageois déplacés;
  • Un programme d’aide et d’indemnisation pour aider les communautés en aval à se préparer aux changements dans leurs modes de vie;
  • Des mesures spéciales pour s’assurer que les revenues générées par le projet serviront à la réduction de la pauvreté,
  • Un engagement continu de la Banque à assurer le suivi du projet.

En plus des 4,5 millions de dollars EU de prêts sans intérêt, et  des 5,5 millions de dollars EU de dons, le conseil a approuvé un crédit à l’appui de la réduction de la pauvreté pour soutenir les efforts du gouvernement visant une meilleure gestion des finances publiques et la mise à disposition des populations de services de santé et d’éducation de qualité.

 

Le programme d’appui fait partie de la stratégie d’assistance de la Banque mondiale au Laos, qui a également été discutée et approuvée aujourd’hui par le Conseil. Cette stratégie vise à soutenir la croissance à travers le renforcement des capacités du secteur privé, l’aide aux communautés rurales, une meilleure gestion des ressources naturelles et le relèvement de l’économie nationale pour lui permettre d’atteindre les normes régionales.

 

Le vice-président de la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique, M. Jemal-Ud-din Kassum a affirmé que l’approbation par le Conseil d’administration du projet Nam Theun 2 et des autres interventions qui l’accompagnent était le signe évident de l’engagement à long terme de la Banque aux côtés du Laos.

 

«Nous envisageons de travailler avec le gouvernement et le peuple du Laos pendant plusieurs années afin de voir la réalisation complète de ce projet qui devrait profiter grandement aux pauvres qui en ont tant besoin», continue-t-il. «Notre engagement ne s’arrête pas à la signature de la garantie; en fait, c’est son point de départ».

 

Il a expliqué qu’au cours des prochaines années, la Banque mondiale se penchera sur différents aspects détaillés du projet et collaborera étroitement avec le gouvernement et les promoteurs du projet pour assurer le respect des promesses et une gestion appropriée des risques. «Nous allons également encourager la transparence et la rigueur dans la gestion de ce projet. A cet effet, nous diffuserons sur notre site web les informations disponibles sur le projet», conclut-il.

 

Pour plus d’informations, veuillez visiter notre site web à l’adresse suivante : http://www.worldbank.org/laont2

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.



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